‹ Éloge funèbre du Président Abraham LincolnChapitre 20 sur 40 · NOS RELATIONS AVEC LANGLETERRE · texte numérisé non relu

NOS RELATIONS AVEC LANGLETERRE

Le peuple américain désirait alors, comme ils l'avait toujours désiré, comme il le désire encore, vivre en paix avec l'Angleterre; et soit en Angleterre, soit en Amérique, personne n'a ce désir plus vivement que moi-même. Notre pays n'a jamais cessé d'aspirer à d'amicales relations avec la Grande Bretagne. Et dans toute son histoire, celle-ci , trois fois seulement, à ces aspirations a répondu par des aspirations semblables : d'abord au temps d'Hamden et de Cromwell, ensuite sous le premier ministère du vieux Pitt, enfin sous le ministère de Shelburne. Non pas qu'il n'y ait eu à toute époque des cœurs justes parmi les lord'S de la Grande Bretagne : des Halifax au temps de Jacques II ou des Granville, des Argyll, des Honghton dans le nôtre; non pas que nous puissions voir avec indifférence sortir du sein de cette nation des hommes d'Etat comme Gobden et comme Bright; mais parce que l'ancre la plus solide à laquelle puisse s'attacher une paix entre les deux nations, c'est le peuple des travailleurs d'Angleterre, ce peuple qui, frappé cruellement par notre guerre civile, mangeant dans la douleur son pain diminué, ne nous parlait cependant que pour nous encourager à ne point céder.

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