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autre aux anciennes mœurs et d'appliquer les anciens usages. Le second empire, dans cette salutaire imitation du premier, trouverait plus d'applaudissements qu'il ne semble le croire.
« Du moins conviendra-t-on que le petitfils de Pigault, 'mettant sa plume au service de n'importe qui pour tourner le catholicisme en ridicule, manque de l'autorité voulue pour exciter la confiance en haut, comme pour l'obtenir en bas.
Le 28 janvier 1858, on installa l'auteur de la Ciguë dans le fauteuil académique de M. deSalvandy, et, le 19 juin suivant, on lui donna la rosette d'officier de la Légion d'honneur. Il avait reçu en 1850 la croix de chevalier.
M. Augier, certes, est loin d'être un écrivain de premier ordre.
Son style n'a pas la simplicité classique
et tombe à plat toutes les fois qu'il veut aborder les hardiesses et les originalités de la nouvelle école.
Il n'est pas dépourvu d'esprit, mais c'est un esprit salis délicatesse.
Il a de la verve, mais c'est une verve brutale.
Bref, il ressemble, en littérature, a ces femmes à demi- piquantes dans leur laideur, dont les séductions anormales s'expriment par un mot pittoresque et dont leurs admirateurs disent :
« Elles ont du chien ! »
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Après Alexandre Dumas fils et Emile Augier, l'auteur des Filles de marbre vient en ligne directe dans l'heureuse exploitation des types modernes au théâtre.
Les premières études de M. Barrière et ses premiers travaux n'annonçaient pas qu'il pût devenir écrivain, car il était simple graveur-géographe.
Il resta pendant dix ans attaché au
Dépôt de la guerre et de la marine, pour y confectionner des cartes topographiques et hydrographiques.
La salle Beaumarchais, où il allait quelquefois passer les heures libres de la soirée, accueillait une foule de jeunes dramaturges sans expérience et de vaudevillistes plus que médiocres dans leurs débuts. Voyant représenter ces œuvres naïves, Théodore pensa tout naturellement, — sans pécher par orgueil, — qu'il pouvait faire mieux, et comme ses travaux de gravure lui laissaient quelques loisirs, il les employa à composer un premier vaudeville intitulé Rosière et nourrice.
Cette pièce obtint un succès de gatté folle, et presque aussitôt le Palais-Royal la disputa au boulevard Saint-Antoine.
Du premier coup la carrière fut toute grande ouverte au jeune débutant.
Il entrait à peine dans sa vingtième année.
Plusieurs de nos rois de coulisses lui firent galamment des avances. Une série de collaborations fécondes s'organisa, et, depuis vingt ans, M. Barrière travaille pour la scène , avec une activité fébrile, sans user sa chance heureuse.
Son nom, devant le public, est évidemment plus en relief que celui de ses associés.
À quoi cela tieqt-U ? — à une plus grande part de travail, disent les uns, — à beaucoup d'habileté, insinuent les autres.
Toujours est-il que, sur une soixantaine de pièces qui constituent maintenant son répertoire, M. Barrière n'en a signé seul qu'un très petit nombre.
Lambert Thiboust a été son collabo-
rateur pour les Filles de marbre, pour urne Femme dans une fontaine, etc.
Il a donné avec Adrien Decourcelle :
les Douze traïaux d'Hercule, — Un Vilain monsieur, — les Portraits, — la Petite cousine, — un Monsieu/r qui suit les femmes, — F Enseignement mutuel, — English exhibition, — um Roi de la mode, — Tambour battant,
— la Tête deMartin, — une Vengeance,
— les Femmes de Gavarni, — Monsieur mon fils, etc.; avec Michel Carré: unDuel chez Ninon, — Laurence, — et La plus belle nuit de la vie ; avec Henri Murger, la Vie de Bohème; avec Marc Fournier, Manon Lescaut, et avec Jules Lorin Quand on veut tuer son chien et le Piano de Berthe.
Une des plus belles œuvres de Balzac, le Lys dans la Vallée, a fourni à M. Barrière un sujet de pièce, qu'il traita pour
la Comédie française avec Amédée de Beauplan.
MM. Poujol, Maurice Saint- Aguet, Duval, Clairville, Bayard, Henri de Kock, Anicet Bourgeois, Antoine Fauchery, Edouard Plouvier et madame Régnault de Prébois réclament la moitié des drames ou comédies-vaudevilles dont les titres suivent : Jecmne de Naples, — les Trois femmes y — le Seigneur des Broussailles, — les Chroniques bretonnes, — Quand on attend sa belle, — la Vie en rose, — la Vie d'une comédienne, — Calino, — ï Outrage, — et Une Pécheresse.
Deux grands drames, VAne mort et la Boissière appartiennent à demi à M. Jaime fils.
Les Faux bonshommes, les Fausses bonnes femmes et l'Héritage de M. Plumet portent sur l'affiche, à côté du nom
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de M. Barrière, celui de M. Ernest Ca-
pendu. Le Papa du prix cPhormeur, au Palais-Royal , g été fait en collaboration ayec Eugène Labiche, et le drame du Sacrilège, k ^Ambigu, appartient pour moitié à Won Beauvaljet,
Bref, notre ancien graveur-géographe n'a signé seul que les pièces suivantes :
Midi à qmtorze heures, — les Bâtons dans les roues,— les Parisiens,— le Feu au couvent, — Deuas chiens de faïence, — Théodoros et le Crime de Fçverne.
Ce ne sont pas les plus éclatantes comme réussite.
Nous consignons le fait, uniquement pour donner la preuve que le mariage, en littérature, a parfois d'heureux résultats.