II
(i)"f«e!4Ann«t de 9éqtii<ln ftit reiMhi le 14 9epteaibr<
(s) ial Ùé0ûi»iPé était te palais spofttdliqiie t il IMWI6<* Mit l^affieteial^' les pris(»i», le» s^les^ de J4i9tiee e| le legeiMiit 4a *tieerlâ|^at. €'esf Ml «[ue les' bri^aanid'^ csioimaildés par iloitiiiaii coupe^tétés fejligiie agent des meneurs de Tassembrée constititfiiiie^^ assomiAdiient à coups de bariNA de fer axante-une ^icttliies» parmi lesi(|iielle8 se trouvaient treiîe femmes.
DE ME :\^I. »mS
souTerains et aux étéques delà che^eiitéj Et c'est ici que , pour la bonlmioB delà prudence humaine ^ il faut se dconèir le sptectaole delà prudence 9 selon. l'EvangileJ . • ; )
Quand tes ini^cvoyaiis mbnlirqiiesderBai^ rope se fé?eiU^it aiibrail; d'itoe féroluttoti qui «enversepièceà pièce le tAtoe^ Louis XVl) quand tes inërltables ntalhfvm quiioà^OMieent eet infô^limé piinoe les {dangënt daniè'anaiiété et dans IHdH^ttenieiit^ et fbnt fains à ces rtpfs temporels UBtfidte retout sdr èuix*«aêm«5V'l'e vicaire die ^sus-4)hôst a> seul ptéru Ahs longf^ lenips Jestsoalastrcphes du siècle ^ ■ «reud • il a mesiité'de IWl; toute Vétendqe du danger , seul en&B il est^prdt à bnLf>er sespietnièMs atteintes; et ce poçtife, si f^léfoyant; arapt le péril , si iefmer qoand il est pté^ent ^ n'est qu'on Tleillard à qui la malad(îe dispute inc^s^ samment ' un reste de vie K O^i peut deèe ainsi l'éiever. ail^dessus d» vulgaii^ des rotâi? Q Tc^s qui me /ftttiis cette <|ue6tion I ahais^ sez-Yoùs ave^ moi devant la puissance incompréhenspjJlQ,dp \^ ReKgion^ . ^
Pèft ]te ç»sQiyieocan»ent deiion règne^il aroijt
.dé?odlé|HtUiquementlea: secrets desseSns.de
cette seetc, fille de l'enfer , qui préludoit k
ia4 ÉLOGE
une guerre d'-extennination contre le trtoe ef Tautel, par les jeux folâtres de l'esprit; et qui tendait au bouleyersement de Tordre social par la corruption des cœurs , par la dégradation du goût; Tel était le but de cette foule innombrable de livres. pernicieux , sortis des antres de rimpiété , et l'emplis de toutes les images d une volupté séduisante : telle était h source dt ces libelles imprimés sous mille f&irmès diverses , et vendus ^ vil prix pour déraciner la foi de. tous les cœur^ et persuader à toutes les elasses du peuple, qu'un Dieu vengeur du crime était une chimèievinveAtée par les rois et par les prêtres ; tel était èQ^ le motif véritable de ces assemblées clandestines où quelques hommes , dépositaires du secret de la conspiration régicides enchaînaient par xL'affreux sermens de crédulesi citoyens. qui ne cherchaient d'abord dans ces .çonaçiliabules quelles plaisirs d'une réunion joyeuse, ou }es vains honneurs d'une ridicule hiérarcl^6(i).
(i) Les soi-disant philosophes 9 lès franc^iHaçotoVet
les'diyer» ennemis de l'Église de JAIàs-^hris)!: a0if t dé-
masqués avec autant-de force que.de >tiaitç dans un
discours intitulé : De ostentis Dwina^ppietUim in ^f/â9<^
DE PIE VI. laS
A la Vue de tous ces symptômes d'une im« minente révolution, l'infatigable vieîllard n'avait cessé de presser les rois de sortir de leur funeste léthargie : sans cesse il les avait priés , conjurés, exhortés, de se tenir en garde contre les nianœuvrés de leurs ennemis , dont Tau-
his temporibus tuendâs ejusque gloriâ ampUficandâ oratio ad Qairitess quam JosephusJdarottus , rhector decurialis collegîi romamicrlpsit s et Clero galUcano ecclesim pro" pugnatori ac tindici'dedicmit , în-S*. — On peut Totr encore à l'appai de mes énonciations , sur cette francmaçonnerie ,' qui n- est que niaise quand die q'est pas criminelle, l* Histoire du, clergé de France , par M. l'abbè Barruel. — Conjuration contre la religion catholique et les souverains, dont le projet conçu en France doit s^ejûS-cuter dans l^ univers enti^, par M. Lefranc, Eudiste, massacre aux Carmes le a septembre 1792. — Le Voile levé pour les carieux ou le secret de la révolution révêlé à l'aide de Ittfrane^maçonneries 1792, par le même. — Les Mémoires pour servir à l'histoire de la persécution françaises recueillis par les ordres de N. T. S. P. 1q pape Pie VI , et dédiés à Sa Sainteté par M. Tabbé d*\uribeau« — Plu^eurs passages très- remarquables de l'ouvrage de l'abbé Proyarl, intitulé : Louis XVI et ses vertus aux prises avec la perversité de son "siècle., tom. II, pag. 5541^470; tom. III, pag. So à 110, et 540 à 546.
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dace encouragée par leur inconcetable faiblesse n'attendait qu'une occasion pour changer leurs cabales en complots régicides , leurs murmures frondeurs en vociférations séditieuses ; et pour substituer à d'infâmes libelles les poignards de Brntus et d'Aristogiton. Hélas! pendant près de trois lustres, Pie YI avait prêché dans le désert ; et il fallut que la frappante leçon de l'événement , ce maître de l'insensé, ouvrît ces jeux qui né voulaient point voir, ces oreilles qui ne vouloient point entendre. Nouveaux Balthasars, les rois de l 'Europe avaient un Daniel qui ne cessait de leur expliquer les caractères tracés par la colère céleste ; et c'étoit avec un superbe dédain qu'ils avaient jusqu'alors accueilli les sinistres prédictions de celui qui l'emportait sur tous les princes et sur tous les satrapes ^ parce qu'il était plus rempli de l'esprit d'intelligence (i).
Mais si les oracles de la sagesse apostolique avaient vainement retenti d'un bout<le l'Europe à l'autre , la secte ennemie que Pie Vï avait démasquée n'en avait pas moins conçu contre lui un profond ressentiment. Le pontife
(i) Daniel, c. 6, ;^. 3.,
de Aome , eût-il même été timide et muet de- ▼aht l'audace dea novateura , n'en auroit pu moins été Tobjet de leurs attaques. Qu'en juge <ie leur» acharnement i accabler un pape qui oMit leur résister de front , et qui semblait défier leur colère ! Il ne faut pas chercher d'autre motif à tant d'écrits incendiaires , à tant de calomnies révoltantes, publiées en Fiance ^ en Allemagne ( 0 ' ^ même en Italie (2), contre le plutf vigilant des pasteurs.
(1) Entre autres le Urre d'Ejbel, intitulé Quid ent PmpAs imprimé à Vienne en 178a 9 et i{iie Pie VI prcH hiim et condamna ptr nn bref donné en 17S94
(a) L'abbé NiAlas Spedalieri , Sicilien > qui était professeur de philosophie » publia, en 179a , un li?re intitulé : DeDlritti dell* uomo , dans lequel, développant ayec emphase La déclaration des droits de f homme et du citoyen , donnée par rassemblée Constituante , 9 prétendait la justifier par la doctrine mêiike de saint Thomas; et de là s'ensuivait implicitement l'apologie de tous les crimes qui allaient se commettre au nom et par la conséquence nécessaire des principes de l'assemblée constituante. On peut lire au reste sur ce libelle et sur les réfutations et apologies dont il a pu être l'objet, une note très -savante de M. Tabbé Aymé Guitlon, Martyrs dé la Foi, biographie de Pie YI . lom. IV, pag. 372 , 273 et a74.
laS ÉLOGE
Trop courageux pour .se laisser intimider par lesméchans, mais trop sage, trop maître de lui-même pour précipiter les efforts de la résistance à leurs complots, Pie YI n'opposa d'abord qu'une sainte longanimité- aux premiers attentats de l'assemblée constituante, fi connaissait dans toute leur étendue les d&- ^ Yoirs de r£glise , et savait , selon lés maximes d'un grand pape (i), que s'il est des choses qu'elle repousse avec la ferveur du zèle, il en est d'autres qu'elle tolère avec résignation , ou même sur lesquelles elle ferme les yeux ; car il est certains maux dont une sage dissimulation est le palliatif le plus sûr. C'est ainsi que, lors de la suppression des aimâtes, au lieu d'opposer quelque résistance à cette infraction si manifeste à ses droits et à la foi des traités, il se soumit, pour le présent, à cette disposition , et suspendit la perception des taxes prélevées sur les expéditions de France , « Afin , » disait-il , qu'on ne croie pas que notre soUi- » citude ait d'autre objet que la religion , et 9 pour feriher la bouche aux ennemis du siège » apostolique, b Mais quand les droits spiri-
(i) Saint Grég^oire-lc-Grand.
DE PIE YI. 129
tuels de l'Eglise dont il est le défenseur né* cessaire , quand les points de doctrine et de discipline sur lesquels elle repose , sont violés et méconnus par les novateurs , alors le saint vieillard rompt un silence de prudence et de charité (i) •: alors il s'explique avec énergie 9 dans une foule de brefs , dont les formes
*(i) Pie TI exposait lui-même les motif&de ce silence
dans une allocution prononcée en consistoire secret ^ le
ag mars 1790* Après avoir présenté Tafiligeant détail
des mesures prises par les étata-généraux de France >
pour opprimer la religion 9 il ajoutait : « Quand nous
» avons su toutes ces choses, avons-nous pu souffrir en
• silence tant de maux, et ne pas élever notre voix
V apostolique contre ces décrets coupables par lesquels
0 on Teut détruire la religion , et, nous ae le voyons que
» trop, rompre toute communication entre le Saint-
» Siège et le royaume de France ? Le prophète Isaîe ne
o parait-il avoir désapprouTé notre silence , lui qui a dit :
» Malheur à moi <U cê que je me suis tu! Mais en quels
^ termes pouvions -nous le rompre, et à qui nous
Q adresser? Aux évêques : ne sont-ils pas privés de toute
1» autorité, plongés dans la, terreur, et forcés la plupart
s» d'abandonner leurs sièges? Au clergé : n'est -il pas
> dispersé, humilié, hors d'état de se réunir? Au roi
« très-chrétien lui-même : n'est-ii pas dépouillé de son
» pouvoir royal, soumis aux états - généraux , et forcé
-» de sanctionner tout* leurs décrets ? Fresque toute la
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simples et majestueuse^ dont le style, plein dedouceur et de gravité» rappellent les éyangé-
» nation, séduite paF le fantôme d'une vaine liberté, v t)]»éil en esclare à cette assemblée de pfiilosophés^'qui »i8'injunent et s^attaquent entre eux-Gon^me des chiens 1» pleins de rage^.elle oublie que le salut d^^â-eiiif^res » repose principalement sur la doctrine du Chnst-, et » que leur félicité a'est jamais plus assurée *que quand »i'obéissance au roi est Tefiet du plein consentement 4 de tous les sujets, ainsi que Ta enseigné saint Âu- » gustin. En efM r les rois sont les représenftans de Dieu » pour faire le bien ; ils sont les fils et les soutiens de » l'Eglise; leur devoir est de l'aimer comme une mère « et de défendre sa cause et ses droits.
» Nous savons assurément que l'importante- mission n de parler, d'avertir et d'exhorter appartient à nous ; » mais nous sommes convaincus que notre voix reten* » tirait en vain aux oreilles d'un peuple égaré y et dont « les masses, livrées à la licence , courent sans cesse à 9 l'incendie , au pillage , au supplice et au massacre des • bons citoyens , et violent toutes les lois de l'humanité. » Nous savons encore qu'il faut craindre d'irriter davan- » tage celte multitude et de la pousser à de plus grands » forfaits. Saint Grégoire-le-Grand nous enseigne d'une « manière frappante que le silence n'est pas touîours 0 hors de propos. Examinant quel est le temps pour se » taire et le temps pour parler, il en établit la dîstinc- ) tien; puis il ajoute : Nous devons étudier of^ec attention
DE PlE yi. iî5i
liques épîtres par lesquelles les premiers successeurs de saint Pierre avaient^ fondé là puis-
> quele^t le ikoment opportun pour qu'une bouche discrète ^^omre, et quel est celui où la difcrétion doit la fermer
• de nouveau. Qui ignore que Saint Atfaanase garda le
> silence 9 et même qu'il s'eîiiniit d'Alexandrie au mo-
• ment ùù cette ville était eu pMIe à la rage dés- perse-
> coteors?!! a écrit en effet : Hfe soyons ni assez emportés, » « assez téméraires pour tenter le Seigneur. C'est k con-
• daite qj4!ont suivie i§galeDaeaX saiot Grégoire Thau-
• mathùrgè«t saint Denys d'Alexandrie; c'est ce qu'en-
> leignènt aussi les plus habiles interprètes dés livres
• saerêf.
• Mds'il "nVn est pas moins yrai ànssi que le silence
• que garde celui auquel est imposé le devoir de parler^
• aedoiC pas être éternel. Il doit ne le garder que jus-
> qu'à oe qu'il puisse le rompre sans péril pour lui et » pour les autres. C'est ce que saint Ambroise nous
> i^icnd quand il dit : Or Dmid se. taisait s non pour 9 tMJoun, mais pour un temps, non sans interruption,
• et acee tout le monda indistinctement; mais il ne réponm dait pas à son ennetni qui P injuriait^ ni à celui qui le proa voguêU. Quant à nous , tant que notre Toix ne pourra « le faire jentendre à la nation française, que dcTons- 1 nousfaire ? Nous adresser à Dieu et faire monter Ters
• lui nos prières ferventes et multipliées.
• En attendant , nous avons jugé à propos de vous t adre<«er cette allocution , pour qu'on sache .que nous
iSa ÉLOGE
sance spirituelle. Loin d'employer des menaces qui n'eussent produit qu'une vaine irritation , c'est avec les armes de la raison et des saints canons qu'il combat ses ennemis, qu'il les confond; et, ce qu'il y a de plus admirable, c'est que nonobstant ses immenses occupations, la plus grande partie de ces chefsd'œuyre de doctrine et d'éloquence ont été rédigés par Pie YI lui-même. Ainsi ce savant pontife écrivait dans la langue des maitres du monde, comme aurait pu le faire un yieux Romain ; et sous sa plume, cet idiome si grave, si énergique , présente un degré d'onction que Gicéron, dans ses immortels traités de. .morale, avait seul pu lui imprimer (i).
» n'igDoroDs pas tous les attentats qu'on dirige. contre » la religion et contre les droits du Saint-Siège; et pour « déclarer que le silence que nous avons gardé ne doit » pas être attribué k la négligence , encore moins à l'ap- 9 probation ; mais seulement à la conviction oti nous » sommes que ce silence est nécessaire pour un temps , » et jusqu^à ce que d'autres circonstances , que nous » espérons devoir bientôt arriver par la grâce de Dieu , 9 nous permettent de prendre utilement la parole. »
( 1 ) Les révolutionnaires du temps n'ont pas refusé cet éloge ù Pie VI , car on lit cette phrase dans le Moniteur du 25 mars 1791 , au su|et d'un des brefs de ce pontife
DE PIE VI. i55
Cîtcrai-je'lefl* lettres ' paternelles qu'il 'ne cessé d'adirissser au fils atné de l'Eglise , pour soutenirle tourage etlé i&èle'de cet infortuné monarque?. Oui , les fidèles lire sarironï -gré de leur offrir ces modèle» de la science religieuse; et je n'écris point pour eeux qui d'y sauraient voir qu'une importune digression. '
Dan^ lin premier bref (1)9 il prescrit- à Louis Xyi de se tenir en garde contre ces discours mensongers et captieux par lesquels on abuse son amour excessif pour son peuple. Représentant de Jésus sur la terre, dépositairede la foi, Pie YI remplit le devoir de ces fon<5tians sacrées en Tarertissant de ne suivre d'autre voix que celle de sa conscience et de la Religion ; il prédit à ce monarque que s'il sanctionne les décrets relatifs au clergé, il introduira le schisme et la confusion dans son royaume, et l'exposera peut-être aux horreurs d'une guerre religieuse, «r Quant à
» nous , ajoute le saint pontife , nous avons