EXPOSÉ
L'opinion de M. Meerman et de M. Gockinga est, qu'il faut attribuer l'invention de llmprimerie à Laurent Coster, et que la ville de Harlem doit seule être regardée comme le beixîeau
De l'art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux.
M. Meerman et M. Gockinga ne se sont pas seulement dissimulé qu'ils avaient contre eux le plus grand nombre des auteurs du quinzième siècle, ils ont encore prévu que les littérateurs et les savans du nôtre rejeteraient, sans un long examen , une histoire fort apocryphe, et réfutée dès l'instant qu'elle parut; en conséquence, ils oi^t fait de leur ouvrage ^ , non pas une histoire, non pas une dissertation, mais un plaidoyer fort long en faveur de Laurent Coster et de la ville de Harlem *.
Quelles sont leurs preuves? sur quoi sont-elles fondées ?. i,,^.,,/)
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M. Meerman (ou M. Gockinga) appuie son sei^tipi^çjpt ç^i^p^^iiptre autorités :
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La sienne d'abord : - ... . i
Celle de quelques témoins hollandais ; , m ,,l\ i
Celle de Junius, Boxhorn, Scaliger, etc.;
Enfin, l'inscription gravée par ordre de la régence de Harlem sur la façade de la maison de Laurent Coster. '
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^ M. Gockinga a certainement joui d'une grande indépendance dans son /^f^alyse ; M. Meerman n'existe plus. Je ne dirai .pa^ qi^'il çiit profité d'une telle circonstance ; mais je sais bien qu'au lieu de publier trois ouvrages , il en a rédigé un seul.
* M. Meerman et M. Visser sont tous iieux Hollandais : cet aveu pourrait les rendre excusables. Mais ne rappellerait-on pas volontiers la question que faisait A cet égard le docte doyen de Munster : Patrice causa an mentiri liceat?
REFUTATION. a&