‹ Émile, ou, de l'Éducation (volume 2)Chapitre 42 sur 64 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

exerce par préférence sur les lange nt fl n'y

a plus de juges qu'on ne puisse récuser, L'usage familier de ces langues étant | depuis longtemps, on se con-

tente d'imiter ce qu'on er • écrit dans tes livres, eî

Ton appelle cela I tel est le grec et !e latin

s maîtres, qu'on juge do celui des enfants î A peine ont- ;.•■■; rpnns par cac?ir leur rudi îi ' itendent

Dlument sien, qu'où leu d d'abord â rendre un

discQurs français en m : «t plus

avancés, à coudre en prose des- phrases de Cicéron, et en

s des centons de Virgile. Alors ïis croient .parler latin: qui est-ce qui, viendra les contredire ?

En quelque étude que ce puisse et s fidée des

choses représentées, (es signes repré sont rien.

0» borne poui :-u]ours l'enfant ù ces signes» saus

jamais pouvoir Soi faire comprendre aucune des choses qu'ils représentent. En pensant fui apprendre la description de "la terre on ne lui apprend qu'à çontiaîfrô des cartes ; on lui apprend des noms de viïîes, de pays, de rivières, qu'il .ne conçoit pas exister ailleurs quz sur le papier où l'on les lui montre, je me souviens d'avoir vu Quelque part une géographie qui commençait ainsi : Qifesi~cc que le mmiclc? Ces! un globe âe carton. Telle est précisément la géographie des enfants, je pose en fait qu'après deux ans de sphère et de cosmographie, il n'y a pas un seul enfant de dix ans qui, sur les règles qu'orf lui a données, sût se conduire de Paris à Saint-Denis, je pose en fait qu'il n'y en a pas un qui, sur un pfan du jardin de son père, fût en état cYen suivre les détours sans s'égarer. Voilà ces docteurs qui savent a point nommé où sont Pékin, îspahan, le /; et tons les pays de la terre.

j'entends dire qu'il convient d'occuper ! mts à des

études ou il ne faille eue des yeux : cela pourrait être s'il y avait quelque ëiudQ où il fallu: que des yeux ; mais je n'en connais point de telle.

Far une erreur encore plus ridicule on leur fait étudier ('histoire : on s'imagine que l'histoire est à leur portée parce qu'elle n'est qu'un recueil de faits, Mais qu'entenden par ce mot de faits ? Croit-on que îes rapports ; déterminent les faits historiques i que les idées s'en forment sans peine dans Vcsvnt < enfants ? Croit-on que la véritable connaissance des ( nernents soit séparable de ce s causes, de colle

de kura effets, et q ic ' si ;

an puî&« «oxuucttMt :'v~ sàsa ; tatra ï :.: r6u* at ;

Sans les ë mfênts e

rieurs et purement appreneà-vous tb

stoire ? Absolumen ién e étude

lsI intérêt ne vous donne pas plus de ; que d'ins-.

traction. Si vous dons par leurs

rapports moraux, i de faire entendre ces rapports

03 élfrv . rez alors si Fhlsiolre est de leur

âge.

Lecteurs, souvenez-vous toujours que celui qui vous parle n'est ni un savant ni un philosophe, mais un lîonime simple, ami de la vérité, sans parti, sans sy: me : un solitaire qui, vivanî peu avec les hommes, a cnotas d'occasions de s'hnboîre de teurs préjugés, et plus de temps pour réfléchir sur ce qui le frappe quand il commerce avec eux. Mes raisonnements sont moins fondes siir des principes que sur des faits ; et je crois pouvoir mieux vous ti à portée d'en ju^er, que de

vous rapporter souvent qi [es obsçrvatîi

qui aie ies suggèrent \

l'étais allé passer quelques jours à b campagne çte Une bonne mère 4e famille qui prenait ^es

enfants et de leur éducation. Un matin que j présent

aux leçons de faîne, son gouverneur, qui t'avait très bien îiastrtrrf' de l'histoire ancienne, reprens le d'Alexandre,

tomba &u? te trait ce...... : m Philippe qu'on a

ntî® en tableau, et qui sûrement en valait bien ta peine. Le gouverneur, homme de \, fît sur l'intrépicl

S' Alexandre plusieurs réflexions qui \ plurent pê\

mais que j'évitai de combattre p *ag le décrédîter

ts l'esprit de son élève. A table, on rre manqua p< mlon la méthode française, de faire beaucoup babsîîer ts petit bonhomme. La vivacité naturelle à son âge, et t'attente d'un applaudissement sûr, lui firent débiter mille sottises, tout à travers U ■■. ■ ;. en

temps quelques mots heureux qui faisaient oublier le

te. Enfin vin? l'histoire du médecin Philippe : U ta raconta fort nettement et avec beaucoup de grâce. Après ••l'ordinaire tribut d'éloges qu'exige et qu'atten-

dait le fils, on raisonna sur ce qu'il avait dit. Le plus ■grand nombre blâma la te andre ; quelques-

uns, à VcnemplQ du gouv raient sa 'h

6on coiirage : oj q

qui état ts ne \ ait la vé

fëhîç beauté cj ce trait. Peut mol, lei

ô'il y a ;.c nyoïndn ta moindre fermeté ds

Lfr 10V,

ïutûi et convînt qi . : e3$r$*

ei vtfé ait a eôté d boucha* se pencha v§rs Bien oreille, et oie (Si: tout ï

Taïâ-toL teaif-jacqtJeS, 8$ Rf t.;.:vl:j:::; pas. >ania4, je fus fi et Jre ~v

r, soupçonnant si^r plusieurs vmSîces

■:.ï?ne docteur n'avait rieu coiTipris dy tout à Pfo foire qu'il avait si bien racontée, je fe pris par ta lïiaïn* je fis avec lui un tour de parc, et Payant questionné tout ::on aise; je trouvai qu'il admirait plus que personne !e tirage si vanté d'Alexandre : mais savçz-vcus où îî rai'f ce courage ? uniquement dans celui d'avaler d ! trait ira breuvage de mauvais goût, sans hésiter., ai marquer te moindre répugnance. Le pauvre enfant, à qui l'on aval! tait prendre médecine il n'y aval! pas quinze ;t qui ee ('avait prise qu'avec una peim infinie,, avait encore 1$' déboire à là bouche. La mort, î\ polêmmemenî, ne passaient ' dans son esprit q&e pc^r . Salions désagrr. pà& pour

itre pois a»! avouer que:

la fermeté do héros avait fait integ grande impression $ar son jeuiiie cosur, et qu'à ta prêsiière médecin^ ®u"fl fâtl* drait avaler il avait bien ré$c j un A^aftdrc. ja'ttg

entrer dans les éclâî é Cprf passaie-m èvléà--

snent â sa portée, je «m dans ces dfep'asftfes

louables, et je m'en retournai rtanl m rmUm&iïz àé îa hsute sagesse des pères $1 * ftîtetie qui pensent

apprendre ffetoSrs itrx pnffrf

0 est aisé fie mettre dans tèors tottdîfci te ffioi§ do rois, d'empires, de guerres, de conquêtes, de révolufkde fois ; mais quand îî sera question d'a$rac3ier- â £*S mots des idées nettesi, il y aura lom de l'entretien du Jardinier Robert à toutes ces cxpHcatiana,

Quelques lecteurs, mécontents du Tais-toîJean-fQCiptes, demanderont, j :-3, ce que je trouve enfin ds si

beau dans l'action d'Alexandre ? infortunés S s'il 1 vous le dii . «nmeni le comprendrez- vous ? Ci qu'Alexandre croyait à la vertu ; c'est qu'il y croyait sur • tête, sur sa propre vie ; c'est que sa grande âme était faite pour y croire. O que cetl fe était i

zrid n'en fit l •

il q9y a-/

LC;6

n'ont n^:n[- c

ainsi celle qui ne retient que des se : s. Que i d'inscrire dans !< un catalogue :nes qui

îes cho ; - ? Pourquoi leur do* la i fois ? Ef cependant

nce-t-on pas à leur : pour de la science des eux ! C'est du pren se paye, c'est de !; chose qu'il

is en voir l'utilité luierdu : ii aura longtemps à briller aux ; us . avant qu'il repaie une telle

(1) Non, t. .■■'.• ■

ipîes 2 qt fc I | ' i ' ■ "

à'impre - ve des moes

de rc tî ce sphère, de

• :3 ces r irrs sucu.i sens pour son

âge et sans aucune utilité pour qtfleîqtre que ce soit,

dont on accable sn triste et stérile enfance ; mais c'est pour que te • les idées qu'il peut concevoir et qui lui sont utiles, toutes ce!î*es qw se rapportent à son bonheur et doivent l*ëc t s devoirs, s'y# tracent

de bonne heure en caractères" ineffaçables, et lui* servent ; conduire pendanl \ le d'une manière convenable à son être et : ultés.

Sans étudier c ^ tes.-.l de mémoire que

r pour cela oisive ; tout

voit, h le frappe, et ri s'en. sou-

• il tient registre er 'nie des actions, des dis-

qi ;. environne est le livre

ï. La v S

k c! images. L . I - . ..

uaîq&eïr e rappeîîe-t-ôj» c.

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périro de la guve sous lac

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