‹ Émile Zola 1923Chapitre 65 sur 77 · RUE DST TE NE PE AIN · texte numérisé non relu

RUE DST TE NE PE AIN

tion de leur part. — Exception à peu près unique encore une fois, car que reste-t-il présentement des entreprises industrielles de l'époque Louis XV et dans combien de mains, ont passé, depuis lors, la plupart des « papiers » magiques qui, pour leur détenteurs présents, représentent aujourd’hui du travail personnel, porté quelquefois à la Bourse en échange du titre qui leur rapporte intérêt.

Bien plus, dans Germinal, en contraste avec les Grégoire, ces favorisés du pur hasard industriel (sauf la prévoyance initiale de leur ancêtre qui mit quelques fonds dans ! entreprise minière), on contemple un capitaliste qui entreprend et travaille en personne, un homme qui, mieux que les Saccard ou les.Nantas, pourrait créer de la richesse nouvelle par son inlassable énergie. Eh bien cet honnête, cet actif Deneulin se voit écrasé par les mêmes événements, tout à fait indépendants de sa volonté, qui écrasent simultanément à ses côtés les prolétaires de la mine. Et, en fin de compte, toutes choses tourneront une fois de plus à l'avantage de l’ancien capital anonyme de l entreprise, du « papier » toutpuissant des Grégoire qui n'ont pas dépensé la moindre activité dans les événements pour leur part ! — Ya-t-il à une sincère leçon d'économie pelitique contemporaine, une utile indication aux futurs organisateurs prolétariens de la production universelle. Nullement, car ce n’est là le cours normal etrationvel de l’évolution économique à aucune époque, — bien que ce puisse être, en effet, le résultat . local de certaines conjonctures fort rares et au plus

haut point exceptionnelles.

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