‹ Elizabeth SetonChapitre 14 sur 185 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

la santé du bon Filippo , qui semble s'être bien altérée depuis que je suis revenu d'Amérique. Il est maintenant à Pise, avec la Signora Maria. Comme le climat y est plus doux qu'ici, il se propose d'y passer l'hiver. Il a reçu votre lettre, il y répondra. L'abbé Plunkett va trèsbien ; mais le docteur Tutilli n'est plus, depuis le mois d'avril. Lao Barigazzl ' e.st mort aussi, au mois d'août. C'est ainsi que nous nous suivrons tous les uns les autres. Heureux ceux qui par leur foi et leurs bonnes œuvres se sont acquis des titres pour envisager cette dernière heure comme le commencement d'une nouvelle vie !

« J'ai passé Véié dernier à croire d'une semaine à l'autre que j'allais vous envoyer une longue lettre par l'évêque de New-York, nouvellement élu , M""" Concanen ; un savant dominicain irlandais, l'aspect le plus vénérable, les manières les plus douces. Mais le bâtiment sur lequel il comptait prendre passage a été retenu, il n'a pu se mettre en mer ; en sorte qu'il a été obhgé de s'en revenir à Rome, en attendant que la volonté de Dieu lui fournisse quelque autre occasion au printemps prochain, afin qu'il puisse vaquer à sa charge et paître son

1 Diminutif de Stanislas. — M. Barigazzi était un cousin de M'oe Amabilia Filicchi du côté paternel, grand ami de Filippo et d'Antonio.

28 ELIZABETII SETON

troupeau. Il emportera avec lui les bulles requises pour la consécration de notre Cheverus comme évêque de Boston; celles de M. Egan, évêque de Philadelphie; de M. Flaget, évêque de Bardstown, et de M. Carroll, archevêque de Baltimore. »

ELIZABETH A ANTONIO FILICCHI

15 décembre 1809.

« Mon très-cher Antonio ,

« Quinze mois passés sans que j'aie reçu une seule ligne de Livourne ! quand, il a quelques jours, votre lettre du 30 novembre 4808 m'est arrivée avec la lettre qu'elle contenait pour notre cher révérend évêque Carroll. Elle m'a donné la joie inexprimable, la consolation immense, de savoir que notre cher, précieux Filippo est encore en ce monde ; et que vousmême, si cher, êtes en bonne santé, et aussi tous les vôtres. Cependant la maladie de votre frère, d'après ce que j'apprends, est très-alarmante. Malgré mon désir de ne considérer en toutes choses que l'accomplissement de la volonté de Dieu, je tremble d'apprendre qu'un si parfait et rare modèle de vertu a été retiré

Page 1