‹ Emile Nelligan et son œuvre. --Chapitre 55 sur 110 · AUTOMNE · texte numérisé non relu

AUTOMNE

Comvie la lande est riche aux heures empourprées, Qua?id les cadrans du ciel ont sonné les vesprées !

Quels lo7igs effeuillements d' ayigelus par les chênes ! Quels suaves appels des chapelles prochaines !

Là-bas, groupes meuglants de grands bœufs aux veux Vont încfiés par des gars aiix bruyants soliloques, [gla-ugues

La poussière déferle en avalanches grises Pleines du chaud relent des vignes et des brises.

Un silence a plu dans les solitudes proches :

Des Sylphes ont cueilli le parfum mort des cloches.

Quelle mélancolie ! Octobre, octobre eîi voie ! Watteau ! que je vous aime, Auiran, ô Millevoye !

Page 1