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Dans le travail de la terre il y en a un qui est beau entre
tous, c’est celui-là même qui s'appelle labour. Il appartient de plein droit au plus fort de la famille ; les petits y aspirent avec un noble orgueil, les vieux tout courbés aiment à venir encore tracer Je sillon, c'est si bon de s'appuyer sur les mancherons : au tournant, si le souffle manque, on Passera sans regret la charrue au grand fils, qui continuera la famille et ses traditions de labeur et d'honneur. ”
Il en est de même de ces beaux vers du poète français
Arsène Vermenouze qui chantent la tâche auguste du semeur de blé
“ Redressez donc vos reins et vos fronts accablés, O mes frères, car, sauf Ja tâche de l’apôtre,
Nulle ici-bas n’est plus auguste que la vôtre,
O collaborateurs de Dieu, — semeurs de blé !
Et, soyez fiers, mais bons, sans haine et sans envie. Dieu vous aime et Dieu vous bénit, 6 paysans ;
Et l'avenir c'est vous, puisque vos reins puissants Ont conservé la source auguste de la vie ”.
Et du poète canadien Englebert Gallèze qui chantent le patriotisme ardent que le laboureur paise dans l'amour du foyer de ses pères :
Par les tombeaux du cimetière Qui tiennent encore au foyer, Son coeur s’enracine à la terre Comme l’orme ou le coudrier.
Si quelque ambition injuste Convoitait un jour son hameau, T1 s’armerait, vengeur auguste, De sa fourctie ou de son râteau,
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Et comme aux époques passées Faisait l'aïeul vaillant et fort, Pour sa tendresse menacée
Il lutterait jusqu'à la mort.
Ce paysan, pour son village,
Sa maisonnette et son verger,
N'a pas qu'un amour de passage, Conventionnel et léger,
Il n'a pas votre âme changeante, Citadins polis. Il n’est pas
La fleur que sans peine on transplante D'un climat dans d’autres climats.
Il est l’adorateur sincère,
Le gardien honnête et constant Qui vit et qui meurt sur sa terre, Au milieu des siens : L’Habitant.
Un excellent orateur français, le président d'honneur de l'association catholique de la jeunesse à Rouen, M. Mavrice de Gatellier, adressait un jour ces nobles paroles aux jeunes gens des campagnes de France
“ Jeunes läboureurs, mes frères, je ne veux point vous chanter à nouveau tous ces biens qui maintenant sont vôtres et que vous apprécierez surtout quand vous ne les aurez plus. Je ne veux point prophétiser, après tant d’autres, que vous regretterez un jour, et l'air pur dont se grisent vos poumons, et le grand calme des soirs qui baigne vos âmes, et la sécurité des lendemains de la terre, et la chaude intimité du foyer et le charme ailleurs introuvable de cette famille agrandie qu'est le village.
Mais avez-vous jamais refléchi à ceci ? Si vous êtes nés aux champs, c’est qu’il a plu à Dieu de fixer là, et non ailleurs, votre mission en ce monde, Dés lors, à moins d’indi-