‹ Embryogénie des Dendrocles d'eau douceChapitre 49 sur 58 · SE TL · texte numérisé non relu

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Si nous admettons avec Marion etKowalevsky(1), Lang (2) et d’autres encore que le mésoderme solide des Pseudocæliens des frères Hertwig est homologue du mésoderme des Enterocæliens des mêmes auteurs; si nous admettons d'autre part, que le pseudomésoderme des Cœælentérés et les « Cutiszellen » des Echinodermes sont des différenciations ectodermiques homologues , comme c'est l'avis notamment de Hensen, (3) de Kowalevsky et de Marion (4); si enfin, avec la grande majorité des embryologistes nous nous rangeons à l’opinion de Metschnikoff (9) qui homologue les diverticules stomacaux des Cténophores el ceux des Echinodermes, nous pouvons dresser un tableau de classification, basée sur la différenciation des feuillets. Le voici: |

ectoderme et endoderme à 2 feuillets : MEUIBR 2211..9921.R8x I. Mésozoaires ? Porifères.

Cœlentérés propre- ANIMAUX | ment dits.

(ectod. et endod ) / ectod. + pseudomésod. et ÉDAAAPENIE à, 4... en dite le Il. |

LURICELLULAIRES avec pseudo-mésoderme. III. | EU à 3 feuillets : chinodermes.

(ectod., endod. BR et mésoderme). Mollusques.

Annélides..- Brachiopodes.

Bryozoaires.

Arthropodes.

Vertébrés.

sans pseudo-mésoderme. IV.

Où mettre les Turbellariés dans ce tableau ? Il est évident qu’il faut les séparer en deux catégories. Ceux qui possèdent un méscoderme primitif formé par quatre ou huit

(1) Documents pour l'histoire embryogénique des Alcyonaires, p. 40-41.

(2) Die Polycladen, p. 661-662.

(3) Ueber eine Brachiolaria der Kieler Hafens. (Arch. f. Naturg. 1863, p. 272-273). (4 Documents pour l'histoire embryogénique des Alcyonaires, p. 38-39.

(5) Studien ueber die Entwicklung der.Echinodermen und Nemertinen. (Mém. Ac. impér. Sc. St-Pétersbourg. 8° série. T. XIV. N° 8, 1869.

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cellules doivent, à mon avis, être rapprochés du groupe IV, pour deux raisons. D’abord, ne possédant pas de pseudomésoderme, ils ne peuvent être classés à côté des animaux du groupe III chez lesquels d’ailleurs le mésoderme, quoique homologue, se forme par un procédé différent. Ensuite il n’y a pas de différence essentielle entre le mode de formation du mésoderme chez les Turbellariés qui en sont pourvus et celui qu'on connaît chez les Pseudocæliens du groupe IV. On pourra m’objecter que chez les Nématodes, par exemple, il n’y a que deux cellules initiales du mésoderme tandis qu’il en existe quatre chez les Polyclades. On peut, je crois, répondre à cela que cette différence est plus apparente que réelie, et tient sans doute simplement à ce fait, que la symétrie bilatérale se manifeste de très bonne heure chez les Nématodes, tandis qu’elle n’apparaît que tardivement, après la formation du mésoderme, chez les Polyclades tristratifiées. C’est vraisemblablement aussi par suite de la précocité de la symétrie bilatérale que les Nématodes ne possèdent que deux cellules endodermiques primitives.

Quant aux Turbellariés qui ne possèdent qu’un pseudomésoderme, il me paraît évident qu’ils doivent être rapprochés du groupe II, et plus particulièrement des Cœlenterés proprement dits chez lesquels le pseudomésoderme est d’origine ectodermique. En effet, l’histoire du développement des Triclades nous montre le système nerveux se formant aux dépens du pseudomésoderme. Ce fait, joint à ceux que jai exposés dans le cours de ce travail, tend évidemment, d’après ce que l’on sait sur l’origine du système nerveux dans toutes les divisions du règne animal, à établir la signification ectodermique du pseudomésoderme des Triclades.

Une conséquence de celte manière de voir, c’est que le rekiculum conjonctif des Polyclades ne correspond pas morphologiquement à celui des Triclades ; el celte interprétation est vérifiée par des différences anatomiques el par les données

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