‹ Émile Zola 1923Chapitre 21 sur 77 · MYSTICISME PSEUDO-SCIENTIFIQUE · texte numérisé non relu

MYSTICISME PSEUDO-SCIENTIFIQUE

Le mysticisme purement esthétique dont Zola s’éfforça d'appuyer son premier élan de conquête ne pouvait longtemps suffire à son aclif esprit, à son impatiente volonté de puissance. Pour s'emparer en effet du pouvoir d'opinion dans la France contemporaine, il faut presque nécessairement apporter avec soi du nouveau, n’en fût-il plus au monde. L'auteur de Mes Haines va donc trouver bientôt le moyen de rajeunir le mysticisme esthétique, de le présenter sous un angle inattendu à ses lecteurs. C'était, depuis 1855 environ, un lieu commun dans la haute littérature et surtout parmi les survivants de 1836 que le blâme jeté aux tendances trop positives, trop strictement utilitaires de la génération ascendante. Maxime du Camp, par exemple, avait commencé de se faire connaître en affichant la prétention de mettre l’art au service des activités pratiques de son Lemps : travaux hardis de l'ingénieur, ou miracles réalisés par la grande industrie. Zola va reprendre cette tentative de façon plus théorique, plus approfondie, plus insistante. Il s’efforcera de mettre la Science, alors si brillamment auréolée de gloire et si largement dotée d’influence, au service des ambitions de l'artiste.

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