‹ Émile AugierChapitre 14 sur 24 · CECILE · texte numérisé non relu

CECILE

Je ne dis pas cela, madame.

MADAME GUÉRIN

Oh ! dites-le. Je ne m'en offenserai pas. Je sais bien que je n'ai pas les manières du monde, et je suis trop vieille et trop bornée pour les prendre ; vous auriez à chaque instant à rougir de moi. C'est tout simple, je ne vous en veux pas; je n'en veux qu'à moi-même de ne pas être la mère qu'il

faudrait à un homme comme mon fils Vous emmènerez

mon (ils à Paris; je ne le suivrai pas, ne craignez rien. Je resterai dans mon coin de province, et l'été, si cela vous

gêne de m'avoir trop près de votre château j'ai une

métairie de mon père à vingt lieues d'ici, j'irai m'y installer pour faire valoir ; vous direz à vos invités : Ma belle-mère est à sa terre de Prémineau... c'est le nom de la métairie.

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