ORIENTATION DE L'EMBRYON
Les coupes longitudinales de l’ovaire (PI. I, fig. 12, 13 et 14) montrent clairement que les œufs, surtout lorsqu'ils approchent de la mâturité, ont leur axe principal parallèle à l’axe longitudinal de la mère. Malheureusement aucun caractère ne permet de reconnaître Le pôle antérieur du pôle postérieur de l’œuf mûr sorti de l’ovaire. Pour cette raison je ne puis déterminer auquel de ces deux pôles apparaissent les trois vésicules claires, dont j’ai parlé plus haut, et qu’on observe dans l’œuf pendant que s’accomplissent l’imprégnation et la fécondation. |
D'un autre côté, l’absence de globules polaires ; l'indépendance des cellules de segmentation les unes par rapport aux autres ; leur dissémination, au moins en apparence indifférente, au sein de la masse nutritive ; leur différenciation tardive et la facilité avec laquelle elles paraissent pouvoir se suppléer les unes les autres comme le prouvent aussi bien les phénomènes du développement que ceux de la régénération ; toutes ces raisons sont cause qu’il est bien difficile de résoudre la question de l’orientation de l’embryon, c’est-à-dire de déterminer les relations qui existent entre les axes correspondants chez l'individu procréé et chez le procréateur.
Il est bien certain toutefois qu’une loi préside ici, comme danstoutes les autres classes du règne animal, à l’orientation de l'embryon. Je n’en veux pour preuve que ce simple fait d'observation, signalé plus haut, à savoir que les embryons dans le cocon sont disposés suivant les méridiens et que toutes les têtes sont dirigées vers le même pôle.
A la vérité Je n’ai pas pu déterminer par l’observation directe, si l’orientation de embryon était la conséquence
de l’orientation de l’ovule dans l’ovaire, si en d’autres termes, la loi établie par Leuckart (1) et à laquelle j'ai cherché à donner une plus grande précision (2) était applicable aux Dendrocæles d’eau douce.
Mais si nous tenons compte des notions importantes qui nous sont fournies par l’étude de la division transversale spontanée et surtout par les expériences aussi nombreuses que variées faites sur la régénération des parties mutilées, je ne crois pas qu’on puisse conserver le moindre doute sur la question.