CHAPITRE XVIÏI
« Amour promis. » — Jugement de l'auteur. Notes sur l'analyse psychologique.
Les deux romans qu'Emile a donnés au public sont des romans d'analyse, intéressants surtout par la précision de l'étude psychologique et le charme des descriptions.
« La trame de tels récits, écrit René Doumic, n'est autre que l'étoffe même de nos sentiments. Le mouvement ne vient que de la progression du travail intérieur. Il s'accomplit, ce travail, lentement, sourdement, et à notre insu, mais d'ailleurs sans interruption, sans trêve, et soudain il se révèle et nous apparaît à nous-mêmes... Il va sans dire qu'un tel genre de récits ne s'adresse qu'à une élite. Ceux qui n'ont aucune part à cette vie intérieure n'en peuvent goûter la minu-
lieuse description. Mais il ravit ceux pour qui les choses de l'âme sont la grande affaire. »
C'est en gTaiide partie à l'éducation donnée dans la famille qu'Emile attribue ses aptitudes spéciales et son goût marqué pour les analyses psychologiques. Il fait écrire par la sœur de Maurice que dans leur enfance ils ont entendu
(( parler des caractères des autres avec une subtilité, une perspicacité pour démêler les intentions, observer les gestes, deviner les sentiments derrière les attitudes, rappeler les anecdotes. Nous aimions beaucoup cela, ajoute-t-elle, et y avons beaucoup appris. »
Ailleurs, après avoir indiqué qu'il se propose d'étudier l'influence sur le frère et la sœur des conversations de psychologie tenues dans la famille, Emile fait cette remarque :
(( Il en est resté chez moi le goût des lenteurs, des longueurs à ce sujet, les détours, revenir, recommencer; curiosité, patience, tout éclaircir. »
A ce besoin d'étudier l'àme des autres, il convient de joindre le goût de l'analyse personnelle, légué à Emile par ses grands-parents, — dont les mémoires révèlent l'application constante à se connaître, à se perfectionner et dans certains cas à se tourmenter eux-mêmes par des recherches trop subtiles ou des scrupules exagérés. En vivant près d'Emile il était facile de constater que son esprit était généralement absorbé par l'une ou l'autre de ces éludes d'âme. Remarquant tout ce qui se disait
autour de lui, iriterrog-eant quand il ne saisissait pas lui-même le mobile d'une action, tâchant de se renseigner sur les caractères qu'il ne pouvait connaître directement, il enrichissait sans trêve son trésor psychologique. Pourtant il n'obtenait pas toujours des renseignements aussi précis qu'il les eût désirés et s'étonnait de voir des âmes, et parfois celles qui le touchaient de plus près, se dérober sciemment à cette perpétuelle analyse. En lui ce besoin était tellement inné et profond qu'il ne comprenait pas qu'il pût, en le satisfaisant, porter les autres à se refermer et même à étoufTer en sa présence tout mouvement ou paroles spontanés.
Notons d'ailleurs qu'il est impossible de désigner parmi les personnages de ses romans une seule figure qui soit un réel portrait. On retrouvé bien dans chacun d'eux des traits parfaitement connus de son entourage, mais si mêlés et confondus avec d'autres, et parfois d'une manière si déconcertante, qu'Emile n'a visiblement jamais cherché à reproduire une personnalité complète.
Ceci s'explique très facilement de la part d'un Imaginatif qui n'avait abandonné les études historiques pour le roman qu'afîn d'être plus libre de créer. Ses incessantes observations psychologiques ne lui fournissaient qu'une sorte de moule dans lequel il coulait ensuite ses pensées, ses impressions et ses rêves.
Il écrit lui-même au sujet des romans psychologiques :
(( Art. — Une puissante impression d'art est obtenue dans le roman par deux moyens : une analyse psychologique réelle et poignante, ouvrant de larges horizons, prenante, captivante; une action dramatique large et en même temps bien enchaînée, faisant entrer des circonstances, diverses situations, personnages,
paysages, enfin le monde extérieur dans une contexture entraînante.
« L'union, la fusion de ces deux moyens doit produire de très hauts effets. »
Bien qu'Amour promis et Laure soient tous les deux des romans uniquement psychologiques, il existe pourtant, au point de vue moral surtout, une grande différence entre eux. Chacun n'étant guère que l'étude très minutieuse d'une seule âme reflète dans son ensemble le caractère du héros principal. Ainsi puisque André est un dilettante et un individualiste, Amour promis portera la marque de son égoïste et cruelle recherche de soi; Laure au contraire aspirant de toute son âme. malgré sa sensibilité tourmentée, à la perfection morale, donnera à l'ouvrage qui porte son nom un réel cachet de grandeur et de noblesse.
« Jamais, écrit René Gillouin, au sujet à' Amour promis, jamais l'enchevêtrement de contradictions sans issue inhérentes à la passion qui se prend pour objet suprême et fin dernière de la vie n'a éié démêlé d'une main plus subtile et plus sûre.
(( Jamais enfin les ruineuses conséquences du dilettantisme égotiste appliqué à la vie réelle n'ont été mises en une plus impitoyable lumière. ))
Emile fit lui-même dans son journal une critique sévère de ce roman.
Avant de donner ses propres appréciations, extrayons de nouveau quelques lignes de l'article de René Doumic :
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« Le jeune homme inquiet dont Emile Clermont nous conte la déplorable aventure est un fervent de l'analyse. Il tente d'y convertir Hélène, la jeune fille dont il fera sa victime. « Vous avez en vous, lui dit ce fâcheux directeur de conscience, un g-rand nombre de sentiments qui vous sont communs avec les personnes qui vous entourent et qui même vous ont été inculqués par elles. Mais vous en avez d'autres qui vous sont propres, que vous ne devez qu'à vousmême. Attachez-vous à connaître et à développer ces derniers; vous arriverez ainsi à une vie plus personnelle et plus profonde. » Donc, le conseil qu'il lui donne, c'est de se singulariser. Il l'engage dans les voies de l'individualisme. Aussi combien nous "approuvons Hélène lorsque se repentant d'avoir été une trop fidèle disciple, elle constate l'effet de ces dangereuses leçons... La qualité de l'enseignement lui a ouvert les yeux sur le mérite de son professeur : « Il y a en vous quelque chose d'incertain et de fuyant : on dirait que vous ne cherchez partout que des occasions de faire vibrer vos pensées... sans doute vous souhaiteriez aimer : vous avez l'air de vous livrer dans vos paroles ; vous le voudriez peut-être mais, au fond, vous restez attentif et glacé... Je me demande si vous ne restez pas en dehors de ce que vous éprouvez. » Le
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portrait n'est pas flatté, mais il est criant de ressemblance. Hélène, pour en avoir déjà souffert, a bien vu l'égoïsme foncier de ces natures trop occupées d'elles-mêmes et qui y rapportent tout l'univers. C'est aussi le jugement de l'auteur, et c'est pourquoi son récit, commencé en idylle, se termine en roman de Stendhal. »
On peut s'étonner qu'Emile, d'ordinaire si délicat, ait donné à son premier roman cette fin brutale.
Mais, outre que cette étude d'une âme de dilettante et d'individualiste serait en réalité incomplète si elle ne montrait les conséquences fatales de ces jeux cruels d'une sensibilité maladive, Emile lui-même en indique la raison en 19 12, au cours d'un rig-oureux examen de conscience. Il avoue qu'il lui a fallu deux ans pour arriver à reconnaître sincèrement le motif qui l'a poussé en cette circonstance et pour se blâmer d'y avoir cédé.
« Sur Amour promis, — J'ai déjà écrit dans un précédent cahier sur ce roman. Je crois que j'ai omis de dire ceci, touchant sa vérité, que c'est un livre de rancune. Là est la caractéristique peut-être la plus profonde intellectuellement. Et cela dans un sens très nietzschéen ou, avec plus de précision, antinietzschéen. Une rancune contre la vie et particulièrement ici contre l'amour. Et à cet égard non point noble et désintéressée tant s'en faut, mais aiguë, cherchant où se blesser, cherchant à justifier, à fonder, à répandre, à autoriser cet aigu ressenti-
ment... Mais la déception que j'ai connue n'est point celle que j'ai décrite. »
Aucune note n'explique clairement de quelle déception il s'ag-it, mais Emile ajoute :
(( La profondeur de mon sentiment et de mon désespoir relève un peu et honore le pessimisme exprimé. »
D'autres raisons peuvent sinon justifier ce dénouement, ou pour mieux dire la trame même du livre, car il n'est pas justifiable, du moins expliquer comment Emile l'adopta. L'époque où il écrivit Amour promis, n'était-elle pas celle où le mot ce amoralité )) venait de faire fortune? D'illustres devanciers ne lui avaient-ils pas donné l'exemple sans que personne songeât à les en blâmer : leur talent littéraire suffisant à leur faire tout pardonner. Il est à remarquer d'ailleurs que si quelques rares critiques se plaignirent de ce dénouement, un grand nombre d'autres l'approuvèrent sans restriction. Un d'entre eux, et non le moins célèbre, alla jusqu'à dire qu'il avait éprouvé un véritable soulagement en voyant que l'auteur ne s'embarrassait pas de « scrupules bourg-eois », scrupules qui, selon lui, auraient g-âté tout l'ouvrage. Comment ne pas excuser un peu le jeune écrivain qui n'eut pas, dès son premier essai, une force dame suffisante pour oser se montrer plus vertueux que ses maîtres?
Mais s'il est un reproche qui fut sensible à Emile, c'est celui qu'on lui adressa d'avoir, dans cet ouvrage, fait preuve d'égoïsme et de dureté. Il se mit à s'analyser sur ce point avec une impitoyable lucidité. Voici le résultat d'un de ses examens :
(( J'ai pensé autrefois en souriant qu'on se
trompait en prétendant que j'étais dur, parce que je sais au contraire tous les sentiments, et je doute pourtant à présent.
« Car j'ai déployé de plus en plus l'imag^ination des sentiments plus que les sentiments euxmêmes, et ils se trouvent mal à l'aise dans la vie réelle, à part, à l'écart, déshabitués, étrangers. Et puis il y a autre chose : il y a le dur regard, je ne le nie pas, l'acceptation que la réalité soit dure, aucun étonnement quelque dure qu'elle soit.
« Et puis ceci encore que je n'ai pas connu, la douceur; que si j'avais l'âme tendre, douce, délicate, je suis resté dans une solitude où aucune douceur étrangère n'a pénétré, ceci se retrouve dans mes livres où les sentiments sont durs, où la tendresse même est dure, où les molles rêveries sont dures, parce que toujours en rapport avec une vision dure, un long souvenir amer. »
Plus tard, jug-eant sans doute l'attitude tyrannique d'André vis-à-vis d'Hélène, il écrivit cette simple ligne : « Un besoin de savoir sa puissance qui devient un besoin de tourmenter. »
Ailleurs encore il écrit :
(( Je me juge durement : égoïste, sec, dur, n'ayant que des idées de sentiments. Cependant des commencements de sentiments, justes.
exacts, riches, profonds, des étincelles éclairant des abîmes, des cimes, mais aussitôt évanouis, ne laissant qu'une poussière et l'idée d'euxmêmes. »
Cette incapacité d'éprouver un sentiment réel il l'attribuait au dilettantisme dont il ne pouvait arriver à se dég-ag-er : « Quand les choses ont pris un aspect d'art, elles ont épuisé pour moi leur capacité de se renouveler et de me toucher encore. »
Et sous c« titre : « Sur l'amour », il écrivait en 1912 la note suivante :
« La grande amertume qui m'en est venue... C'est pourquoi à présent une sorte de joie intime : mais tout cela si mêlé au passé, si près de se briser contre mon long- savoir, ma longue habitude des déceptions, mon reg-ard froid, ma connaissance de l'amour par la déception. Une perpétuelle, une minutieuse enquête, une proximité de l'ennui et de la lassitude; un geste toujours prêt pour écarter, pour finir, trop averti, sachant trop ce qui peut manquer pour ne pas l'apercevoir d'abord; l'ayant trop su, y ayant trop pensé. »
Revenant une autre fois sur Amour promis :
(( Hélas! s'écrie-t-il, que de mal je me suis fait ! Et sans doute pas seulement à moi 1 Et cela renaît toujours et c'est même étrange que je ne m'en aperçoive qu'ensuite... Un tel ouvrage,
si plein de vérité, eût dû m'amener à une réforme intérieure : je l'ai cru quelquefois, mais il se trouve qu'en fait cette réforme, dans tous les cas importante, je vois qu'elle n'a pas eu lieu. »
Ce jugement était d'ailleurs une pure exag"ération à l'époque où il fut porté, c'est-à-dire un an avant la guerre. Je n'en veux comme preuve que les lig-nes suivantes, où Emile se plaint amèrement d'avoir dû causer une souffrance, inévitable pourtant :
« Cette peine que j'ai faite m'est une obsession : le souvenir m'en revient tout à coup avec intensité, avec un immense regret... Cela ne se pourra oublier : plus j'y pense, plus c'est terrible. »
A la même époque, avec une mentalité déjà bien différente de celle de sa crise de dilettantisme, il écrivait : « Dès qu'on aime on voudrait pouvoir créer autour de l'être aimé une atmosphère de pureté. »
Mais quelques lignes tirées du roman lui-même n'exprimeront-elles pas mieux encore cet état de rêve et d'incertitude qui le rendit pendant quelque temps incapable d'éprouver une émotion sincère et profonde :
(( Au bas d'un mur une large vasque de pierre pleine jusqu'au I)ord recevait un filet d'eau jaillissant de la bouche d'un faune joufflu. Ce jet mince et brillant tombait avec un bruit monotone et soulevait des vagues minuscules sur lesquelles jouaient des reflets clairs. Plus bas.
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on voyait le fond du bassin, noirâtre, avec des pierres et de la mousse
« Hélène semblait rêveuse, absente : elle s'inclina au-dessus de la fontaine, et elle y trempa distraitement sa main, que le froid fît pâlir. Ses ongles rosirent un peu. De la mousse qu'elle effleurait monta une quantité de petites bulles, qui s'attachaient à ses doigts comme des perles tremblantes, puis venaient expirer à la surface de l'eau. Je m'étonnais pendant ce temps de la sécheresse amère de me§ pensées. . . .
« Ainsi penché sur cette fontaine comme on se penche sur ses souvenirs je percevais ce contraste mélancolique qui fait que le bonheur échappe à qui veut le saisir dans le présent. Je m'arrêtais à ce point de rencontre entre ce qui est et ce qui n'est plus, et je regardais la main diaphane d'Hélène qui, glissant sans les déranger parmi toutes ces apparences, en faisait monter des perles. »
Mais ce n'est pas seulement au point de vue moral qu'Emile jugea son œuvre; il en fit aussi à différentes reprises la critique littéraire ; voici ce qu'il en dit :
« Fin de 191 1 : A propos de l'analyse. — Je n'ai plus sur sa valeur esthétique la même opi-
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nion qu'il y a quelques années. Quand j'ai écrit Amour promis, j'étais avant tout séduit, touché par le désir d'analyses d'ordre intime et de caractère suggestif : aller, dans les recoins et les détours extrêmes du cœur, chercher des nuances, des vérités, de menues perceptions, les tirer au grand jour, les exprimer avec une réalité saisissante : gagner, posséder le lecteur ainsi ; d'autre part, situer dans un cadre extérieur esthétique ces perceptions menues ; enfin les enchaîner dans une suite dramatique... Et il me semblait que le drame dans ces conditions devait avoir une force entraînante, un éclat incomparable, car il se passe à la fois chez le lecteur sensible et hors de lui ; il réalise en pathétique et en beauté ce qui est au fond de son cœur.
« Certes, actuellement, j'ai l'idée d'un art en partie différent; en ceci surtout difTérent que je n'aime plus ces bribes de vérité délicate, frêle, ces petits détours du cœur, généralement mesquins, calculs de l'égoïsme, petites lâchetés, petites sécheresses, petites misères...
« On excelle en France en ce genre d'analyses, il y a toute une école de psychologues pour ainsi dire naturalistes, amis du médiocre et du petit; on excelle à exprimer avec une vérité et une sûreté déconcertantes les mesquineries du
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cœur comme si elles étaient la dernière et suprême vérité. Et dans Amour promis il y a beaucoup de cela.
(( Or je n'aime plus cette vérité-là ; c'est avant tout un jeu d'esprit. Maintenant, en lisant des livres fondés sur cette analyse exacte et minuscule, j'ai une sensation désagréable, le froid du scalpel, et par-dessus le marché sous le regard médical d'hommes qui ne croient que ce qu'ils voient !...
« L'acuité, ajoute-t-il, n'est pas la profondeur, ne suffît pas pour le profond regard... Donc un regard plus ample. »
Il termine cette longue note, que j'ai dû abréger un
peu, par cette ferme déclaration :
/ (( Cette sorte de piège, cet appât, cette offre
de vérités plus menues et faciles pour conduire
à des vérités plus hautes, cela ne sera plus dans
ma manière. »
De l'analyse il écrit encore un peu plus tard : « Ses pointes sont aiguës et blessantes ; c'est un art cruel. » Et dans son carnet de guerre :
« Sur les analystes et les chercheurs de sentiments : sans doute quelque chose de simplifié, d'élargi après la guerre. Avoir rencontré quelque chose de plus grand que l'amour, la sensualité et toutes les délicatesses du cœur et
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de rame ; s'être senti perdu dans une généralité, je ne parle pas d'une âme collective, mais s^être senti une très petite chose perdue dans la mort immense, sentir que la mort plane, qu'on n'est rien devant elle. »
Puis, quelques pag-es plus loin ; ]
« Après tant de recherches délicates ou inquiètes, fragiles, menues, extrêmes, tout à coup ce grand vent d'orage, ce vent brutal. »
Et il continue :
« Moi qui étais si sensible aux nuances des saisons, que devient ce souci délicat devant cette tempête, cette rafale, ce vaste péril?... »
Et plus tard, après avoir dit que dans Amour promis « il se trouve quelque chose de chétif », il ajoute :
« Aux livres d'avant la guerre ou n'ayant pas subi l'influence de la guerre il manquera une marque : il y manquera le sens de ce qui est vraiment important, essentiel, de ce qui est le vrai tragique, de ce qui est grave, essentiel. La petite analyse pourra être rénovée par un sentiment de grandeur et de pathétique et autrement orientée peut-être. »