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DU STYLE

Le style est Thomme.

BOFFOIf.

Arrêtez, lecteurs... peut-être allez-vous juger de mon caractère «ur ma manière d'écrire.

Un écrivain dît: «Le style est Thomme.» La concision de la pensée fait son succès ; on Tadopte parce qu'on la retient ; on la répète sans réfléchir que cette pensée, devenue triviale, ne fut jamais que spécieuse.

Ainsi s'accréditent les erreurs ; ainsi s'établissent les préjugés ; et peut-on ne pas frémir, quand on songe que tout notre système social repose sur des préjugés/ et qu'il suffirait d'un raisonnement ou d'une réflexion pour détruire cet édifice que la civi-

lisation s'enorgueillit d'avoir créé. Il n'y a pas de quoi être si fière !

Peut-on croire qu'il suffit de lire l'ouvrage d'un homme pour le connaître ? Un système qui ne repose que sur la bonne foi présupposée des auteurs, et qui a à lutter contre leur intérêt, est-il admissible .et'peut-iLrètre ?

Il n'est qu'une cféf pour pénétrer véritablement dansleswotuaire où s'enferment, à doubfe tour, les motifs de .nx>8 actims , ce sont nos actions mêmes ; mm nos actions diverses , en plusieurs

cineDBBtances.

Jerrendfi.mailitcnanC watx lecteurs ia liberté de se .fojrmfir leur opinion sur >nioi ; je me soumats à leur

jugement sans me dissimuler toutefois, qu'il «me refila :emci0Te à craindre ileurs.pasisians,. leurs pré- •ventionâ, lews s intérêts, leuriamour-prapre, enfin toiis0es«entimentsiiés de.l-orguftU etide l!^oï8itte, qui^pacdonaent ransment à Hauteur unedive^^gOMie de penséas et^d'opinioBs.

AU nkÈAMÙ. m

vDiC .CHOIX Id'xJN ETA/r

«itiche ou pauvre, puissant on faiiile,'tou(oitc^eii w oisif 6Bt UD fripon, » disait le phliosophe de 6e- « Dèiœ; de là, je conclus ique, pour dtre un*bonnète hoai]iie,iIfattt s'occuper; maïs le même auteur assure ailteurs que «dans ce monde le -pays des chin mères est le seul digne d'astre habite. »> Gomimeiit cottdiier cette inconcUiable contradiction? Ophilosophes!

tà-dessus, je pwise qu'il faut préparer ses paquets et songer aux provisions; mais quevous en semblei? Si nous ne fàisionsrpas de paquets, cela Ote le cbarme da voyage ot les illusions de la vie.

^'nime beaucoup les illusions, j'aimetais^iussi i

SS4 AU HASARB.

posséder cent mille livres de rente, mais je ne possède rien, ce qui s'appelle rien. Venu au monde je ne sais comment, élevé par je ne sais qui, je mo trouve jeté dans « le désert populeux du monde citi- » liséf » comme une pierre qui tomberait des nues. Je n'ai de vocation pour rien, "ou j'ai de la vocation pour tout, selon qu'il plaira de l'entendre, car il n'est pas un succès que je n'enyie, une jolie femme que je ne convoite; les richesses me tentent, les honneurs encore plus; je désire tout, depuis la santé du vigoureux colporteur qui défie le poids des plus lourds fardeaux jusqu'au crédit du député qui a accaparé toutes les places , jusqu'à la conscience du fournisseur enrichi, jusqu'aux parchemins de rémigré qui n'a plus qu'eux à offrir à ses créancier»* Or» la destinée m'a fait commis, et commis i mille francs, ce qui n'est pas beaucoup; je travaille, ce qui m'ennuie; je ne suis cependant pas dénué de toute espérance , mais , a dit un auteur anonyme, comme exprès pour me désespérer, (trespéranee est

» une grande route qui, le plus souvent, n'aboutit à » rien.» Eh, s'il me plait, ne puis-je pas espérer que ce livre aura cinq ou six éditions au moins? Ce n'est pas rare par le temps qui court.

Àvez-Tous lu le Voyage autour de ma Chambre f Usez-le, si tous ne le connaissez pas, et remarquez certain dialogue entre Vdme et la bête... C'est'un auteur assez plaisant que le Sterne franco-russe! Faites-moi tel arbitrage ; ce calcul est faux , me dit brusquement mon banquier, que faites-vous donc? Je ne réponds rien, je ne puis lui dire : Vous coupez le fil de mes idées ; je voyageais en imagination; je parcourais le pays des chimères sur les ailes de Tillusion ; je me créais un monde selon mes désirs, un état selon mes goûts. Les gens d'affaires ne sont pas romanesques; ils n'aiment que les richesses palpables, et mes camarades sont des ricaneurs; aussi me suis-je bien gardé de leur avouer qu'il s'agissait d'un moyen à l'aide duquel on peut se croire heureux sans bonheur ; nchci sans rien pos-

SSab MV HAftAM.

fiéder ; noblo, laans A?oir dtancttrea; -àl- aîée diMpiel on {leut se- créer 4esJauma&oes> sans avoir<de plai- «ÎNf» .fit :S*él6V€ar jasqu'àtk thautaur desigcaads en demeurant, au .niveau .du petit.

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