EMILE DESCHAMPS ET LES ARTISTES DE SON TEMPS
Dans le 34^ bulletin de la Bibliographie de la France, à la date dii 21 août 1819, nous trouvons sous le n° 3067 l'annonce de l'ouvrage anonyme suivant :
Lettres à David sur le Salon de 1819. Par quelques élèves de son école. Première livraison. In-S^ d'une f^^. Impr. de Pillet aîné à Paris. — - Pa?'is, chez Pillet aîné.
Cette notice est accompagnée des renseignements que voici :
« Cet ouvrage sera composé de vingt livraisons qui paraîtront à des époques rapprochées. Chaque livraison contiendra une feuille d'impression in-8° et une gravure au trait des tableaux les plus importants de l'exposition. Ces livraisons réunies formeront un volume de 360 pages, orné de 20 gravures. »
Les éditeurs ne purent sans doute pas réaliser intégralement ce programme. En tous cas la Bibliographie de la France ne mentionne que la publication des quatorze premières livraisons, et le recueil qui en fut fait la même année par l'imprimeur Pillet constitue un volume in-8° de 256 p. et non de 360, comme l'annonçait le prospectus.
Quels étaient les auteurs de cet important « Salon » ?
La tradition, autorisée par la France littéraire de Quérard et le Dictionnaire des anonymes de Barbier, veut qu'on l'attribue à quatre écrivains : Louis-François Lhéritier, Henri de La Touche, Emile Deschamps et Antoine Béraud.
Nous allons revenir à Latouche et à Deschamps. Mais il faut dire auparavant quelques mots des deux autres collaborateurs, dont les noms sont tombés dans l'oubli.
Louis- François Lhéritier, dit Lhéritier de l'Ain, était le fils d'un soldat de l'Empire. Peut-être protestant d'origine, il devait traduire de l'allemand une histoire de la Réformation ; en tout cas, pénétré de l'esprit du xviii^ siècle, il écrivit, en collaboration avec Tissot, une histoire abrégée de la Révolution française, et attacha son nom dès le début de la Restauration à des publications dont les tendances bonapartistes n'étaient pas douteuses ^ Auteur d'une Epître à {M. J.) Chénier, parue en 1812, il publia, en 1830, une notice sur le célèbre i^ioloniste Nicolo Paganini. C'était donc une sorte de dilettante que ce journaliste que nous trouvons dès 1817 dans l'intimité d'Emile Deschamps et surtout d'Henri de Latouche qui préparait alors sa fameuse édition des poésies d'André Chénier. On sait que Latouche, à cette date, collationnait les manuscrits du grand poète, et qu'il allait, en les publiant, révéler un précurseur au romantisme naissant. Cela ne l'empêchait point de s'occuper en même temps du procès Fualdès qui passionnait alors l'opinion et d'en écrire l'histoire complète avec ce même Lhéritier, qui devait collaborer en 1819 à la composition des Lettres à Da^id.
Antoine Béraud avait un caractère plus martial. Les arts et les lettres n'étaient pour lui qu'un pis-aller. Vétéran des guerres d'Italie, fait prisonnier à la bataille du Mincio par les Autrichiens et interné en Transylvanie, le capitaine Béraud s'était évadé ; mais, en 1814, il avait renoncé à la carrière des armes pour ne point servir les Bourbons. Pendant les Cent jours, il avait aussitôt repris du service et il s'était trouvé à Waterloo, sous les ordres du général Harlet, dans le 4^ régiment des grenadiers de la Garde. Ce héros de Ligny et du Mont Saint- Jean, après la chute définitive de l'Empire, avait été mis en demi-solde, et depuis qu'il avait brisé son épée, il s'adonnait au dessin, composait des chansons patriotiques et faisait de jolis vers dans le goût de Parny et de Bertin. Ce futur directeur de l'Ambigu devait écrire d'innombrables mélodrames. Pour le moment, son goût décidé pour le théâtre et le tour spirituel et galant de son esprit le ra])prochaient d'Emile Deschamps. Comme ses amis, il honorait David, autant par prédilection pour son art que pour ses opinions
1. Les Fastes de la Gloire ou les Brn\'es recommandés à la postérité, publiés sous le nom d'une société de niilitain^s ot d'honunos de lettres, avec une collection de 50 gravures représentant des sujets militaires ou belles actions des guerriers français. Paris, 181o-1822.
politiques. Il avait composé même une ode en l'honneur du grand peintre exilé ^.
Le peu que nous savons de ces deux hommes ne nous permet pas d'évaluer la part qui revient à leur collaboration dans le compterendu du Salon de 1819. Il était intéressant toutefois de dire quelques mots de leurs origines, d'indiquer leurs tendances bonapartistes, avant d'aborder l'analyse d'un ouvrage de critique d'art, tout rempli d'allusions politiques.
Quant à Latouche et à Emile Deschamps, nous n'avons pas trouvé trace dans leurs œuvres de ce Salon écrit en collaboration ^. Mais nous connaissons bien les deux amis. Nous savons ce qu'ils étaient capables de faire, quand ils unissaient leur verve. Ne nous suflît-il pas pour attribuer ce « Salon » aux auteurs du Tour de faveur d'v retrouver non seulement les marques de leur esprit, ce mélanf^e heureux de malice et de bon sens, ce respect du grand art et ce goût des belles nouveautés qui les rapprochaient à cette époque, mais encore leurs opinions coutumières et leurs préjugés ? Tandis que les différences de leur nature, en les dirigeant bientôt vers des milieux opposés, n'allaient pas tarder à les séparer, ils s'unirent une dernière fois pour défendre les grands peintres de leur temps contre l'ignorance du public et les cabales de l'*esprit de parti. C'était en effet une vraie cabale que les ultras organisèrent, au Salon de 1819, pour accabler Géricault. On voulut voir dans la fameuse scène de naufrage, inspirée au grand réaliste par la catastrophe récente de la Méduse, une manifestation contre le gouvernement de la Restauration ^ ; et d'autre part presque tous les critiques, au nom des principes de l'Ecole
1. Béraud s'intéressait assez sérieusement à l'histoire de l'art, puisqu'il eut l'intention de continuer le recueil consacré aux productions de l'Ecole française par Landon, sous le titre d'Annales du Musée. Cette continuation, qu'il intitula : Annales de l'Ecole française des beaux-arts..., parut en 1827 et ne dura qu'un an.
2. Toutefois, dans une lettre adressée par Emile Deschamps à Sainte-Beuve, et dont l'enveloppe porte la date du 5 avril 1855, nous voyons que parmi les livres que le poète a prêtés au critique pour son étude sur Latouche, le Salon-Dauid est cité. [Collection Lovenjoul.]
3. Un ofTicier de marine, inexpérimenté, M. Duroy de Chaumaroyx, avait été chargé par le gouvernement de la Restauration de conduire au Sénégal, rendu à la France par les traités de 1815, la petite colonie qui devait s'y installer. La Méduse, partie de l'île d'Aix, le 17 juin 1816, échoua sur le banc d'Arguin, à 40 lieues de la côte africaine. Une partie de l'équipage, réfugiée sur un radeau, erra pendant douze jours sur les flots. La plupart des naufragés périrent de froid ou de faim, et V Argus, un des bâtiments chargés d'accompagner la Méduse, ne put recueillir qu'une quinzaine de ces malheureux, quand il retrouva leur trace.
Cette catastrophe émut profondément l'opinion ; et le procès de l'oflicier coupable au moins d'inexpérience, souleva les passions politiques. L'esprit de
classique, les Delécluze, les Gault de Saint-Germain, les Duval, les Landon, les Kératry, s'appliquèrent avec une inintelligence égale à compromettre le succès du chef-d'œuvre ^. On sait que sur ces entrefaites Géricault désespéré, et d'ailleurs j^roche de sa fin, se retira en Angleterre.
Henri de Latouche, qui faisait depuis quelques années le compte rendu du Salon dans le Constitutionnel, où il avait en 1817 salué le début l^clatant du jeune David d'Angers, s'adjoignit sans doute cette année-là Béraud, Deschamps et Lhéritier pour défendre Ingres et Prud'hon, et pour venger Géricault. Les critiques, comme nous allons le montrer, appréciaient la peinture avec autant de finesse que l'art des vers, et puisque c'est Emile Deschamps surtout qui nous intéresse, il n'est pas inutile de constater, dans l'histoire d'un poète romantique, les relations qui l'unissent avec les artistes.
D'autres, comme Th. Gautier et Musset, à partir de 1830, fréquenteront autant d'artistes que de poètes. A cette date, il est vrai, l'alliance entre les diflerents arts est accomplie. On s'aperçut pendant la bataille qu'on avait les mêmes adversaires, et quand l'esprit de vie et le gi'and soufïle d'individualisme, qui anima, de 1820 à 1830, toute une génération d'écrivains et d'artistes, eût triomphé de la routine et créé une conception nouvelle de la Beauté, un autre pittoresque, un autre style, on reconnut que poètes, sculpteurs et peintres, avaient un idéal commun de liberté ; mais vers la fin de l'Empire, dans les premières années de la Restauration, cet idéal déjà pressenti était encore vague, et l'on travaillait séparément. Victor Hugo ne tarda pas à fréquenter Louis Boulanger et Eug. Delacroix ^, mais, en 1825, il fera faire son portrait par Alaux, ce qui n'est pas l'mdice d'un goût excentrique, et dans le Conservateur littéraire, en 1821, il fait l'éloge de la Jeune Chasseresse d'un raisonnable élève de Guérin, le classique Léon Cogniet ^. Le goût d'Emile Deschamps et d'Henri de Latouche, en 1819, va nous sembler singulièrement plus neuf et avisé.
Ce n'est pas qu'ils apparaissent dès lors comme des révolutionparti s'en mêla, et le jugement du Conseil de guerre, qui le condamna à 3 ans de prison et à la destitution, satisfit à peine ceux qui avaient profité de cette mallieureusc aiïairc pour accuser le gouvernement d'imprévoyance et de favoritisme.
1. Cf. Léon Rosenihal, La Peinture romantique, Paris, May, 1900, livre II, cil. I. La Bataille, p. 83.
2. Cf. Victor Jluiio raconté, II, i.t. Amis ; et Lettre à Adèle Ihigo, le i>l mai 1825, dans la Correapotidance, p. 23'!.
3. Souriau, La Préjace de Cromwell, Paris, 1897, in-8", p. 01.
naires en matière artistique. Il s'en faut de beaucoup. Ils commencent par établir qu'ils respectent la tradition et les principes de la grande Ecole de l'Empire, et même donnent à leur compte rendu la forme d'une série de lettres adressées à Louis David, le chef de l'Ecole dite impériale et le théoricien du classicisme artistique ^. David, conformément à la loi d'amnistie du 9 janvier 1816 qui excluait de cette mesure les régicides, était en exil. Nos critiques frondeurs ne pouvaient manquer cette occasion de manifester leur sympathie pour une victime de l'intolérance royaliste, et, protégés par le voile de l'anonyme, l'ancien officier d'ordonnance du général Daumesnil et ses amis ne ménagent pas leurs épigrammes.
Frappés de l'invasion des toiles religieuses, qui sont presque toutes des commandes de l'Etat, ils raillent, sans le nommer, cet enthousiaste « qui veut persuader qu'au Salon il se croit à l'Eglise » et volontiers demanderait « qu'on mette un bénitier à la porte, et qu'on fasse en entrant le signe de la croix ». Tous les développements qu'ils consacrent à la question de la peinture religieuse ont perdu pour nous de leur à-propos.
Mais il s'était élevé sur cette question, à partir de 1815, de véritables controverses. C'était l'époque où le gouvernement faisait à grands frais décorer les églises, et tandis que l'on constatait la diminution des sujets empruntés à la mythologie, les sujets tirés de l'Histoire sainte rivalisaient au Salon avec ceux qu'inspirait un moyen-âge envahissant. Emile Deschamps et Latouche se raillent à bon droit de cette foule de saints et de martyrs ; ils ne se rendent
1. Lettres à David. Treizième lettre, p. 83. — Il est dommage que l'esprit voltairien de nos critiques et leur finesse ne les aient pas prémunis contre le mépris du xviii® siècle, « « du temps où les Boucher, les Lagrenée et les Vanloo étaient les coryphées de l'Ecole ». Il fallait que le prestige de David fut bien grand pour que, dans un Salon auquel a collaboré Emile Deschamps, on condamnât l'art du xviii^ siècle par les épithètes d'affecté et de frivole, et qu'on le qualifiât sans indulgence de « marivaudage de la peinture ». Voir sur ce sujet la page 46 et d'autre part consulter la page 56 où ils rendent au contraire hommage à la sculpture du xvm^ siècle, toujours sous l'inspiration de David : « Nous ne sommes plus au temps des Chaudet, des Moitte, des Pajou, des Houdon, des Julien, des Roland, des Dejoux, des Boisot, au temps où cette réunion d'artistes illustres répandait une si vive lumière sur notre école, mais nous citons encore avec orgueil les noms des Dupaty, des Bosio. » Non seulement ils louent la statue de Biblis de l'un et la Salmacis de l'autre, mais ils apprécient avec goût le délicieux Narcisse de Cortot et sa Pandore. Les qualités qu'ils apprécient en général chez les sculpteurs, ce sont la pureté des formes, la délicatesse du modelé, c'est avant tout « la pose, facile et gracieuse » qui « a permis... de développer des lignes d'une suavité parfaite. » (p. 56). Enfin ce qu'ils admirent chez un sculpteur, ce sont les qualités qui permettent de s'écrier devant son œuvre : « C'est du Canova tout pur ! » — Cf., p. 90, anecdote sur le Télémaque de Marin.
pas compte que l'invasion des mérovingiens et des troubadours n'était pas moins divertissante. Mais la peinture d'histoire était à la mode : un sentiment poétique ne semblait guère pouvoir s'exprimer à cette date en dehors d'un cadre historique, et nos critiques, comme les hommes de leur temps, étaient épris du moyen- âge.
D'autre part (et c'est là que se manifeste sans doute l'influence d'Antoine Béraud, l'ancien capitaine du régiment des grenadiers de la garde) ils profitent de la nomination récente du comte de Forbin à la Direction des Beaux- Arts, que naguère occupait Denon, pour lui demander compte des grandes toiles historiques de l'Empire : « N'est-il pas surprenant, écrivent-ils à David ^, que les batailles d'Austerlitz, d'Eylau, de Marengo, l'hôpital de Jafîa, le pardon aux révoltés du Caire, la réception des clefs de Vienne, et vos tableaux, mon cher maître, soient voilés à nos regards, sous prétexte qu'ils attestent de grands talents et rappellent toute la splendeur de nos armes ? » Des traits de cette espèce sont inspirés par la passion politique ^. Il y en a quantité d'autres, plus désintéressés au cours de ces lettres, et qui sont des modèles de bonne plaisanterie. Mais les auteurs ne plaisantent pas toujours, et, quand ils se déclarent partisans de l'Ecole de David, ils sont le plus sérieux du monde.
Ils ne distinguent aucunement chez David l'admirable peintre du théoricien systématique, et l'applaudissent d'avoir découvert dans Vantique tout cet ensemble abstrait de conceptions idéales qui va dominer l'Ecole de peinture et constituer bientôt le plus terrible obstacle au développement de l'individualité artistique. David,
1. Lettres à David. Lettre première, p. 5. — Lire aussi les lettres 6 et 9, où ils criblent d'épigrammcs le tableau d'Inès de Castro, exposé par le comte de Forbin.
2. Le plus partial des quatre collaborateurs était sans doute Antoine Béraud, qui dans son ode : A Louis David, peintre, Paris, A. Eymery, 1821, laissera paraître un assez vif parti-pris antiroyaliste et même antichrétien :
Après 10 strophes consacrées à la gloire de la Révolution et de celui qui fit trembler les rois, il déplore la chute de César, et adresse des consolations à David
exilé :
Eh ! qui peut au génie armchcr sa couronne ?
Los tyrans l'ont proscrit ; leur fureur l'environne...
Il règne dans l'exil, il règne tlans les fers.
Béraud oppose les grandes œuvres de David, peintre d'histoire, aux tableaux inspirés par la renaissance catholiqxie :
Laissons au Vatican, à ses splendeurs austères, Anges, démons, martyrs, miracles et mystères. Et saints, et croix sanglante, ornemens des autels. Prêtres, si vous cédez à la raison des sages, Dans le temple des arts, n'offrez plus ces images Au doute des mortels.
qui prétendait enseigner à des peintres, n'avait aucun souci de la couleur, et comme un sculpteur, n'appréciait que les belles formes. Or, Emile Deschamps et ses amis, au lieu de dénoncer le paradoxe du théoricien, félicitent le grand homme du mauvais service qu'il rendit à ceux de ses élèves, qui étaient plus capables d'appliquer ses leçons que de suivre ses exemples : « Ses maîtres, ses émules, ont pu sentir, comme lui, les beautés de l'antique, mais nul ne les a mieux rendues. C'est lui qui, le premier peut-être de tous les peintres, a su poser sur la toile ces formes pures des statues grecques, en leur donnant la vie qui leur manque ^. » En tout cas, ils rendaient en ces termes un juste hommage au mérite éminent du grand peintre idéaliste, et ce qu'il faut admirer, c'est qu'ils se montrèrent également sensibles au tempérament d'un peintre tout à fait différent, aux géniales qualités de Géricault, le promoteur du réalisme dans la peinture moderne.
Après avoir décrit avec complaisance la fameuse scène du Naufrage^ ils ajoutent : « L'ensemble de cette composition tragique inspire la terreur et la pitié ; elle est pleine de verve et de mouvement. La teinte en est chaude, et indique le premier jet d'une heureuse inspiration. Le dessin est d'un grand caractère, il est hardi, vigoureux... » Après avoir fait quelques réserves sur la couleur dans ce tableau, ils se gardent bien de conclure que Géricault n'est pas coloriste. En dépit des critiques qu'ils adressent à ce chef-d'œuvre d'improvisation, ils ne refusent pas à Géricault ce don de la couleur, « cette qualité, disent-ils justement, qui, dans l'état actuel de notre école, est devenue indispensable. » Enfm, ils prennent, en concluant, hardiment parti pour le peintre.
« En somme, cet ouvrage décèle un beau talent qu'il était utile d'éclairer. Il porte un caractère d'originalité qui appelle la critique, mais il est loin de mériter les attaques dont la mauvaise foi et l'esprit de parti l'ont rendu l'objet. Ceux de nos journaux, qui ont trouvé dans les convenances que M. Gros montrât auprès de la duchesse d'Angoulème des bateliers presque nus, ont demandé des vêtements à ces pauvres naufragés : ils ont voulu savoir avant de s'attendrir sur leur sort, s'ils étaient Grecs, Romains, Turcs ou Français. Qu'importe ! c'est un naufrage et c'est de la peinture, et pour que ces images nous révélassent l'intérêt particulier qu'elles inspirent, nous n'avions pas besoin de la mauvaise humeur des ultras et des précautions du jury qui a effacé le nom de la Méduse de son livret. » (Lettres