‹ Éloignement et Utilisation des Ordures ménagères dans les villes et en particulier à BordeauxChapitre 9 sur 18 · PA · texte numérisé non relu

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ouvre le couvercle du récipient de ménage, le mouvement contraire remet tout en ordre. C’est un système dérivé de celui employé à Zurich. Il supprime les poussières el toutes projections quelles qu’elles soient, et sur la chaussée et sur les passants.

A Vannes, on emploie un récipient fermé pour la collecte dans les maisons. Il est déposé sur la chaussée où des tombereaux non couverts viennent prendre le contenu de ces boiles métalliques. À ce moment, pendant le transvasement, les poussières peuvent s'échapper. Il faudrait joindre à ces récipients fermés hygiéniques des tombereaux couverts, car, comme cela se pratique à Vannes, il n’y à qu'une moitié d'amélioration de faite.

Ces systèmes, qui tendent tous à éviter la dissémination du contenu, présentent évidemment de gros avantages au point de vue de l'hygiène, mais ne sont pas applicables dans toutes les villes. Ainsi celui des récipients fermés de Kiel ne peut être mis en pratique que dans une ville de moyenne importance, car dans une grande cité les frais de roulage et de matériel seraient considérables. Mais ce n’est là que le côté financier de la question, celui dont notre qualité d'hygiéniste n’a pas à se préoccuper. Bornons-nous à souhaiter que, dans un avenir prochain, cette grave question des ordures ménagères, au point de vue de leur collecte dans la maison et sur la chaussée, ait reçu une solution en tous points conforme aux règles de l'hygiène, de cette hygiène qui, à si juste titre, préoccupe lant notre époque et dans laquelle on voit avec raison la base essentielle de la salubrité publique et de la santé individuelle.

Comme nous l'avons fait pour le chapitre précédent, nous compléterons celui-ci en plaçant ici comme conclusions les propositions de la Commission nommée par la Société d'hygiène et de police sanilaire, après discussion, dans la séance du 23 novembre 1910, du rapport de M. Vincey en ce qui concerne la

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collecte et le transport des ordures ménagères sur la voie publique.

I. a) Au point de vue exclusif de l'hygiène, la collecte des ordures ménagères doit être organisée de façon à éviter complètement toute production de poussière et tout déversement de matières sur la voie publique.

b) Le résultat peut être oblenu soit en supprimant tout transbordement d’ordures par l'emploi de récipients d'immeubles ou de ménage entièrement clos et transportés directement jusqu'au point d'utilisation, soit encore en opérant le transbordement des récipients dans les voitures à l’aide de dispositifs spéciaux comportant l'emploi de récipients et de voitures fermés, munis de couvercles et de trappes appropriés.

c) Enfin la collecte dans la rue pourrait même être entièrement supprimée, si l’on arrivait à réaliser l'évacualion directe des ordures ménagères par des canalisations aménagées à cet effet.

II. Les caisses des véhicules doivent ètre aménagées de façon que leur déchargement dans les usines situées près ou au sein d'une agglomération ne donne lieu à aucun déversement de poussières, et il est recommandable de tendre autant que possible au même but pour les déchargements en plein champ et dans les usines éloignées de toute habitation.

IT. Si, pour l'évacuation à grande distance, on trouve avantage à transborder les ordures pour le lransport par automobiles, bateaux ou voie ferrée, il est indispensable d'effectuer ce transbordement de telle sorte qu’il ne se produise aucun dégagement de poussières ni projections de matières. L'emploi de caisses amovibles est recommandable. Les quais de transbordement doivent de plus être aménagés et outillés avec d'autant plus de soins, la capacité des moyens de transport, la durée du stationnement des ordures d’autant plus limités que le degré d'herméticité des caisses qui les renferment est plus faible et que l'éloignement des quais d'embarquement de toute habitation est plus réduit. La plus grande propreté doit régner.

IV. Au point de vue exclusif de l'hygiène, l'évacuation à grande distance doit être organisée de façon à éviter le plus

complètement possible tout dégagement d’odeurs, toute production de poussières et toute projection de matières le long des voies parcourues et dans les lieux de stationnement. On y parvient soil en transportant les ordures dans les récipients d'immeubles ou de ménage eux-mêmes, sans transvasement, soit en faisant usage des véhicules à caisses amovibles, à condition que récipients ou caisses soient entièrement clos.

V. Après chaque déchargement, tous les récipients ou caisses ayant contenu des ordures ménagères doivent être nettoyés ou désinfectés.

VI. On doit prendre enfin toutes précautions pendant les opérations de la collecte, du transport et de l'évacuation pour éviter d'une part les dangers de contamination des ouvriers, et d'autre part, la diffusion des germes par ces ouvriers.

VII. Si pour des raisons pratiques ou économiques les véhicules restent ouverts, il faut prendre les précautions nécessaires pour éviter tout déversement de matières sur la voie publique. La caisse des véhicules devra être aussi basse que possible, le chargement ne devra pas en dépasser le rebord, le chiffonnage sera interdit sur la voiture.

VIIT. Les caisses des véhicules devront être étanches, faciles à nettoyer et à désinfecter ; en outre, elles devront être aménagées de façon à ce qu'il n’y ait aucun dégagement de poussière, ni projection de matières pendant le transport.

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