DES ARMURES
Biorn, étrange cénobite, Sur le plateau d'un roc L'elé, Hors du temps et du monde, habite Li tour d'un burg démantelé.
De sa porte l'esprit moderne En vain soulève le marteau.
Biorn verrouille sa poterne Et barricade son château.
lu.
Quand tous ont les yeux vers Biorn, sur son ck)nj.(lQ penlié, A l'horizon contemple encore La place du soleil couché.
Ame rétrospective, il loge Dans son burg e! dans le passé; Le pendule de son horloge Depuis des siècles est cassé.
Sous ses ogives féodales
Il erre, éveillant les échos,
Et si's pas, siiiiiiant sur les dalle.*
Sc'inlili'nt siii\is dr pas égaux.
Il ne voit ni laïcs, ni prêtres, ?;i gentilshommes, ni bourgeois, Mais les portraits de ses ancêtres Causent avec lui quelquefois.
Et certains soirs, pour se distraire.
Trouvant manger seul ennuyeux, Biorn, caprice funéraire, Invite à souper ses aïeux.
Les fantômes, quand minuit sonne, A'^iennenf armés de pied en cap; Biorn. qui malgré lui frissonne.
Salue en haussant son hanap.