‹ Embryogénie des Dendrocles d'eau douceChapitre 17 sur 58 · EUR · texte numérisé non relu

EUR

vitellines libres dans la masse nutritive. Voici les résultats que j’ai obtenus :

CAB ADR ES A Mat A dec t on 6 noyaux libres de cellules vitellines. DRE AO eee ne RES L'8 0 eue à 0 0 30 id. id.

LÉ LPS OM NN PE RARE 21 id. id.

Res carter ous 24 PRE id.

SEE DORE ERA en es 22 id. id.

Embryon dont le pharynx embryon-

naire est prêt à fonctionner......... 309 id. id.

Je n’ai pas multiplié davantage ces recherches très fastidieuses ; elles sont d’ailleurs suffisantes pour démontrer qu'aucune relation ne semble exisler entre le nombre des blastomères et celui des cellules vitellines diffluées. Les phénomènes de la diffluence et de la segmentation paraissent donc être tout-à-fait indépendants. !

Lorsque le pharynx embryonnaire est prêt à fonctionner, le jeune embryon ne tarde pas à avaler des cellules vitellines en grande quantité. Celles-ci peuvent se conserver intactes pendant très longtemps, à. l’intérieur de la cavité intestinale , mais elles finissent toujours par diffluer et par former des masses plus ou moins considérables et plus ou moins irrégulières, à l’intérieur desquelles on retrouve des gouttelettes réfringentes et des noyaux en nombre variable.

Ces masses nutritives sont, après l’éclosion, absorbées par les cellules endodermiques définitives, comme nous le verrons plus tard. |

Ilne me reste plus maintenant, pour terminer l’histoire des cellules vitellines, qu'à parler des modifications que j'ai observées dans la masse nutritive. Cette masse constitue le plus ordinairement un milieu homogène, finement granuleux, au sein duquel sont plongés les blastomères. Quelquefois cependant on observe sur les coupes (PI. IV, fig. 2 et 3j que la masse nutritive a une disposition aréolaire irrégulière, qui disparaît toujours chez les embryons plus développés, quand le pharynx embryonnaire

CE aq

est constitué. Les gouttelettes réfringentes ne peuvent être étudiées que sur les préparations traitées par l’acide osmique. On ies observe dans la masse nutritive jusqu’au stade caractérisé par l’existence d’un pharynx embryonnaire, mais avant que ce dernier organe disparaisse, les gouttelettes se répandent uniformément dans la masse nutritive dans laquelle elles semblent se dissoudre en lui communiquant la propriété de se colorer uniformément et d’une manière intense, sous l’influence de l’acide osmique ou du carmin osmiqué.

Enfin, les noyaux libres des cellules vitellines se contractent à mesure que le développement avance, et cette condensation de la substance nucléaire a lieu aussi bien dans les noyaux libres que dans ceux qui restent dans les cellules vitellines ; elle est le résultat d’une dégénérescence. Pius les stades sont avancés, plus les noyaux en dégénérescence sont nombreux. La condensation de la substance nucléaire est irrégulière , de sorte que les aspects présentés par ces noyaux sont des plus variés. On peut voir, (PL. IV, fig. 3) dans le haut de la figure, un noyau étranglé en forme de biscuit et qu’on pourrait prendre pour un noyau en division, il en est de même pour celui représenté dans la figure 9, PI. V.

11 suffit de comparer le diamètre du noyau de la figure I (PI. Il), avec celui des noyaux # de la figure 9 (PI. V), qui sont tous dessinés au même grossissement, pour voir combien il s’est réduit dans l’intervalle de seize Jours.

Dans les coupes d’embryons à l’éclosion, on ne retrouve presque plus de noyaux libres de cellules vitellines, et ceux qu'on rencontre encore sont excessivement réduits.

Pendant la contraction de la masse nucléaire, les rubans de chromatine se pelotonnent de plus en plus et finissent par former une masse peu volumineuse, qui continue à se colorer uniformément et d’une manière intense par le carmin. I1 n’y a pas de doute que le suc nucléaire ne soit résorbé, mais que devient la chromatine ? Est-elle

l’origine des grains de chromatine libres, qu’on rencontre dans le reticulum conjonctif de l’adulte , ou bien disparaît-elle ? C’est une question qui a bien son importance, mais que Je ne puis résoudre. Toutefois il est à remarquer que les grains de chromatine libres sont excessivement rares et extrêmement petits dans le reticulum conjonctif des jeunes à l’éclosion, ce qui porte à croire que tous les éléments du noyau des cellules vitellines sont finalement résorbés.

Page 1