‹ Émile, ou, de l'Éducation (volume 2)Chapitre 36 sur 64 · X. C^^ti>e t&tsqSBGi 3 BSC Cs't^e Rîï«î5S^îge l, le COU · texte numérisé non relu

X. C^^ti>e t&tsqSBGi 3 BSC Cs't^e Rîï«î5S^îge l, le COU

■ en cé^id m se dï^stï: :: Ii^aju: ' . xùtsa

iâ cr c- I - CT-T-. , quand tSsSfim il ûg

fournil pftâ pfomi&

peut donc : gageant. Il à'€ pas d$

quand i] manque à ss œ qui es! eocors

espèce de mensonge rétroactif, car il se souvient très

; d'avoir fait cette promesse ; niais ce qu'il m voit

rat de lira

nir, U r ; prévoir les conséquences des

choses ; et quand il vio!e ses engagements 0 m fait r»0

ne ta raison de

Il suit dv là qne lèa mensonges des enfants sont tous

je de? ioîf teur apprendre h

2 la vérité n'es! autre clioss que leur apprendre i\

"tir. Dans l'emprgssemenî qu'on a de les régler, ds

gouverner, de les instruire, on ne se trouve l&mms

àsse2 d'Snstrur pour en venir à tout. On veei s®

is$$ dans teur esprit par ém

mariai es safta tondtftt$ttt, par des préceptes sa&s raison,

Pou aime enitui îitf 'leurs leçons et qu'ils

i€nt ignorante etf vrais,

Pour nous, qui ne donnons A noâ élèves cpte dés feçortf

de pratique, et qui aimons mieux qu'ils soient bons que

Bavants, nous n'exigeons point d'eux fa vérité, rie peur

;3 ne fa déguisent, ei nous ne leur faisons rien pro»

Ère qu'iis soient tentés de ne pas tenir. S'il s'est fait

ta «non absence quelque raa" vont j'ignore fauteur, Je

ï lui dire : £&?*£& is ? (1) Car en : - :re rbos? sinon tua

nier ? Que si son naturel difficile me force ec lui quelque conyen ; prendrai si bien

tn^s mesures que la prof n on vienne toujours de

lui, jamais de mol ; q 8 art tou-

jours un mtêrèi présent et sensible à f son enga-

gent, ef que, sî jamais iî y manque, ce rage

ire sur lui des maux qu'il vnre sortir de l'ordre même

eaiice de Sôa gouver-

î. Kïen : ï. taftûttt

nd î*enfant est cmip.ihle : alors, s'il croit QU# vous sr. qu'il a fait, iî verra qtie volts lui tend*

- ne peut manquer de l'indisposer contre vcr.3. S*i3 rsc pas, il : Pourquoi découvrirai Shit i t* ?

voilà la première tentatioa du œcn&QBgc devenue I"

neuf, Mfiis, foin devoir besoin da ffce&jiHr ô ée sî cruels

expédients, je suis presque sûr qu'Emile apprendra fort tard ce que c'est que mentir, et qu'en rapprenant iî sera fort étonné, ne pouvant concevoir à quoi peut çtrç bon Je mensonge. H est très clair que plus je rends son bienêtre indépendant, soit des volontés, soit des jugements des autres, pîiss je coupe en lui tout intérêt de sentir

Quand on n'est point pressé d'instruire, on n'est poi&t pressé d'exiger, et l'on prend son temps pour ne rien exiger qu*à propos. Alors l'enfant se forme, en ce qui! tx&i &e gâte point. Mais quand un étourdi de précepteur, ne sachant comment s'y prendre, lui fait à chaque instant promettre ceci ou oela, s^TaS distinction, sans choix, Bais mesure, l'enfant ennuyé, surchargé de toutes ces promesses, tes néglige, les oublie, jés dédaigne enlin, et, les regardant comme autant de vaines foraules» se faii on [eu de Ses faire et de les violer. Voulez-vous donc qu'il soit Odèie à tenir sa parole? Soyez discret à Fesiger.

Le détail dans lequel je viens û'enïîer sur îe mensonge peut, à bien des égards, s'appliquer à tous les autres devoirs, qu'on ne prescrit aux enfants qu'en les leur rendant non seulement haïssables, mais impraticables - Pouf paraître leur prêcher la vertu on leur fait ailier tous les vices, on les leur donne en leur défendant de tes avoir. Veut-on les rendre p&ux? on les mène s'ennuyer à l'église ; qu leur faisant incessamment marmotter des prières, on les force d'aspirer au bonheur de ne plus prier Dieu. Pour le^r inspirer la 'charité on leur fait donner Faum5ne, comme si Ton dédaignait de la donner soi-même. Eh ! ce n'est pas l'enfant qui. doit donner, c'est le maître : quelque attachement qu'il ait pour son élève, <j doit lui disputer cet honneur, 0 doit lui faire Juger qu'à ^on âge on n*en est point encore digne. L'aumône est une action d'homme qui connaît la valeur de ce qv^il donne et le besoin que son semblable en a. L'enfant, qui ce connaît rien de cela, ne peut avoir aucun mérite à donner, Ù donne s^ns chanté, sans bienfaisance; il est presque honteux de donner quand, fondé sur son exemnile et le vùiro, U croit qu'il n'y a que les enfants qui doscent, et qu'on ne fait .plus l'aumône étant grand.

Remarques qu'on ne fait jamais donner par l'enfant que- des choses dont U ignore la valeur, des pièces de métal qu'il a dans sa poche, et qui ne lui servent qu'à cela. Un enfant donnerait plutôt cenj louis gu'un gâteau. Mais engages ce prodigue distributeur à donner les

uvm u

idus saurons bientôt si voue; Favgs riu4u W&

ment libéra!.

On trouve encore un expédient 5 cela, c'est de rendre b?en vite à l'enfant ce qu'il a donné, de sorte qu'il s'accoutume à donner tout ce qu'il -sait bien qui lui va enîr. Je n'ai guère vu dans les enfants que ces dtux espèces de générosité; donner ce qui oe feur est hors à rien, ou donner ce qu'ils sont sûrs qu'on va leur rendre. Faites en SQrte, dit Locke, qu'ils soient convaincus par expérience nue le plus libéral est 'toujours le Milieux partage. Ce -^lâre un enfant libérai en appa-

rence et avare en effet, lî ajoute que les enfants contracteront ainsi l'habitude de Le libéralité ; oui, d'une libella usurière, qui donne un œuf pour avoir un boeuf. •ra de donner tout de bon, adieu >rsqu'on le leur rendre, fis cesse-

r-nt bieni û donner. îl regarder à IWoîiude de

Varna plutôt qu'à ce ;s mains. Toutes les auî

vertus qu'on apprend awx enfants i ^ent à ceUe^là,

et c'est à leur prêcher ces solides vertus qu'on use leurs ries ans as une savante

éducation !

Maîtres, laisses les simagrées, soyez vertyeux et bôn^; Que vos exemples se gravent dans la mémoire de vos es, en attendant qu'ils puissent entrer dans leurs 1rs. Au Heu de me hâter d'exiger du mien des actes charité, S'aime mieux Σ3 faire en sa présence, et hn ôter même le moyen de m'imîter en este, comme t$ -j n'est • son âge ; car H importe ^n712

urne sas à - tfrs des feoenrnés

seulement c airs d'enfants. Que aï, me

vovant nscr~ 3 pauvres, il me c me là-dessi

Qu'il soit temps de lui : re (1), Je lui dirai :

que quand es ont bîesn voulu

; y eût :?ies, les riches on nis de nour

n'auraient de quoi vivre ni par leur ï /.. travail ». Vous avez donc aussi promis col rendra-t-iî. « Sans doute ; le ne suis maître du bien »ins qu'avec la condition, qui est c à sa propriété »,

On ôo't c:, pcvoîj

>se être de s 1

Après . ;5 s vu cominenï

on peut mettre un enfant en état de l'entendre), un autre qu'Emile serait tenté de m'hniter et de se conduire, en homme riche ; en pareils cas, j'empêcherais au me que ce ne fût avec oste m ; faimsrais mieux qu'il

die dérobât mon droit et se cachât pour donner. Ces! une Iraude de son âge, et la se,ute que je lui pardonlierais.

Je sais que foutes ces vc. r imitation sont d

vertus de singe, et que nulle bo Hon n'est rnor "

ment bonne que quand on là fait comme teîîe, et non parce que d'autres la font. Mais dans un âge ou îe creui ne sent rien encore, il faut bien -faire imiter aux enfants tes actes dont on veuf leur donner l'habitude, en attendant qu'ils les puissent faire par discernement et pa! , amour ûv bien. L'hc tir, l'anima! même

£Oût de limitât;, de. la nature bien ordon-

née, mais iî dégénère en vic< 3 sciété. Le singd

imite Phomme qu'il - et n'imite pas <:s ûimr

qu'il méprise ; il juge bon ce que fait un être meîlî que fui. Parmi nous au contrat arlequins de toute

csoèce imitent le beau pour er, pour le rendre

ridicule ; ils cherchent da 2 leur bassesse

a s'égaler ce oui vaut mi i ; ou, s'ils s'efforc

d'imitgf ce qu'ils admirent, on voit dans le choix

et9 le h 'lient bien p

en imposer . Iqut talent que:

se rendre :r rs ou pli ment.de I

parmi no?:9 \neni ûu désir de se ïr >rter toui

; soi. Si je r ! dans mon entî "-■" '"': . donc nous

"er du>hîen qu'il peut" produire.

Àporofondtesez ~

is les trouverez ainsi toutes à confv. , surtout en'

ce qui concerne les vertus et les mœurs. La s fecoff

morale qui coi e, et la plus :

ite à tout â-ff de ne iam ma! à pc

"e. Le précepte : ? du bien, s'il n

.-ordonné à ce) - •e. Qui est-ce qui ne fait j n ? 'foui

en fait, le méchanl comm heureux!

aux dépens de cent mi? iennent tou

calamités. Les plu felles 9ont aussi ses oins c

ostentation, et r ; ": :

âaeur .de l'homme, d'en renvoyer un autre content .de

Page 1