PROMENADE
I^Rifnailli^ ^ UfViv^r.
Je fwàs i«oiig«e, non >per vanité, nais par «grér tème; je ne cherche point à éblouir ipar l^édaft d'un luxe 4}iii 11008 pend l'esclave des aiïtres, mms je vaîbB w deyâUKt de toutes les jonissaiiees «que je puis salis&ire.
Le 6oia4e^an;fti^emr «ppaitieat à le Pr^Nrldeaoe,
je vis au jour le jour.. Quoi de plus absurde {^ue ^0 se Iiç|||s^r «un plaisir aujourd'hui pour aug^i^ter la part du lendemain ! Llavarice «est un vj^e *iifg^ 4e w^ffi» ; l'éoç^oQài^ est une fçivd 4ig9^ ^ pità6*
Plus d'un de mes lecteurs trouvera sans doute la dernière assertfon au moins hasardée.
Si les bornes de mon livre étaient moins circonscrites, j*eusse dressé une liste de tous les événements possibles et probables, de tous les accidents susceptibles d'être prévus et de ceux que l'on ne peut prévoir, et j'eusse réduit mes incrédules adversaires à trembler d'être convaincus ; car, si l'on pouvait calculer tous les périls auxquels^la vie est exposée pendapt seulement une seconde, les chances de la loterie cesseraient de paraître nombreuses : qu'importe qu'un édifice soit construit solidement par des mains habiles, s'il repose sur un terrain mouvant!
Je ne choisirai qu'un argument pour appuyer mon système. J'aime beaucoup les systèmes, j'aime beaucoup avoir raison, j'aime beaucoup avoir le dernier mot.
Je citerai la première fable de La Fontaine, la Cigale et la Fourmi; mes lecteurs s'étonneront sans doute d'un choix qui parait si contraire» car ils ont
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approuvé peut-être le sec refus de cette fourmi pré- Toyante à l'excès par l'excès de son imprévoyance ; mais ont-ils réfléchi que si cette même fourmi, qui ajoutait Tironie à Tinsensibilité, se fût approchée d'eui, ses provisions, fruits de tant de soins» lui eussent été pour' toujours inutiles? L'homme épargne si rarement Tinsecte qui le gène.
C'était le premier jour de septembre, j'avais touchéles appointements d'un mois/lorsque j'aperçus un de nos jeunes sybarites étendu mollement dans uneélégante calèche.— Qu'il egt heureux, pensai-je en suivant du regard sa voiture jusqu'à ce quej'eusse cessé de l'apercevoir ; le luxe donne à son existence un brillant vernis qui se reflète sur sa personne ; ri ne connaît de besoins que le besoin des plaisirs. Le riche est comme ces voyageurs, amis de la nature, qui se font transporter à l'endroit lé plus sûr et le plus commode pour admirer les montagnes dont ils n'aperçoivent que- le sommet, et devant l'élévation desquelles ils s'extasient sans réfléchir que
l0 fka]f0«iitiBt jonrQeUemtfvNbligé de ks giwir peur le» A^^wj^ et 4e les 4e8ceQiJre {Khar ieis gi^Yvr. Peûies «t dMf;^!^ sont poitr le pauvre qui, ^ ;se firaywt W eb^min diffieUe à travers la Toîe étroite Hw dâftlés, voit la roeh^ se 4étacher nu-deissus de)sa lâte^ ^tsent ravalanche ootanquer sous ses pas ; menacé sans cesse d'être 'entraîné par le torrent ou d'être .englouti par le précipice. Telles étaient les piirases que j'arrangeais saus pouvoir dire précisé- . ineiiit«i ^e pensais, lorsqu'un fiacre, ea allajot )se . «aetU;e àladisposition des passants, m'appajrut ; je fis uu^igne spontané au cocher qui s'arrêta* « Où moniaieur veuWl être conduit ? — Partout et nulle part. - \ Je nesais pas où ça est, ditle cocbjer d'un ton niais.— ^ Où vous voudrez^— Monsieur meprondril à rheure? '^. — Sans daute, lui répliquai-je inapatteAté ; rmu^- :i oioi jusqu'à ce que je vous ordonne d'arrêter, len- ^, |end^*vous? jusqu'à œ qu^j^e vojus ordonne d'arié^ i J^^ ^ '{^'ii^i^ifyi^4^siommwii^r\ « Jttoxjijûeur n'a ^] fm 4it mil vwt ii^ ^oa^diMt^ x wt div^id. » l'im- «f
aotiûw; ou d^ ines prisées?
«amefit ee ehem» r*<^ j^$ ^uî ««i <<x^ndiût à GbareiKiMi, loe dis-je» dès qu^ 1» pqrtièm liM; i^ îmsée »w mxÀ ; car je ga^ qu*U jia'y mèaeriMt. Jl ignore litte je veux eowditre le fUMim de voir 1^ piéton éclaboussé sans crainte de Tètre soi-w^yake-; d'^olendne x^rier gare d'un endroit 3an$ Awge^^ — Coober,jfoaboui;g Saint-Jacques,; ^ejiiey^u:!: plu3 yoîr ces aoisijptueux eahrîolets desboaunes d'affaitef q^û &|iéculeat ;wr 1^ ruine des autjies ; je ne veux {dîna yw le Ulbury 4^ jeune faahiooable, la calèi^he de l'élégdnte danseuse. Si je dois ètre^cemché» je Teui^ l'être ,par une charrette. A la prêfactui^e de poliae conuaeailleurs c'est rjiai)it qui lait.Ie dr^
Je ne oonteoe pa3 le xaérjle d'un l>riilant éguimge ; je wm» pojAt exclusif.; mm Je fia(uie n'j^ t«ii point aussi ses avantage3 7 li laisse au pbiloa^he yoy^&ÊS le ïfimf^ d'ex^unîMr le^^eto» de jâflé-
chir sur chacun d'eux; et, pour l'homme avide de sensations^ quoi de plus agréable que d'avoir à craindre que l'essieu rompe, que les roues se séparent, que la caisse s'enfonce ? Quoi de plus doux que d'entendre le coup de fouet résonner sur le corps desséché de la maigre haridelle? Ah! ah! cela fait vibrer délicieusement les cordes de la sensibilité... ô fiacre !
Et encore, pour celui qui, comme moi, cherche à deviner les douceurs de l'opulence, un fiacre n'offre-t-il point un moyen infaillible de connaître, avec un peu d'imagination et de bonne volonté, quel peut être le plaisir de ces petits maîtres qui promènent leur existence en phaéton, ou de ces grands seigneurs qui font traîner leur ennui à six chevaux? Abstraction faite en ce moment de quelques secousses , je puis donc aussi m'écrier : J'ai connu les plaisirs du riche, moins les jouissances de propriété et d'amour-propre.
Qu'importe ? Tout s'iémousse, l'habitude de porter
un habit le rend nécessaire, mais non plus agréable ; si les riches ont plus de plaisirs, ils ont aussi plus de besoins. Point de privations, point de jouissances, celles-ci sont toujours égales à ceHes-là. Eh, c'est moi qui répète ces maximes triviales^ débitées communément ! Loin de moi de telles pensées 1 Loin de moi I J*ai de l'ambition ; il me plait de briller; il me plaît d'être généreux ; il ne me plait pas de vivre dans Tobscurité ; il ne me plait pas de
. souffrir le regard scrutateur et méprisant de cette
multitude qui juge sur Tapparence ; il ne me plall pas de végéter ; je suis homme autant que le souverain, le^ ministre, le riche héritier; mais cetindi-* vidu sans vêtements et sans éducation, qui me regarde fixement, est-il moins que moi ? — Cocher, arrête, je veux sortir, mon corps a besoin d'activité; tiens,, prends, garde. Mais quel droit ai-je de tutoyer cet homme , et pourquoi s'abaisse-t-il à le souffrir? Ne peut-on, en se servant mutuellement, conserver sa dignité et son indépendance?
970 Ay HiS4JiD.
Espèce hnmawj^, %w tu es vil^i soit qae tH commandes à l'iotérèt oiqi que tu obéissea à la vanitél
«UE YISUK-^IS B<REt ^
Un homme qui se dit : que veux-je dire? devrait «e ttire.
Morale pratique.
Qw yeurje idîre? Je xi'«b sais rien.,.., /'^aîs ttoe idée, jeo^ l'ai pto^; «lor^ on met des points! Ce n'est mamt^naot gu'tu) moyen u&é qui ne dit riem*.* Al9rs, 4»n iiM>le uoe parijcate, au basa^d, «on pa^^u hasard,^, à la oioquiéme ligne, uu pw y^s ta gauche jiÇèoîsMm? eitneias partioules ei^lesdpQt leifim
est plus indéfini si quand quand si
Il est des incrédules qui soutiendront sérieusement que cela n'en dit pas davantage. Si tous êtes aussi CH humeur douteuse, lecteurs bénévoles, lâchez, comme je Tai fait dans le précédent chapitre, la bride à votre imagination. Avez-vous de TimaginationT Le doute vous paraîtrait une injure, eh bien! répétez ^ori» à hwtevi^ii; : »,.... quand seulement la Taleur qua yous mettriez à lire dix petites pages de notes eomme celles de nos poèmes à la mode. Et attendu, chers lecteurs, que je n'ai rien de mieux à ¥ous dire« je vais demander w soinoii^U de meillMT^s inspirations. Bonsoir I
27S AU HASAED.