‹ Émile, ou, de l'Éducation (volume 2)Chapitre 49 sur 64 · LIVRE il . -Î2î · texte numérisé non relu

LIVRE il . -Î2î

portiez îa peine de vos fautes, Mais, djrez-vous, comment y remédier ? Cela se peut encore, avec une meilleure conduite et beaucoup de patience.

Je m'étais charge, durant quekwes semâmes, d°«fl enfant accoutumé non seulement à faire ses volontés, mais encore à les faire ia^re à tout le monde, par conséquent plein de fantaisies. Dès le premier jour, pour mettne à l'essai nia complaisance, U voûta se lever à 'tmitsit Au plus fort.de mon sommeil i! saute à bas de son -Ht, prend sa robe de chambre et m'appelle, je me Sève, j'allume, îa chandelle ; il n'en voulait pas davantage ; au bout d'un qwart d'heure le scrnmdl te gagné* et il $e recouche content de son épreuve. Deux jours après fl la réitère avec le même succès, et de ma part sans te mmriâre si «ne- d'î-w^atiencc. Comme fl m7enfora$saîî e:; é$ wcauchani, Je toi dis tris pmê*?4 : Msm jag£ft m#fc cela va fort bien., mais B*y prieriez ptas. Ce mot e^dta sa curiosité ; et dès !e lendemain, voulant voir un pao comment j'oserais lui désobéir, il ne manqua pas de se relever à îa même heure, et de rn'?mpeîer. je lui demandai ce qu'il voulait. El rne dit qu'il ne pouvait dertmr< Tarrf t?is\ reprise, et ie me tins coi. U me pria d'allumé? la chandelle. Pourquoi faire ? et je rne tins coi. Ce ton laconique commençait à l'embarrasser. Il s'en fui à tâtons chercher le fus?! qu'il fit semblant de baitre, et je ne pouvais m'empêcher de tire en l'entendant se donner des couns sur les doigts Enfin, bien convaincu qu'il o'e^ viendrait pas à bout, i! m'apporta le briquet à mon lit ; je lui dis oue je n'en avais que faire, et me tournai de l'autre côté. Alors "il se mit à courir étourdi ment oar la chambre, criant, chantant, faisant beaucoup de bruit, se donnant, à la table et aux chaises, des coups qu'il avait grand soin de modérer, et dont il ne laissait pas de crier bieia fort espérant me causer de l'inquiétude. Tout cela ne prenait point ; et ie vis que. comptant sur de belles exhortations ou sur de îa colère, il ne s'était nullement arrangé pwr ce sa«€*froid.

Cenend*nt. r^nîu de vaincre ma rwtîence 5 force d'ool* nW frété, il continua s^n tintamarre avec un tel succès qu'h îa fin îe mVebaul ; oressewtaraf que ['allais tout

gâter r.^r on emporteront hors de nrnwis, je prie Ttom p^rtî d'une «titre manière. le me leva! a*ns rien dire, |"?|iaî an r*n<*ï| cr*e '*e ne trouvai ooînt : te le lui demande, il me le donne. pérîHanf rt? ioie d'avoir enfin trîomnné de m/M '° hnfa le f»tc*l î'nMtfmf" îa ch^nd^We, îe pn^nrfq paf

dans un cabine- 2 3 ôorçt les yqîste étareni !&£îî fennec

et où H n'y avait rien h cassef ; je l'y faîsae sans lumière; puis, fermant sur fui la porte h la clef, je retourne me coucher sans lui avoir dît un seul mot. Si ne faut pas

demander si d'abord il y eut du vacarme, je m'y étais attendu : je ne m'en émus pohrt. Enfin k bruit s'apaise; l'écoute, je l'entends s'arranger, je me tranquillise. Le lendemain, j'entre au jour dans le cabinet ; je trouve Dion petit mutin couché sur un lit de re^o* et formant d'un profond sommeil, dont, après tant de fatigue, -il devait avoir grand besoin.

L'affaire ne finit pas là. La mer? apprit que Tentant avait passé tes deux tiers de !a nuit hors de son lit. Aussitôt tout lui perdu, c'était un enfant autant que mort. Voyant Foccasion bonne pour se venger, il fit le malade, sa fis prévoir qu'il n'y gagnerait rien. Le médecin fut appelé. Malheureusement pour la mère, ce médecin était un plaisant, qui, pour s'amuser de ses frayeurs, s'appliquait à les augmenter. Cependant il me dit à l'oreille : Laissez-moi faire, je votsa promets que Fenfant sera guén p®ï37 quelqoe r*mn$ de fa fantaisie d'être malade Et effet la dfèfe et la chambre furent prescrites, et iî fut recommandé à l'apothicaire, je soupirail de voir cette pmvre mère ainsi la dupe de tout ce qui t'environnait, excepté moi seul, qu'elle prit en haine, précisément parce qwe 'je ne la trempais pas.

Après des reproches assea durs, elle me dît que son fils était délicat, qu'il était l'unique héritier de sa famille, qîï'ti fallait le conserver à quelque prix oue ce fût. et qu'elle ne roulait pas qui! fût contrarié. En cela j'étais bien d'accord avec elle ; mais elle entendait par le corrôrarier ne lui pas obéir en tout, je vis qu'il fallait prendre avec la mère te même ton qu'avec l'enfant Madame, lui df&-je assez froidement, je ne sais point comment on élève un héritier, et, qui plus est, je ne veux pas l'apprendre ; vous pouvez vous arranger là-dessus. On avait besoin de m*i pour quelque temns encore ; le père apaisa tout ; la mère écrivit au précepteur de hâter son retour ; et Fenfant, voyant qu'il ne gagnait rien à troubler mon sommeil ni à 'être malade, prit enfin le parts de dormir lui-même et de se bien porter.

On ne saurait imaginer à combien de pareils caprices te petit tyran avait asservi son malheureux gouverneur; car l'éducation se faisait sous les yeux de la mère qui ne souffrait *as o^e l'héritier fftt c^-obéi en rien. A quelque heure qu'il voulût sortir, il fa ;e v?£t pwT le mener.

$ro nïuî6r pour 1« mthrr» r il avait toujours grand soin de «iijHsîî & nïci^enï où 0 voyait so» gouverneur 'm plus

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