‹ Émery le négociantChapitre 51 sur 55 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

M"* EMERY, seule, du fond. Le jour a baissé davantage.

Que serais-je devenu, mon Dieu ! sans l'affection de père que m’a vauée ce bon vieillard?.., ( Elle redescend ri gauche. ) Quel eût été mon sort s’il n’eût pas été la pour me soutenir, (tour me protéger contre mou désespoir ?... Sans lui, peut-être, ma mort eût ajouté un crime «tua fautes de ma vie!... Ah! comment m’acquitter jamais envers deux hommes, dout 1 un m a sauvée, et dont l’autre , pour adoucir ma ndsérc, se résigne ait supplice de voir a toute heure la coupable qui l’«i offensé?... Mais il larde bien a revenir du Havre... Avant d’aller demander au sommeil l’oubli de mes souffrances, j'aurais cependant voulu le revoir, ne fût-ce qu’un instant.

Tout en parlant, elle s'estdingée ver» la fenêtre de droite, qu’elle ouviv aprèirn avoir «oulevé leriiWu. En siège est sur le balcon; elle s'assied, et semble attendre le retour de M. Emery, lorsque la porte du fond s’ouvre devant Daraud; il teeal une lauipc dont la lumière est

baissée. La scène est plongée dans une obscurité presque complète.

Page 1