XXV II
premières hypothèses de la géologie fantastique; et ce sont encore ces restes qui ont fini par donner, entre les mains de M. Cuvier, les résultats les plus évidents, les lois les plus assurées de la géologie positive.
Les recherches de M. Cuvier ont eu principalement pour objet les ossements fossiles des quadrufèdes : partie du règne animal jusque alors peu étudiée sous ce nouveau point de vue, et dont l’étude devait néanmoins conduire à des conséquences bien plus précises, bien plus décisives que celle de toute autre classe.
J’ai déjà parlé de ces grands ossements fossiles découverts à différentes époques, et de ces idées ridicules de géants, qui se renouvelaient à chaque découverte qu’on en faisait.
Daubenton a, le premier, détruit toutes ces idées ; il a, le premier, appliqué Y anatomie comparée à la détermination de ces os; mais, comme il l’avoue lui-même, cette science était loin d’être assez avancée encore pour donner dans tous les cas, et donner avec certitude, l’espèce ou le genre d’animal auquel un os inconnu, un os isolé, pouvait appartenir ; et tel était pourtant le problème à résoudre.
Le mémoire où Daubenton a tenté, pour la première fois, la solution de ce problème important est de 1762.
En 1769, Pallas publia son premier mémoire sur les ossements fossiles de Sibérie. On n’y put voir sans étonnement la démonstration de ce fait que l’éléphant, le rhinocéros, l’hippopotame, tous animaux qui ne vi-