LIVRE H
ment pour l'enfance ? Parce qu'on la contraint de s'y appliquer malgré elle, et qu'on !e met à des usages aux» quels eUe n$ comprend rien. Un enfant n'est pas fort curieux de prrfei (Instrument avec lequel on le
tourmen qn* re> Instrument serve à ses
plaisirs, tt b&î ? vous.
Qn r les meilleures
méthode invente Teaux, des
cartes ; on fai 2«t un atelier
d'imprimerie. Locke veuf ' *ire avec des
lés. Ne voiîà-t-i! pas une ion bien trouvée ? Quelle
àîtié ! Un moyen plus sûr que tout cela, et celui qu'on ;i±ne toujours, est le désir d'apprendre. Donnez à ! entant ce désir, puis laissez là vos bureaux et vos dés ; toute méthode lui sera bonne,
L'intérêt présent, voilà îe grand mobile, te seul qui xèae sûrement et loin. Emile reçoit quelquefois de son père, de sa mère, parents, de ses amis, des billets
d'invitation pour un dîner, pour une promenade, pour une partie sur l'eau, pour voir quelque fête publique. Ces billets sont courts, clairs, nets, bien écrits. Il faut trouver «qu'un qui les lui lise ; ce quelqu'un ou ne se trouve pas toujours à point nommé, on rend à l'enfant le peu de complaisance que l'enfant eut pour lui la veille. Ainsi l'occasion, le moment se passe. On lui lit enfin le billet, mais il n'est plus tem.* Ab S si l'on eût su lire soi-même! on en reçoit d'autres ; ils sont si courts i le sujet en est si intéressant ! on voudrait essayer de les déchiffrer ; on trouve tantôt de l'aide et tantôt des refus. On s'évertue, on
chiffre enfin la moitié d'un billet ; il s'agit d'aller
crème.., en ne sa?t où ni avec qui...
combien on fait d'efforts pour lire le reste î je ne crois
aile ait besoin du bureau. Parlerai*]'* à présent
de l'écriture ? Non, j'ai honti - à ces niaise*
rfes dans un traité de ^atioa.
J'ajouterai ce seul mot, qui fait une importante maxime.
c'est q-re d'ordinaire on obtient très sûrement et très vite ce qu'on n'est point pressé d'obtenir. Je suis presque sûr qu'Emile saura parfaitement lire et écrire avant l'âge de
x ans, précisément parce qu'il importe fort peu qu'il kî sache avant quinze ; mais j'aimerais mieux qu'il ne sût jamais lire que d'acheter ience au prix
ut ce cri rcut la rendre utile r de quoi lui servirlecture quana on l'en aura rebuté jour jamais ? !rt inpri* mis cavere oporlebit, ne studiu, qui amure iwndum paie-
Îl0 EMILE
rit .wïerii, êf amc wn semef pêicephini eïmm ultra Tïïdes ûrùios reformidet. (1) '
Plus j'insiste sur ma méthode inactivé, pins je sens les objections se renforcer. Si votre élève m'apprend rien d« vous, il apprendra des autres. Si vous ne prévenez Ter- 3'eisT par la vérité, tî apprendra des mensonges ; les préjugés que vous craignez de lui donner, il tes recevra
tout ce qui l'environne : Us entreront par tous ses
ps : ou Ils cojTompronl sa rai&jcm; même avant qu'elle soit -formée, ou sosi es rgourdi, par une langue inac-
tion s'absorbera dans la matière. L'-inhabituâe de penser
3 Peafàace on ôte la faculté durant le reste de la vie,
II oie semble que je pourrais aisément répondre à cela;
jtaais pourquoi toujours des réponses ? Si ma méthode
ïtîpûnû d'elle-même aux objections, elfe est bonne ; si 'têlÏQ
n'y répond pas, elle ne vaut rien, je .poursuis.
Si, sur Le plan que f ai commencé de tracer, vous $.ulvaz des règles directes!]?: îtraires à cènes qui sont
établies, si an lieu de porter au loin l'esprit de votre tëîèvfe, si au lieu de l'égarer - ssse en d'autres lieux,
en d'aufcees climats, en d'autres siècles, aux extrémités de la terre, et jusque dans les cietix, vous volts appli-. qa&z a le tenir toujours en tai-même et -attentif à ce qxd le touche immédiatement, alors- vous le trouvère?, capable ds perception, de mémoire, et oiême de raisonnement £.' •e*eét l'ordre de la nature. A mesure que L'être- seasitiï
iéflt actif, il acquiert iscernemerti proportionna
à ses forces ; et ce n'est qû'é force surabondante à
llt< dont 0 a besoin pour se q - sa développa
en lui la facilité spéculative propre à employer cet ekcèâ de force à d'autres- usages. Voulez-vous donc cultiver
MHge&cé d lève ? cultivez les forces qu'elle
doit gouverner. Exercez continuellement son corps ; ran«
-le robuste et $< ur le tendre sage et raisonnable ;
qu'il travaille, qu'il agisse, qu'il coure, qu'il crie, qu'il
Mit ; qu'il s . mnxe par b vi*
ttiir, et bientôt il le sera par la raison. Vous l'abrutiriez, Il est vrai, par cette méthode, si vous alliez toujours le dirigeant, toujours lui disant :. Va, viens», reste, fais ceci/ ne fais pas cela. Si votre tête conduit toujours ses bras, la sienne lui devient inutile. Maïs sou venez- vous de nos conventions : si vous n'êtes qu'un pédant, ce n'est pas la peine de me lire..
C'est une erreur bien pitoyable d'imaginer que l'exercice du corps nuise aux>opérai - de l'esprit ; e si