CHAPITRE XXXÏ
Mobilisation. — Premières impressions au dépôt et sur le front.
« Tu peux être ^ûre que j'aurai fait tout ce qui devait être — ni baissé, ni enfui, ni fléchi; pas de violence d'ailleurs... »
Telles sont les dernières lignes que du front Maurice devait écrire à sa sœur et il ajoutait, ne voulant point qu'elle le crût supérieur à ses compagnons d'armes :
« Ils sont tous ainsi ! Non point avides, convoitant, comme les races conquérantes, mais détachés et sachant si bien mourir ! »
Comme ceci résume bien la vie d'Emile lui-même pendant la guerre : le devoir accompli sans faiblesse jusqu'au bout, jusqu'à la mort; la pitié pour la souffrance des autres devenant de plus en plus grande ; le respect
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et l'admiration pour ses frères d'armes l'amenant à s'oublier complètement. 11 ne nous reste qu'à voir comment s'est poursuivie et achevée cette évolution.
Quoiqu'il ait écrit à propos des sentiments qui soulevaient la France au début de la g-uerre : « Grandeur héroïque de sacrifice chez tous », son intention n'était point de traiter la dernière partie de son roman comme une trag-édie. Au contraire, il dit expressément :
« Toute cette fin pourrait être traitée d'une manière simple, mesurée, limpide, qui ferait contraste avec quelques violences dans la partie précédente; ici, aérienne, légère, en fresques, sans pathétique — Le dire — Une musique légère ; point d'éclats, point de phrases — Évitant tout excès; presque choqué par les drames. »
Ailleurs, il écrit encore :
« Dans la deuxième partie, tout est tragique ; ici, plus de tragique, une autre atmosphère... »
Pourquoi ce choix qui peut paraître étrang-e ? Simplement parce que son héros devait graduellement arriver à une parfaite purification, à un parfait détachement, et être mis, par là même, « au-dessus de tous les drames ». Pour respecter son désir, c'est avec la plus grande simplicité que sera racontée cette partie de sa vie, la plus émouvante pour ceux qui l'aimaient.
Le décret de mobilisation le surprit peu : depuis quelques jours il ne se faisait plus aucune illusion sur la tournure qu'allaient prendre les événements. Dès qu'il avait lu dans les journaux le texte exact de l'ultimatum de l'Autriche à la Serbie, jugeant la guerre inévitable, il avait commencé à s'y préparer. En l'absence
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du maire appelé le premier au dépôt, il insista pour que le tocsin fût sonné immédiatement après l'affichag-e de l'ordre de mobilisation, afin que les paysans qui travaillaient dans les champs fussent avertis sans délai. Son émotion était g-rande, mais ce qui l'inquiétait avant tout c'était de savoir comment la mobilisation allait s'effectuer, et si chacun comprendrait bien la nécessité de mettre toute la bonne volonté possible au service de la cause commune.
Cette inquiétude le fit descendre de nouveau à la mairie dans la soirée; il voulait se rendre compte de l'état d'esprit qui régnait dans le village. On s'étonna autour de lui de l'énergie et de la chaleur inaccoutumées avec lesquelles il parla à ceux qu'il rencontrait. Ce n'était pas que le patri'otisme manquât dans cette population foncièrement honnête et bonne, mais bien des gens ne comprenaient guère pourquoi il fallait aller se battre. Si l'Autriche et la Serbie avaient des démêlés entre elles, en quoi cela regardait-il la France? Emile tâcha de leur expliquer clairement le but des menées allemandes qui l'indignaient profondément.
Ce soir-là, lui, ordinairement si sobre de gestes et de toute manifestation extérieure d'émotion, frappa brusquement sur la table : « C'est une infamie ! s'écria-tril. Des voleurs de grand chemin n'auraient rien fait de pire ! L'ultimatum de l'Autriche à la Serbie a été un véritable guet-apens. Cet odieux complot est impardonnable. »
Et dans sa bouche, alors qu'il avait autrefois tant aimé et admiré l'Allemagne, ces mots de révolte et d'indignation avaient une signification particulièrement forte. Et combien ce dégoût de l'Allemagne augmenta pendant la guerre, à mesure que ses dernières illusions tombaient l'une après l'autre! Que n'est-il là pour l'exprimer luimême et pour l'entretenir dans notre génération et dans celle qui va suivre ! Cette belle œuvre de puri-
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fication de la conscieDoe européenne arracliée au joug allemand, combien, d'après ses notes de guerre, elle Teùt attiré !
Emile ne partit de Montaigu que le surlendemain de la mobilisation. Lorsqu'il nous quitta il était complètement maître de lui, maîtrise qu'il n'avait pas dû obtenir sans quelques efforts, car il semblait vraiment bien peu fait pour l'armée et le champ de bataille.
Uniquement occupé des choses de l'esprit, il ne prenait guère d'exercice violent et n'avait pour cela aucun goût ; d'autre part, sa sensibilité aiguë que le moindre contact mettait en vibration, et qui trouvait de la souffrance même dans le plaisir, dès qu'il était un peu vif, frémissait à la perspective de douleurs -probables, peut-être très grandes, peut-être intolérables. Avec cela, l'horreur du sang, l'horreur de faire souffrir un être quelconque, était si grande qu'après de rares essais il avait renoncé à chasser ; la pitié que les douleurs morales ou physiques des autres excitait en lui était aussi telle que, malgré ses efforts pour se raidir, il avait récemment écrit qu'il concevait bien « qu'on pût mourir de sa pitié». Enfin il se sentait, au point de vue littéraire et philosophique, capable d'accomplir une grande œuvre qu'il fallait du jour au lendemain laisser inachevée, incomplète, presque informe, sans même l'espoir de pouvoir jamais la reprendre.
Sans doute il avait écrit plusieurs fois qu'il ne fallait pas rechercher la gloire, qu'il fallait même, par amour de la vérité, « fuir les chapelles où l'on encense », parce que, à chaque génération, il n'y a guère que deux ou trois noms qui surgissent du milieu des autres et passent à la postérité; mais pourtant puis-je penser qu'il n'eut pas un regret en voyant se briser d'un seul coup toute espérance de devenir célèbre un jour?
S'il était encore si i«ipressionnable, qu'avait-il donc obtenu de lui pour prix de ces trois années d'efforts
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constants ? Tout simplement ceci : sans une plainte, sans une récrimination, sans même exprimer de l'horreur ou de l'effroi, dès qu'il vit clairement son devoir, il se disposa à l'accomplir entièrement et sans retour sur soi. Il faudrait connaître son tempérament d'artiste et d'intellectuel comme nous l'avons connu pour comprendre quel deg-ré d'héroïsme exig-ea ce simple accomplissement d'un devoir dont tous les détails lui eussent été odieux s'il ne les avait- vus sous un jour très élevé.
Une seule exclamation lui échappa au sujet de cette vie studieuse qu'il devait interrompre : « C'est la même chose dajtis tout le cours de l'histoire, nous dit-il. Les nations civilisées croient pouvoir vivre en paix, réfléchir, étudier, faire fleurir les arts; mais non, les Barbares sont là, à la frontière, qui viennent pour tout détruire. »
Depuis ce jour-là les Allemands ne furent plus pour lui que des Barbares : « Un peuple de jouisseurs")), écrit-il dans son carnet de guerre, sans rien d'idéal. Combien loin du héros dédaigneux ! et ailleurs : « La g-uerre — la menace de mort; l'arrivée des Barbares a mis toutes choses en question par la racine. ))
Je me rappelle que la veille de son départ il me dit, en me serrant la main avec émotion ': « Jusqu'ici nous n'avons connu que la paix, une période sans secousses ; maintenant nous allons vivre une heure historique, une grande heure qui comptera dans l'histoire du monde. )) Et ce caractère grandiose de la lutte qui commençait l'aida à s'oublier complètement lui-même.
Il décrivit ses impressions de la première heure dans s^n carnet de guerre ; malheureusement il perdit le premier carnet et les notes suivantes, très elliptiques, simple mémento, furent écrites plusieurs mois après :
(( Génération passant au feu cFune sublime
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épreuve ; une heure où tout était tragédie ; instant de méditation, de purification, où chaque g"este, chaque phrase se déroulait sur un plan supérieur, où tout était digne d'être noté, digne de Thistoire, des chaumières aux usines. Personne qui n'ait de cette heure un souvenir g-randiose, ineffaçable, chaque mot qui fut dit était dans une sphère de valeur extraordinaire ; pas un lieu banal. Tout était remis en question, une insondable catastrophe ; la mort aux ailes déployées, large comme le ciel, non pas la chauve-souris de la mélancolie et de l'accablement, mais la mort utile^ les libérations, les destins de la gloire. »
Il dit ensuite qu'il éprouva d'abord une vive répugnance devant « ces visions de souffrance et de sang- »... « l'horreur de la guerre et les craintes de l' Allemagne ; la haine de cette hypocrisie brutale, mais aussi crainte de sa force et de la France fragile et divisée. »
Pourtant quand il lui fallut faire les premiers pas, il s'écria : « Tant mieux ! »
(( J'arrêtai une voiture de paysan. Je vis un beau regard vaillant ; alors je fus ranimé, j'eus une première vision, une première espérance des œuvres libératrices...
« Trois jours après je partis. Il y avait foule à la gare vers deux heures ; tout le monde animé, résolu, vaillant, on eût presque dit, aimant la guerre. Quelques vieux; l'un d'eux avait un
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mouchoir comme ballot : « Voilà tout ce que j'ai, dit-il ; je ne demande que des balles et du pain. y> Et partout ceux qui cherchaient à monter dans le train criaient : « Nous voudrions bien arriver à l'heure. ,»
« C'était le même enthousiasme né spontanément dans les moindres hameaux^ accord, unisson, sentiment très doux d'honorer ceux qu'on n'honorait pas jusque-là, toute cette masse populaire qui semblait médiocre et qui donnait tout à coup cet exemple et cette leçon de patriotisme. »
Quand il rejoig-nit son dépôt à Saint-Etienne, il fut d'abord logé à Valbenoite, dans l'ancien couvent des Maristes transformé en caserne, et au souvenir de l'accueil que reçurent là les mobilisés il écrivit :
« Combien de bienveillance, de bonne volonté, de dévouement chez les bons frères laïcisés, en habits civils.; combien serviables, émus, tremblants aux nouvelles, pris cœur et âme. Un regret alors en voyant cet attachement total pour la France qui avait été dure envers eux et ne leur permettait pas de porter la robe noire de leur vocation sous les arbres de leur parc. Une injustice !... En ces jours d'union on eût voulu leur faire des promesses. »
Pendant son séjour au dépôt, Emile s'efforça, avec un véritable acharnement et un soin scrupuleux, de remplir ses devoirs de serg-ent, malgré ses nombreuses repu-
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gnances. D'une de ses lettres datée du i5 août je détache les lignes suivantes :
« Je suis assez fatigué des exercices et travaux que j'ai dû faire et pour lesquels je n'ai ni g*oût ni entraînement ; par exemple, faire nettoyer et aménager les chambrées, commander des corvées pour le balayage et la soupe, faire habiller des hommes. J'espère en tout cas m'aguerrir peu à peu. »
Il partit sur le front au commencement de septembre, alors que se livrait la bataille de la Marne. Il nous écrivit qu'on lui avait offert de rester au dépôt comme sergent instructeur, mais qu'il lui avait semblé meilleur de laisser les postes de ce genre pour des hommes mariés.
L'extrême concision des notes relatives à son départ pour le front rend leur transcription à peu près impossible. Je n'en détacherai que quelques lignes :
(( A Versailles, nous commençâmes d'éprouver je ne sais quoi d'angoissé et, de tragique... Vers II heures du soir, arrêt dans une gare immense que je n'ai pas reconnue ; le projecteur de la tour Eiffel et ceux des forts causèrent une grande et haute impression tragique. Gare déserte et noire ; on alla chercher de l'eau, d
Emile comptait, après la guerre, raconter ses souvenirs dans un ouvrage qui eût eu pour titre : Fragments d'iilstoire et de méditation, et dont le récit de la procession du Saint-Sacrement à Roscoff eût formé le premier chapitre.
a Une procession à Roscoff. Clairons, ta.m-
bours, drapeaux. — Le groupe des jeunes gens avec leurs chapeaux noirs à rubans. — Vision grande des périls. Draps, fleurs, autels, agenouillements, larmes. — Moi, si occupé, si chargé, si éloigné des choses simples, si tourmenté. i>
Il y a, dans son carnet de guerre, des notes relatives au rôle joué par son régiment, le 238*? d'infanterie, dans les batailles de la Marne et de TAisne. Mais je ne citerai pas ces notes ici, puisque Emile les développa en rédigeant l'historique de son régiment et que cet historique est complètement achevé.
Sur son carnet, Emile indique la conclusion qu'il voulait donner à ces Fragments d'histoire.
a: Fin : impression que la pitié, la vie humaine ont disparu devant quelque chose de vaste, terrible, inhumain, un mur d'airain, une misère sans bornes. Pensée qui, entre les innombrables visions de la guerre, évoque celles-ci : deux cérémonies, deux messes dites en plein air. »
Voici ce qu'il écrit sur ces deux cérémonies :
(( Je suis allé à la messe, dimanche, à Vingré. Visages miséreux, impression de grande détresse, de tant de périls, a Je suis chrétien!... » Oh! combien frêle, combien triste et immense pourtant cette voix chrétienne au milieu de la sauvagerie et des catastrophes présentes et des maux imminents! — C'était au lendemain de l'affaire de S... Une autre fois, à M..., j'avais assisté à la messe; soleil de novembre, on enterrait à côté. »
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C'est surtout dans ses lettres que je pourrai trouver quelques détails sur ses premières impressions en arrivant au front. Il nous écrivit d'abord qu'il était à la poursuite des Allemands et traversait des champs jonchés de cadavres. Un peu plus tard, une de ses lettres commençait par ces mots :
(( J'ai vu avec beaucoup de chagrin que mes longues lettres ne vous étaient pas arrivées ; peut-être dois-je être précisément plus bref. J'aurais pourtant beaucoup aimé être en communion de sentiments avec vous pendant cette bien terrible épreuve. Vous ne pouvez vous imaginer ce qu'est la guerre. Je suis intact jusqu'ici et me portant bien... C'est de la tranchée que j'écris... Vous revoir?... »
Et cinq ou six jours après :
((. La situation, ici, semble aller vers le calme; un calme passif pour l'infanterie qui ne peut plus, de part et d'autre, que se blottir dans les tranchées, où les artilleurs tâchent de jeter des obus à la dynamite pour les faire sauter ; en attendant ce moment agréable, il n'y a qu'à rester immobile et à ne pas se faire voir... Un bruit dans les couloirs parallèles à la tranchée ; on mène à l'infirmerie un blessé, une balle dans le bras; c'est un homme de ma compagnie ; il y en a chaque jour quelques-uns de touchés; on entend parfois des cris s'élever devant soi, der-
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rière soi, dans une tranchée voisine; puis, de nouveau, c'est le calme plat. Les premiers jours de mon entrée dans la g-uerre avaient été épouvantables ; on se battait avec fureur sur ce plateau où l'on semble avoir maintenant renoncé, de part et d'autre, à se faire plus que ces petites méchancetés consistant à tuer ou à blesser des hommes. On a amené depuis quelques jours, chez nous, des canons dont les obus font voler, en tombant, des colonnes de terre et de cailloux, fouillant ainsi les tranchées. On voit cela avec horreur...
« Je suis bien heureux de me sentir étroitement uni avec vous tous dans ces moments ; si la g-uerre dure plusieurs mois, ce qui est probable, comment espérer échapper indéfiniment? Personne ne l'ose ; chaque combat est une hécatombe. »
Au commencement de novembre, il fut nommé adjudant de bataillon, et c'est pendant qu'il remplissait ce poste qu^il fut chargé par le colonel de rédig-er l'historique du régiment. Le ii novembre, il nous écrivait :
(( Je te dirai qu'on attend par ici incessamment ce qu'on appelle un coup de torchon : cela, va être terrible et, comme toujours, faire des hécatombes. Après cela, et si je m'en tire, il y aura peut-être une période de tranquillité; je vous écrirai tout de suite après cet événement. ])
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Ce jour, qu'Emile pensait devoir être pour lui le dernier, marqua dans sa vie morale une étape nouvelle. Au moment où le signal de l'attaque allait être donné, un paquet lui fut remis. Le défaisant à la hâte, il eut la surprise d'y trouver un crucifix. Un an après, il frémissait encore au souvenir de l'émotion intense que cette vue inattendue lui avait causée. Le vœu formulé tant d'années auparavant auprès du lit de mort de son père avait été exaucé : par une rencontre providentielle, le crucifix venait, à cette heure d'attente tragique, se mettre, comme de lui-même, entre ses mains. En lui apportant une consolation et une espérance, ce crucifix lui demandait un acte de foi formel, car sur la carte qui l'accompagnait se trouvaient écrites deux phrases de l'Évangile :
u Venez à moi, vous tous qui êtes accablés, et je vous soulagerai. » (xMa.tthieu, ii, 28,)
(( Pierre dit à Jésus : « Seigneur, à qui irions-nous ? (( Vous avez les paroles de la vie éternelle. Nous avons « cru et nous avons connu que vous êtes le Christ, le (t Fils de Dieu. » (Jean, 6,6. 70.)
Ce fut donc bien le Christ; le Fils de Dieu, qu'Emile reconnut en acceptant le crucifix. La lettre qui suivit de près cet envoi portait expressément qu'aucune allusion n'y serait jamais faite, afin de ne pas peser sur son acceptation. Il se contenta de répondre qu'il gardait le crucifix et l'avait mis dans son sac, ajoutant que là se trouvaient tous ses objets précieux et qu'il ne le lâcherait qu'au dernier momentT Pendant de longs mois, il ne fut plus ensuite, entre ses sœurs et lui, question de ce crucifix^; mais dans son carnet de guerre se trouve écrite -^n grosses lettres cette exclamation :
(( Le Christ de L... »
Puis, au-dessous, celle-ci trahissant sa profonde émotion :
c< Le paquet se défait !... en quel moment!... »