LIVRE H Î
quérir On âtt qu'un Jour les Vénitiens mmiravit en grande pompe leur trésor de Saint-Marc à un ambassa deur d'Espagne, celui-ci, pour tout compliment, ayant regardé soîis les fables, leur dit : Qui non c'è ta radiée je ne vois jamais un précepteur étaler le savoir de son disciple, sans être tenté de lui en dire autant.
Tous ceux qui ont réfléchi sur la manière de vivre des anciens attribuent aux exercices de la gymnastique cette vigueur de corps et d'âme qui les distingue le plus sensiblement des modernes La manière don! Montaigne appuie ce sentiment morne qu'il en était fortement pénétré ; i! y revient sans cesse qî de mille "axons. En par- 'an! de l'éducation d'un çn\zni : pour lui raidir Tarse. $ faut, dit-ii, lui durcir les muscles ; en l'accoutumant ai? travail on l'accoutume à ls douleur, il 'le faut rompre à Vtipreîé des exercices, pour ie dresser à i'âpreté de la dislocation, de la colique et ce tous les maux. Le sagt Locke, k bon Roiîïfi, le savant Fleuri, !e pédaot m Crousaz, si dit] > entre eux dans tout le reste, s'ac-
cordent tons en ce seul point d'exercer beaucoup les corps des en ants. C'est le plus judicieux de leurs préceptes ; c'est celui qui est et sera toujours le plus négligé. J'ai déjà mirent parlé de son importance,
et comme on ' ne peut là-dessus donner ôe meilleures raisons ni des règles pim sensées que ce!le3 qu'on trouve dans le livre de Locke, je me contenterai d'y renvoyer, après avoir pris la I ;er quelques observa-
tions sus sien:
Les m- d'un co -à être tett3
au Large dans leur vêtement ; rien ce doit gêner leur
t ni leur accroissement ; rien de trop juste,
il qui colle au cor; it de IL: (MenfefKt
et malsain pou ornmes, est penû*
►ux surtout ai Le3 humeurs stagnantes,
ira %m leur circulation, croupissent dans un repos
ae la vie inscrive et sédentaire, se corrompent le scorbut, maladie tous les jours plus commune parmi nous, et presque i s anciens, que leur manière de se v< - a L'ba-
lement de houssard* loin de ren . ! i >convé-
rtîprit, l'auq . et, po . enfants quelques
;atures, les presse par tout le coi - qu'il y a de
. u;< è fa temps qu'il esi • uis de leur donner on v-
ment fort large, et de ne se point piquer de marquer leur taille, ce qui ne sert qu'à la déformer. Leurs défauts
du 'corps ht de l'esprit viennent presque iom ùe la même eaiw on les veut faire homïnes avant le temps. U y a des Couleurs gaies et des couleurs tristes: les
Qtvmihres sont pkss du goût des enfants ; elfes leur siéent mieux aussi ; et je ne vois pas pourquoi Ton ne consulterait pas en ceci des convenances si naturelles ; mais, dû moment qu'ils préfèrent une étoffe parce qu'elfe es! riche, leara oœars sont déjà livrés au luxe, à toutes les fantaisies de Fopuuon, et ce goût ne leur est sûrement
s venu d'eux-mêmes. O.n ne saurai! dire combien le choix, des vè£<raegis et &es motifs de ce choix influent sur i'édiiçatkm. Non seulement d'aveugles mères promettent è leurs enfants des parures pour récompenses ; on voit mène d'msensés gouverneurs menacer leurs élèves d*un babil plus grossier et plus simpîe, comme d'un châtiment Si vous n'étudiez mieux, si vous ne conservezmieux vos fcarées, on • vous habillera comme ce petk paysan. C'est coame sr0s leur disaient : Saches qiie i'homnie n'est rien que pâ? ses habi-s, que votre pris est tout cku;s: Ces v&trea. Fâuî-iJ s'étonner que de si sages leçons provient à la jeunesse, qu'elle n'estime que la parure, et qu'elle ne juge du mérite eue sur fe seul extérieur ?
Si J'avais à remettre In tHe d'un enfant ainsi gâté,
tirais soin que ses habits les plus riche» fussent les plus œcossrnedss, qu'il y ïât toujours gêné, toujours' ccDtisïnt, toujours assujetti do oiiMe manières ; je ferais fuir la uM<^\ê, fa gaieté devant sa magnificence ; sfil voûtait se rr.:ë'.er aux jôux d'autres enfants plus simplement tfûs, tout , cesserait, tout disparaîtrait' à l'instant. Enfin |e l'ennuferais, Je le rassasierais tellement de son laste, je le rendrais tellement l'esclave de son habit doré, qite i%û ferais fe fléau cfe sa vie, et qu'il verrait avec ibakrs o'eifroi le plus noir cachot que tes apprêt de sa parure. Tant 4â'on ^a Pas asservi l'enfant à nos prcju^é^ être <i son afe et libre esi toujours &on prer ^r ; s«e vêtement le plus simple, le plus corruiioue,
1 quî r&ssujefc* I moins, est toujours le plus précieujs pour Lui.
y y a une habitude du corr;3 c khîe aux exerci-
ces, et une autre plus convenable à l'Inaction. Oeïîe-d, lassant aux bûirieurs un cours égal et uniforme, doit \ii le corps des altérations de l'air ; l'autre, le faii nasser sans cesee de l'agitation au repos, et de la chaleur au froid, doit l'accoutumer aux mêmes aitéra-
lis. Il suit de là que les gens casaniers et sédentaires
ipSa afin de §£