‹ Émaux BressansChapitre 12 sur 61 · A PAUL DE LA BOULAYE · texte numérisé non relu

A PAUL DE LA BOULAYE

L'église de cliez nous n'a pour toute richesse Qu'un chemin de la croix, peint en beau vermillon, Mais c'est à pleine voix qu'on y chante la messe, Et rien n'est plus charmant que notre carillon.

Le curé de chez nous aime à boire la goutte, Et, s'il est fort bon homme, il n'est pas trop savant, Mais c'est avec respect que son troupeau l'écoute, Bien que dans ses discours il s'embrouille souvent.

oO A'J SB RM ON.

Ses gestes et sa voix sont paternes. S'il gronde, C'est contre les païens qui jurent méchamment, Ou contre les farauds qui vont courir la blonde ; Et tout son petit monde est dans l'enchantement.

Voici la mère Jeanne au premier rang des femmes ; Après tant de vaillants combats, d'obscur labeur. Elles ont grand besoin, ces pauvres vieilles âmes, D'un instant de repos dans la paix du Seigneur.

Fraîche comme une rose au bord d'une fonlainc, La petite Claudine est gentille à croquer. Qui sait? Penserait-elle à la vogue prochaine Où de hardis meygnia la viendront reluquer?

Quant au fermier Benoît, à l'ombre il se retire. Assurément, dit-il, notre abbé parle bien. Mais, tout en écoutant, il se prend à relire L'évangile du jour dans son paroissien.

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