CHAPITRE XVI 1 7â
elles vivront et se vêtiront d'une manière uniforme et sur le modèle de la maison principale. Malades , elles se contenteront en tout de l'ordinaire des pauvres ; car les servantes ne doivent pas être mieux traitées que les maîtres.
« m. — Ce chapitre traite des vertus de chasteté, de modestie, de sobriété, de mortification. Il insiste sur le soin recommandé aux Sœurs de mettre leur pureté non-seulement à l'abri de toute atteinte, mais même de tout soupçon. Il fixe pour elles les règles de l'abstinence et des jeûnes.
« IV. — Elles obéiront avec soumission de jugement et de volonté, en toutes choses où l'on ne voit point de péché, aux évêques dans les diocèses desquels elles sont établies, au supérieur général de la Mission , supérieur de leur Compagnie , et à ses députés ; à la supérieure; aux Sœurs servantes et autres officières, tant imparfaites et désagréables qu'agréables et parfaites, l'obéissance s'adressant moins aux personnes qu'à Jésus -Christ; aux curés dont elles recevront la bénédiction à genoux; aux confesseurs et ecclésiastiques de leurs paroisses; aux administrateurs et aux médecins des hôpitaux; à tous les points de la règle; au premier son de la cloche, voix de Notre-Seigneur qui les appelle.
« V et VI. — Filles de la Charité, elles
aimeront Dieu et le prochain ; surtout elles s'entre-chériront et respecteront comme sœurs que Notre-Seigneur a unies ensemble pour son service. Par conséquent, ni sentiment d'aversion et d'envie, ni paroles rudes et fâcheuses; support mutuel dans les imperfections, condescendance aux humeurs et sentiments contraires, sauf la loi de Dieu et la règle »
Suivent les plus sages conseils pour le maintien de la charité, de lu paix, de l'accord entre les Sœurs.
« VII. — Leur principal emploi étant de servir les pauvres malades, elles les serviront comme Jésus - Christ même , avec autant de cordialité, de respect et de dévotion ; même les plus fâcheux et les plus répugnants. Ce service, elles le préféreront même à leurs exercices spirituels. Elles prendront soin de leur âme comme de leur corps. Pour les soins matériels et les distributions d'aumônes, elles se conformeront aux prescriptions qui leur auront été données , ou à la volonté des donateurs. Elles ne donneront aucuns soins aux riches, sinon en cas d'absolue nécessité; et encore, selon leur institut , elles feront en sorte que les pauvres soient les premiers servis.
« IX. — Ce dernier chapitre règle l'emploi de la journée. Le lever est à quatre heures, le coucher à neuf. Dans cet intervalle, deux mé-