LIVRE il
Nous ne savons jamais nous meUre à la place des enfants ; nous n'entrons pas dans leurs idées , nous leur prétons les nôtres ; et , suivant toujours nos propres raisonnements , avec des chaînes de vérités nous n'entassons qu'extravagances et qu'erreurs dans leur tête.
On dispute sur le choix de l'analyse ou de la synthèse pour iHudierles sciences. Il n'est pas toujours besoin de choisir. Queli|iicfois on peut résoudre et composer dans les mêmes recherches , I ( guider l'enfant par la méthode enseignante lorsqu'il croit ne faire ilii'analyser. Alors, on employant en même temps l'une et l'autre, 'Iles se serviraient mutuellement de preuves. Parlant à la fols des .Iciix points opposés, sans penser faire la même route, il serait I iiit surpris de se rencontrer, et cette surprise ne pourrait qu'être
t agréable. Je voudrais, par exemple, prendre la géographie
I .1 ses deux termes, et joindre à l'étude des révolutions du globe
II mesure de ses parties, à commencer du lieu qu'on habite. Tan- - (jue l'enfant étudie la sphère, et se transporte ainsi dans les
'i\ , ramcnoz-le à la division de la terre, et montrez-lui d'abord
I propre séjour.
^cs deux premiers points de géographie seront la ville où il deiinure et la maison de campagne de son père; ensuite les lieux in- !• rinédiaires, ensuite les rivières du voisinage, enfin l'aspect du
>'il et la manière de s'orienter. C'est ici le point de réunion. Qu'il . ,^■.e lui-même la carte de tout cela, carte très-simple et d'aboixi lormée de deux seuls o'ojets , auxquels il ajoute peu à peu les au-
>, à mesure qu'il sait ou qu'il estime leur distance et leur posi-