COMTE PORTALIS
et qu'il a été partout le même avec des différences qui viennent des temps où il est né, des^lieux où il a vécu, des agrégations politiques dont il a fait partie et qui constituent des nationalités que M. Portalis appelle les vOtemcnls extérieurs de l'humanité. Interrogeant l'homme en lui-même pour connaître la loi de sa nature, l'étudiant dans l'histoire pour indiquer la loi de son développement, il ne construit pas de système arliitrahe d'association politique; il suit le grand plan de la Providence, d'après lequel se forment les nations et s'accomplissent les destinées générales du genre humain.
Dans celte belle étude M. Portails démontre que la société est l'union morale des hommes, et n'en est pas la combinaison mécanique, ce qui Tait que la société est formée pour rendre les hommes libres el heureux, et que les hommes ne sont pas destinés à devenir les ressorts contraints de la société organisée. L'homme, en un mol, est la fin de la société, et la société est un moyen pour l'homme. Au lieu d'ètqe un rouage vivant de cette machine agitée où, d'après les novateurs, it a sa fonction bornée comme sa place restreinte, l'homme doit se servir d'elle pour jouir avec plus d'étendue de sa liberté, et pourvoir avec plus de sécurité à son bien-être. Aussi M. Portalis l'en verse ces conceptions fausses, réfuie ces dangereux