‹ Embryogénie des Dendrocles d'eau douceChapitre 48 sur 58 · ES · texte numérisé non relu

ES

tion des cellules ectodermiques qui les recouvrent progressivement. Ce processus n’est d’ailleurs pas propre au mésoderme. D’une manière générale, le développement d’un feuillet est d'autant plus rapide qu’il est plus extérieur par la raison toute simple qu’un feuillet enveloppant, présentant une plus grande surface que les feuillets enveloppés, doit produire un plus grand nombre d'éléments pour former une couche continue. L’enveloppement des feuillets internes est la conséquence de l'extension du feuillet externe. L'observation démontre que le développement de l’ectoderme est plus rapide que celui du mésoderme et que ce dernier marche à son tour plus vite que l’endoderme. Chez les Nématodes où les deux cellules sexuelles initiales se détachent du mésoderme, on les voit pendant un certain temps sur le même plan que les deux bandes mésodermiques, et ce n’est que par suite du développement continu des deux rangées de cellules mésodermiques, qu’elles sont débordées par celles-ci et forment une quatrième strate entre le mésoderme et l’endoderme (1).

Si chez Discocelis l’enveloppement des cellules mésodermiques est plus tardif que chez Leptoplana, par exemple, cela paraît résulter uniquement de ce que la prolifération des cellules ectodermiques est au début peu active. relativement à la prolifération des cellules mésodermiques.

Tous les embryologistes sont, je crois, d’accord pour considérer les cellules mésodermiques de Discocelis comme parfaitement homologues des cellules mésodermiques de Leptoplana, des Nématodes, des Mollusques, etc. Ceci admis, il me paraît bien difficile d’établir un rapprochement morphologique entre le feuilletnettement défini des Polyclades et les cellules ectodermiques qui immigrent à jetcontinu dans la substance gélatineuse des Cténophores et des Cœlentérés proprement dits.

(4) P. Hazzez. Nouvelles études sur l'embryogénie des Nématodes. (Comptesrendus Ac. des Sciences, 21 février 1887).

Page 1