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son adolescence et devint rapidement difficile ou même précaire. D'autre part, il fut loin de se montrer précoce par le développement de l'esprit, son hérédité beauceronne un peu lourde f’emportant visiblement sur son ascendance méridionale en ceci. À douze ans et demi, il ne put entrer que dans la classe de huitième au collège d’Aix où il travailla dès lors de façon régulière, avec des succès honorables. Parvenu à la classe de troisième, il choisit de préparer le baccalauréat ès sciences : non qu'il dédaignât les lettres, bien au contraire, comme nous l'avons déjà vu, mais il éprouvait une invincible répugnance pour les langues classiques, pour le grec en particulier, malgré ses origines corfiotes. Quant aux vers latins, il lui fallait se torturer cruellement le cerveau pour les construire.
Au milieu de sa classe de seconde, on l’envoya continuer ses études à Paris, au lycée Saint-Louis, dès lors réputé par ses cours de sciences, Mais là, se trouvant en concurrence avec des travailleurs. beaucoup ‘plus soigneusement sélectionnés que ses émules provinciaux de la veille, il passa sans transition de la tête à la queue de la classe, et, cédant au découragement, se relâcha dans son travail. Seule la composition française demeura sa partie forte. Son maître, Émile Levasseur, qui fut plus tard administrateur du Collège de France après Gaston Pâris, lisait parfois ses devoirs à haute voix devant ses condisciples et les proposait en exemple, bien qu'il en jugeât la couleur érop romantique à son gré : appréciation qu'il n'est pas superflu de remarquer. Ce fut aussi pour avoir commenté La Fontaine avec un