LES FEMMES
C'est lin mets digne des dieux.
Qu'une femme belle et bonne; Mais il devient dangereux Quand le diable Tassaisonne.
GlLDâRON.
Tout le monde n'a pas le privilège d'avoir des aventures, aussi n'ai-jé]entretenu mes lecteurs que de mes "inéditations prosaïques ; cependant je ne voudrais pas que l'on pût croire que, parce que je suis bâtard, je suis incapable dVtpibition, et que»
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parce ^âe je saisirnsco, je suis indigse il^nnMii^I
Sopfiie, >ton nom «e présente cornine an «sfNi^nnHr
doulourtiïx évoqué par le regret ; tu as déeiirréqjilaB
que mon cœur, tu m'as éessiUé les -yeux «sur imoi-
lUustdn» du bonfasnr , vous fuyez vite ; ^aw fofjm comme les nuages chassés par l'orage quissetfii^ parel
Quel que puisse être à mon égard le jugement de mes lecteurs, j'ai trop d'esprit pour me faire personnellement illusîâa réussi m- étais-je fait un devoir d'opposer toujours ma raison à mon imagination,j(iQmme,> en d'autres circonstances, j'opposais, aux tristes rvérilés delà méditation^ la factice insouciance d'une fausse légèreté; mais, dès que Sophie me laissa entrevoir son attachement, il ne dépendit j^liis de mûi < de restreindre '- un sentiment com- ^primé depuis longtemps; je oessai d'âtfe miutre démon cœur, aussitôt que je pus oroife cpie^^étois le maître du sien.
AU. HASARD. Ai7
IZhoiluae ^eut icoDserver sur lui-même assez de puissance pour résister à un seatimeat xuoi parti^;.aen'ast qulune lutte de sa volonté contre sesfomes : la jésistance est vaine dès qu'il est entrdné par la promesse d'un retour; car, alors,
i'or^dl se joint à Tamourl ils sont deux pour Ëabttser.
Cette femnie^ que mon im^gioation se plaisait à nevétir de tous les .attraits, à parer de toutes les qualités, icette vf emme, l'objet de. mes rêves, n'était qu'im rêve.
\Mre vanité vous abuse, «ese imparfait, ceji'est poiat à TOUS* que «'adressent nos hommages ; vous étes.seulement, comme la pierre druidique, l'autel sur leqibelfSe consomme le.sâcrifice; vous êtes seulement l'intermédiaire d'un culte qui n'est. rendu <fa.'Ài'amaur!
Admis dans i*intimité d'une famille, J'avais dî^ ttingnéfiophie detses deux sœurs; ks yeux nûirside filarîiae étcûent >plus beauj^ ils roapiisaiaat Jî&pre
volupté, m^s il y avait plus de tendresse dans les regards de Sophie.
Les traits deGabrielle étaient plus réguliers, mais ceux de Sophie avaient une expression de douceur qui me plaisait et qui me rassurait.
On remarquait davantage la taille élégante de Clarisse, et ce je ne sais quoi de la beauté antique qui donnait à penser que Gabrielle ayait été sculptée dans le marbre, mais la taille délicate de Sophie me paraissait plus gracieuse. Ses joues pâles n'avaient pas kl teinte rosée qui colorait les joues de ses sœurs , mais elle avait ce que ses sœurs n'avaient pas, elle avait ce charme indicible de la beauté maladive. Pourquoi la beauté sans la santé a-t-elle souvent un attrait que n'a pas la beauté avec là santé ?
Qu'est-ce que les femmes? D'un mot Je pourrais les démasquer... Lecteurs, je suis de mauvaise humeur, mais aussi quoi de plus propre à exciter la colère que cette étrange erreur d'avoir attribué aux
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femmes plus de sensibilité qu'à l'homme? Elles la ^ montrent davantage, c*est pour leur sexe une parnre et un moyen, c'est le secret de leur adresse, c'est le raffinement de leur coquetterie. •• Je romps brusquement; car, lorsqu'on parle des femmes avant d'avoir atteint le pôle glacé de la vie, il ne faut soulever le voile de la vérité qu'à moitié; la raison même exige qu'on laisse un petit coin auxillusions, pour ne pas dépouiller l'automne de l'existence de sa dernière feuille.