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ALLOCUTION DE M. C. GUICHARD

au nom des Anciens Elèves de la Faculté des Sciences et de l'Ecole normale supérieure.

Cher et illustre Maitre,

Au moment où les savants du monde entier vous apportent le tribut de leur profonde admiration, permettez-moi de vous présenter le modeste hommage de vos anciens élèves de la Sorbonne et de l'Ecole normale.

Mes fonctions de secrétaire du Comité de votre jubilé m'ont mis en relation avec eux. J'en ai reçu une volumineuse correspondance. Parmi ces lettres, il y en a qui sont vraiment touchantes, je vous les montrerai un jour. En attendant, je voudrais vous

dire, dès maintenant, quelle est l'impression générale qui s'en dégage.

Ceux d'entre nous qui se consacrent suri ont à l'enseignement des lycées n'oublient pas le rôle important que vous avez joué, soit par vos publications j soit par vos leçons, dans les perfectionnements qui ont été introduits dans l'enseignement des Mathématiques élémentaires et des Mathématiques spéciales.

Ceux qui ont approfondi les méthodes nouvelles que vous avez introduites dans la science, sentent peut-être davantage encore tout ce qu'ils vous doivent. Ils savent combien vous avez contribué à la formation de leur esprit mathématique ; et ils sont persuadés qu'ils peuvent, avec confiance, labourer les champs que vous avez explorés et qu'ils sont sûrs d'y recueillir une abondante moisson de faits nouveaux.

Mais, chez tous, il y a une note commune. C'est la profonde sympathie qu'ils éprouvent pour leur ancien maître. Vous êtes pour eux, non seulement le grand mathématicien Darboux, mais aussi, mais surtout le maître vénéré, l'homme de bon conseil, et si je l'osais, je dirais l'ami.

Au nom de tous vos anciens élèves de la Sorbonne et de l'Ecole normale, je vous prie, mon cher Maître, d'agréer l'expression de notre profonde vénération.

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