SIR- LES TITRES HESPECTITS
A LA DKCOLVIillii;
DES FUNCTIONS DISTLNCTES DES RACINES DES NEltKS.
VITRES UE M. UEI.I..
Les titres de M. Bell se trouvent dans lu J3rochure qu'il a publiée en :I811, sous ce titre : Idea ofaNew analomy of the Brain, mhmiUedfor the observations of his friends. London, 1811.
C'est dans cette brochure que M. Bell :
1" expose sa grande idée que chaque nerf, à la fois moteur et sensible, est un nerf double; et 2° qu'il raconte son expérience.
§ I. Idée des nerfs doubles, ou, comme l'auteur les appelle, des nerfs mixtes.
c( Les nerfs que nous suivons dans le « corps, dit-il, ne sont pas des nerfs simples « possédant deux puissances, mais des faisa ceaux de nerfs différents, dont les fila- « ments, réunis pour la commodité de la ce distribution, sont distincts aussi bien par « leurs fonctions que par leur origine du « cerveau ' . »
Il ajoute :
c< Considérant que les nerfs spinaux ont
' « I have to oiïer reasons for believing lhat tlie
« iierves wiiicli vve trace in the body are not single ner- « \es possessing various powers, but bundles of différent « nerves, vihose lilaments are united for the convenience » of distribution, but which are distinct in office, as they « are in origin irom the brain. (Bell : Tlie nervous System of the human body, etc., third édition, Edinburgh^ 1836, p. 442.
a une double racine, et ayant pour opinion a que les propriétés des nerfs dérivent de « leurs connexions avec les parties du cer- « veau, je pensai qu'il y avait lieu de sou- « mettre mon opinion à l'épreuve de l'exa périence, et de prouver en même temps « que des nerfs de propriétés différentes « sont unis dans le même cordon et contea nus dans la même gaîne \ »
§ II. Expérience.
« En mettant à nu les racines des nerfs « spinaux, je trouvai, dit-il, que je pouvais « couper en travers le faisceau postérieur, a qui prend son origine de la partie postér< rieure de la moelle épinière, sans con-
* « Considering that Ihe spinal nerves have a double « root, and being of opinion lhat the properties of the « nerves are derived from their connections with the « parts of the brain, I thought that I had an opportunity « of puttingmy opinion to the test of experiment, and of « proving at the same time that nerves of différent en- « dowments were in the same cord and held together by « the same sheaht. » {The nervotis System., etc., p. 4.45.)
a vulser les muscles du dos; mais qu'en c< touchant le faisceau antérieur avec la a pointe de l'instrument, les muscles du a dos entraient immédiatement en convul- « sion ^ »
On voit ce qu'a fait M. Bell :
i" Il a eu, le premier, l'idée que chaque nerf pouvait être double, ou composé de deux ; 2° il a, le premier de tous les physiologistes, porté l'expérience sur les racines des nerfs; et 5° enfin, de son expérience, quoique incomplète, il a conclu la fonction distincte de chaque racine.
Tout cela a été fait par M. Bell dix ans avant M. Magendie.
' « On laying bare Ihe roots of tlie spinal nerves, I found « that I could eut across the poslerior fasciculus of ner- « ves which took its origin from the posterior portion of « the spinal marrow without convulsing Ihe muscles of « thebaclc; but tliat on toucliing tlie anlerior fasciculus « with tlie point of tlie knife, llie muscles of the back « were immediately convulsed. » ( Bell : The nervoiis System, etc., p. 445.)
DR MM. RELL KT MACHNOIR
TITRKiS DK JII. Itl ACiElVDIF,.
Les titres de M. Magendie se partagent en deux séries d'efforts.
Par la première, il a complété M. Bell.
Par la seconde, il a découvert la sensibilité récurrente.
Voyons d'abord la première.
Par cette première série d'efforts, M. Magondie a complété l'expérience de M. Bell.
Je vais reproduire sa Note tout entière.
On verra combien , dans ce premier essai , il avait rencontré juste. Son premier coup d'œil a toujours été le plus sûr.