‹ Émile Zola 1923Chapitre 63 sur 77 · CD ÉMILE ZOLA · texte numérisé non relu

CD ÉMILE ZOLA

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couenne rougeâtre et son menton rasé était d’une rugosité de bois noueux, tandis que la nuque et le menton de l'autre semblaient de velours rosel — Il n'y fallait plus penser pourtant : elle ne le toucherait plus là, puisqu'il songeait à des choses impossibles. C'était un petit plaisir permis qu'elle regrettait en se disant que les enfants grandissent vraiment trop vite! » Cela est excellemment formulé, et nous allons voir l’épisode se terminer sur un trait final qui est d’une piquante ironie. Lorsque Marjolin sera revenu de l’hôpital, plus bête que jamais, totalement idiot et ayant visiblement tout oublié de ses exigences fugitives à l'égard de la charcutière, celle-ci le caressera de nouveau sous le menton en lui disant qu'il est un brave enfant! L'ancienne famiharité n'esl-elle pas redevenue un plaisir permis pour Mme Quenu, puisque le geste ne tire plus à conséquence ; et, afin d’excuser à ses propres yeux la satisfaction qu'elle s'accorde, Lisa se dira de plus qu’elle compense de la sorte le coup de poing un peu trop vigoureux dont elle a naguère assommeé ce garcon, dans l'incident de la cave aux volailles. Venons enfin à l'attitude religieuse de la commergante pour compléter son portrait moral. Tourmentée de soupcons sur les projets subversifs de Florent, elle médite une mvestigation dans ses papiers, afin de s'éclairer sur ses desseins prochains et de mettre au besoin la maison Quenu à l'abri de leurs désastreuses conséquences. Comme :l lui reste quelques scrupules sur la légitimité de cette perquisition subreptice, elle croit devoir consulter à ce sujet un vicaire de sa paroisse, l’abbé Roustan, homme de

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