‹ Elizabeth SetonChapitre 160 sur 185 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

élèves les classes de théologie ou d'Écriture sainte *.

Elle si tendre dans ses affections, si soigneuse à garder les saintes amitiés qu'elle honorait d'un si grand respect, se voyait assistée dans sa longue maladie par un ami d'un dévouement sans égal. Ils sont la récompense du Seigneur, ces amis si parfaits. Leur amitié, dit l'Esprit-Saint, est bonne pour soulager; elle donne la vie et l'immortalité, joie sur terre et secours pour marcher vers le ciel. Celui qui craint le Seigneur trouve de tels amis. — Vous promettez, Seigneur, et votre parole est fidèle; fidelis est enim qui repromisit. — Vous souvenant de votre servante Elizabeth, parce que toute sa vie elle avait aimé votre nom et V avait craint, vous lui donniez , selon votre promesse , la récompense qu'elle méritait. A l'approche de ses derniers jours, vous aviez envoyé vers elle l'am,itié bonne pour soulager, le secours pour mener au ciel. M. Brute de Remur, ce prêtre selon votre cœur, était revenu près d'Emmettsburg. Depuis deux ans, il consacrait ses soins aux catholiques de la contrée qui s'étend au

1 At lier death she Icft him her Bible, upon tlie mnrgin ofwhich she had written man>j notes, which he often quoted and referred to in fus classes of theology and holy Scriptures. Rev. D' White 's Life of Mother Sctou.

pied de la montagne Sainte-Marie. Le pasteur de ce troupeau était naguère M. Duhamel, l'ancien missionnaire à la Guyane. M. Brute l'avait aidé dans ses travaux, l'avait suppléé pendant la durée d'une longue maladie , et lui avait succédé quand il était venu à mourir. En même temps, il avait repris à sa résidence du séminaire les fonctions de professeur de théologie, et dans la maison de Saint- Joseph la charge d'aumônier de la communauté. La vénération des habitants du pays l'avait surnommé « l'ange de la montagne. » Il ne devait plus quitter Emmettsburg jusqu'au jour où il fut appelé au siège épiscopal de Vincennes dans l'Indiana.

Au mois d'août 1820 , la mère Seton était si malade, qu'on s'attendait de moment en moment à la perdre. Elle se ranima contre toute attente dans les commencements d'octobre; et elle éprouva un mieux assez sensible pour pouvoir se tenir levée, quelques heures chaque jour, auprès de son feu. Elle continuait à suivre de sa chambre tout ce qu'elle pouvait des exercices et du règlement de la communauté : une Sœur l'aidant, et lui lisant les prières ou autre chose de la règle , et ainsi jusqu'à sa fin , avec une grande fidélité.

L'hiver, en ramenant les longues nuits, les intempéries et le froid , fut pour elle un temps

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