‹ Elizabeth SetonChapitre 8 sur 185 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

entière. Dis sa louange, glorifie -le dans tous les siècles.

Bénissez le Seigneur, vous sources des fontaines. Bénissez le Seigneur, vous mers, et vous fleuves.

Bénissez le Seigneur, vous animaux divers, familiers ou sauvages. Et vous tous , enfants des hommes, bénissez le Seigneur.

Qu- Israël bénisse le Seigneur. Qu'il dise sa louange. Qu'il le glorifie dans tous les siècles.

Ces matinées da dimanche, passées à l'église de la montagne ou dans la sauvage retraite du Grotto, étaient pour la communauté de douces fêtes, les seules fêtes qui lui vinssent du dehors. Pendant le reste de la semaine, la mortification et la sainte pauvreté, sa compagne, régnaient en souveraines dans la maison. Pour subvenir régulièrement aux besoins de la communauté, on comptait bien sur les ressources que donneraient dans l'avenir la rétribution des pensionnaires envoyées par des familles riches. C'était là ce qu'Elizabeth avait trouvé à Baltimore. Mais , installées comme on l'était provisoirement, on ne pouvait songer à recevoir de longtemps des pensionnaires payantes.

La donation de M. Cooper avait été employée selon sa destination. Une partie avait servi à acheter la maison Fleming, la petite ferme et

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les terrains alentour. Le reste était réparti d'avance pour payer les nouvelles constructions avec leur ameublement le plus indispensable. La main-d'œuvre pour les travaux revenait fort cher. Heureusement les matériaux ne coiî talent presque rien. Comme on voulait tout simplement bàlir une log-lwKse, on n'avait à employer ni briques ni pierres, mais des arbres seulement, qu'on trouvait sur place.

Depuis que la civilisation s'y est fait jour, le territoire des États-Unis est couvert de ces maisons construites en bois, qui sont les vraies demeures des colons dans leurs nouveaux établissements. Elles conviennent si bien , et coûtent si peu, à ces rudes ouvriers qui les construisent de leurs mains accoutumées à la hache et au marteau, que telles on les construisait il y a cent ans, telles on les construit aujourd'hui, et telles on les fera toujours. Elles sont saines, chaudes et commodes, souvent ornées à l'intérieur avec recherche. L'extérieur en est grossier : il est fait avec des troncs d'arbres placés les uns près des autres. De la mousse ou de la terre pétrie avec de l'eau en garnissent tous les joints, et défendent ceux qui les habitent contre les injures de l'air. Il en est qui sont construites avec des planches épaisses. Celles-ci, d'un aspect moins rustique, sont de jolies maisons de bois, où l'on se mé-

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