Réveillé-Parise, ouv. cité, H, p
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savoir Tétat de sa santé, qui est une résultaule de bien des éléments. Il en est de même de la facilité de travail, de la résistance à la fatigue où le système nerveux joue un rôle considérable. Il est évident aussi qu un valétudinaire, qui est sobre, rangé, économe de ses forces, peut vivre plus longtemps et fournir une œuvre plus considérable qu'un homme robuste qui gaspille ses réserves dynamiques. Mais si Ton est d'une grande pauvreté en forces, on a beau économiser, on ne pourra jamais en dépenser beaucoup ; et si les travaux où l'on est engagé l'exigent, on risque fort de ne pouvoir les conduire à bonne fin.
L'étude de la physionomie est une des plus complexes qui soient- Tout s'inscrit sur les traits du visage, l'attention, les émotions et même, jusqu'à un certain poini, Tintelligence. On juge assez facilement — bien que d'une façon peu analysée — si un individu est ou n'est pas un imbécile ; mais c'est tout, et l'on ne peut actuellement songer à diagnostiquer la supériorité intellectuelle par Tinspeclion du visage. La race, l'éducation, la profession, les habitudes de vie, toutes ces conditions qui modifient la physionomie peuvent tromper l'observateur. Il est donc indispensable de photographier les sujets et d'en garder les images qui seront peut-être utilisées plus tard mieux que nous ne saurions le faire aujourd'hui.
Dans l'examen général du corps, il faut noter tout ce qui est d'une étude anthropologique, par exemple la taille assise, l'envergure, la forme des mains. Il est bon de prendre aussi les empreintes
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des doigts. Car on sait que les papilles de la face palmaire des extrémités digitales ont des contours très variés, dont il est facile de prendre l'image sur du papier avec de l'encre d'imprimerie. Galton * a fait de ce signe un élément d'identification, qui est utilisé aussi à Paris dans le service anthropomélrique de M. A. Bertillon. Le médecin anglais a classé les diverses formes des empreintes à Taide de points de repère très ingénieux. Sa conclusion était que ces dessins étaient héréditaires, qu'ils avaient de la tendance à être identiques chez les deux doigts correspondants des mains, bien que variables d'un doigt à l'autre et surtout d'un sujet à un autre. En outre certains dessins seraient beaucoup plus fréquents que d'autres. Récemment M. Féré ', qui s'est livré à des recherches sur ce point, a cru remarquer que, chez les dégénérés, les dessins papillaires les plus simples étaient les plus communs et étaient souvent asymétriques sur les doigts correspondants.
Les plus importantes dans ces recherches anthropologiques sont celles qui touchent au crâne. De tous temps les observateurs ont pensé que les hommes supérieurs devaient avoir des cerveaux plus grands que la moyenne. Ce rapport quantitatif de l'intelligence avec Torgane qui en est l'instrument a frappé nos prédécesseurs. Réveillé-Parise % héritier en cela des opinions
1. H. deVARiGNY, Les empreintes digitales d'après M. F. Galton, Revue Scientifique, 1891, t. XLVII, p. 557.
2. FÉRÉ, Les empreintes des doigts et des orteils, Journal de Vanatomie et de la physiologie, 1893, p. 223 et suiv.