rKiBiip\iRiCK, Année psycholagiqae, (1894), 1893, p. iOa
nommais, il les répétait mentalement, et aussitôt après les redisait à haute voix, en employant surtout rimage auditive et peut-être aussi la mémoire d'articulation. Aussi beaucoup de mois sont-ils groupés comme dans Taudition.
Dans la récapitulation générale (mémoire de conservation), sur 49 mots M. Zola a pu en citer 17, soit 34.6 0/0, c'est-à-dire 42.4 0/0 de moins que dans les séries. Si Ton compare ces résultats à ceux de la récapitulation des objets, on voit qu'ils sont plus faibles. M. Zola a cité dans celte récapitulation un plus grand nombre d'objets, et la déperdition a été aussi moins grande que pour les mots. Parmi les mots rappelés dans la récapitulation, on retrouve : l'"* série, 1 (le premier); 2" — , 2 ; 3e 1; 4e 5, 5^ — , 4; 6«— , 4;7''— , 0. Ce sont encore ceux du milieu qui sont le mieux retenus. Sur les 17 rappelés, 8 étaient concrets et 9 abstraits. 2 mots seulement, qui n'avaient pas été répétés immédiatement, l'ont été à la récapitulation (verveine, avril). Par contre 2 mots, éprouver et jardin, donnés à la récapitulation, n'avaient pas été lus au début de l'expérience. L'idée jardin a dû être éveillée par les noms de fleurs et la consonance de magasin; je ne peux pas faire d'hypothèses pour expliquer l'apparition du verbe ÉPROUVER, d'autant qu'il ne se trouvait aucun verbe sur les 49 mots lus. M. Zola a eu, pour retrouver les mots, surtout recours à la mémoire auditive verbale.
c (Phrases). — M. Zola n*est pas un polyglotte. On a vu qu'il avait, au collège, embrassé la bifur-
IJNgLÊTi: MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE
calioti Bcieutifique, en partie parce que Tétude des langue» morte» le rebutait. Elevé en Provence jusqu'à l'âge de 18 ans, et ayant vécu avec des personnes (jui parlaient le provençal, il n'a jamais pu converser dans cet idiome qu'il lit cependant. 11 ne parle aucune langue vivante étrangère. La mémoire de la syniaxe n'est pas très bonne non plus, puisque M. Zola se sert encore assez fréquemment (environ une fois par semaine) d'une grammaire française (emploi de la conjonction 7ie dans les proposilions subordonnées, même adjectif ou adverbe, etc.), et d'un dictionnaire de$ parlicipes passés.
TestB sur la mémoire des phrases. — Entendre des phrases avec nve vitesse mo^jenne de deux syl-^ labes à la seconde et essayer de les écrire immédiatement. Deux de ces lests ont été empruntés litléralomenl à MM. A. Binct et V, Henri * afin de pouvoir comparer mes résultats à ceux obtenus par oos auteurs.
Texte :
1<* Dana son audience d*hier la chambre criminelie de la Cour de cassation a cassé Tarrôt de la C40ur d'assises des Côtes-du-Noid, qui avait condamné à mort pour assassinat une femme Guéno.
(Fait divers : 36 mots.)
Texle :
2* Les voyageurs suivaient un chemin étroit et rocail-
Reproduction :
Dans son audience d'hier la Cour (lapsus) criminelle de cassation a cassé Tarrêt de la Cour dassises des Côtes-du-Nord,qui avait condamné à mort une femme Guéno.
Reproduction :
Les voyageurs suivaient un chemin étroit et rocailleux
1, A. Bkseï kt y. Ukxw, At\n(e psychologique, (1894), i895,p. 24.
leux, bordé de chaque côté par les touffes vertes de S9,ssafras : çà et là surgissaient des groupes de cocotiers qui, aux derniers souffles de la brise expirante, balançaient leurs têtes touffues. (G. Ay- MARD, Ourson Télé de fer = 38 mots.) I
qui s'allongeait entre des touffes vertes de sassafras. Çà et là des groupes de cocotiers balançaient leurs têtes hautes sous la brise expirante.
Texte :
3° Imprudence [d'enfants.
Dimanche plusieurs enfants s'amusaient à faire marcher une machine à mortier : Tun d'eux, Victor Antiquet, eut sa main gauche écrasée dans Tengtenage. Il a reçu les premiers soins dans une pharmacie d'où il a été porté chez ses parents. (Fait divers pris dans A. Binet et V. Henri, [Année psychologique. (1894), 1895, p. 26] =: 47 mots.)
Texte :
4^ Une violente explosion, qui a jelé l'émoi dans le quartier du Palais-Bourbon, s'est produite hier matin, un* peu avant onze heures, dans une galerie souterraine établie pour les travaux d'établissement du Siphon Berlier qui passe sous la Seine, du quai d'Orsay à la place de la Concorde. (Fait divers =: 52 mots.)
Texte :
5° L'activité humaine sepré-
Reproduction :
Imprudence d'enfants. Dimanche dernier des enfants s'amusaient à faire marcher une machine à mortier. Un d'eux, Victor Antiquay, eutla main écrasée. On le porta dans une pharmacie voisine où il reçut les premiers soins.
Reproduction :
Une violente explosion, qui a produit une grande émotion dans le quartier du Palais-Bourbon, s'est produite hier matin, dans le Siphon Berlier qui passe sous la Seine au quai d'Orsay à la place de la Concorde.
Reproduction :
L'activité humaine semble
sente quelquefois sous des formes anormales : mouvements incohérents et convulsifs, actes inconscients, ignorés par celui-là même qui les accomplit, désirs impulsifs, contraires à la volonté et auxquels le sujet ne peut résister. Ces irrégularités sont inexplicables si on ne connaît que la théorie de la volonté libre et une. (Pierre Janst, Automathme psyckologiquCy 2® édition, 1894; p. 4 = 54 mots.)
Texte :
6° Une vieille paysanne, âgée de 64 ans, la veuve Mouillet, qui habitait une petite maison sur la route déserte des Récollets, avait conduit son troupeau dans les champs.
Pendant qu*elle faisait de Therbe pour ses animaux, une vipère cachée derrière les fagots s'élança sur elle et la mordit à plusieurs reprises au poignet. La pauvre femme en est morte. (Fait divers =:
62 mots.)
Texte :
7° Situés dans Taile qui réunissait d'un seul côté seulement la maison bâtie sur le devant de la rue au corps de logis adossé au fond de la cour à la propriété voisine, la chambre et le cabinet de toilette de Valérie, élégam-
agir souvent d'une façon anormale. Ce sont des actes incohérents, des impulsions involontaires ignorées de ceux-là même qui agissent.
On ne saurait expliquer de tels actes, si l'on n'admet que la volonté une et constamment libre.
Reproduction:
Une vieille paysanne, âgée de 64 ans, la veuve Mouillet, qui habile la partie déserte de la rue des Récollets, était allée faire paître son troupeau ; et comme elle faisait de l'herbe pour ses animaux, une vipère sortit de derrière des fagots et la mordit à plusieurs reprises. La pauvre femme en est morte.
Reproduction :
Situés dans l'aile qui réunissait la maison sur la rue au corps de bâtiment construit contre la maison voisine, la chambre et le cabinet de Valérie sentaient la jolie femme et même la femme entretenue. Le lit tendu de
ment tendus en perse, à meubles en bois de palissandre, à tapis en moquette, sentaient la jolie femme et, disons-le, presque la femme entretenue. (Balzac, La cousine Bette = 68 mots.)
Texte :
8<* Les Anglais devraient être enchantés. Mais ce serait bien mal les connaître que de se figurer qu'ils le sont. Leurs journaux prennent un ton qui veut être solennel et qui n'est que grotesque. Le Standard nous informe qu'il accepte la sentence provisoire concernant les quatre principauxprisonniers dont lapeine a été commuée en quinze ans de prison, à la condition que cette sentence sera soumise à une large et libérale révision. (Echo politique =75 mois.)
Texte (vers) :
90 Une flûte dit: c'est PEtél Viens, la joie émeut nos poi-
[trines.
Mets ton poing blanc sur le
[côté Gomme font les Transtévé-
[rines.
Epis et bluets à demain !
Donne ta main.
(VlLLIERS DE l'IsLE-AdAM =z
32 mots.)
peluche, les tapis de moquette...
Reproduction :
Les Anglais devraient être enchantés. Mais ce serait bien mal les connaître : ils ne Je sont pas. Leurs journaux prennent un ton qui veut être sévère et qui n'est que grotesque. Le Standard déclare qu'il accepte la sentence (les quatre années d'emprisonnement), mais à la condition que cette sentence sera revisée.
Reproduction :
La flûte dit: c'est l'Eté!
Viens, la joie émeut nos poi-
[trines, Mets ton poing blanc sur ton
[côté Gomme font les Traustévér
[dues.
Epis et bluets à demain 1 Donne ta main.
Voici quelques réflexions au sujet de ces tests.
MM. A. Biuet et V. Henri ont observé chez les enfants des écoles primaires que le nombre de mots * retenus augmentait, mais peu, avec la longueur des phrases. Cette loi est à peu près vérifiée par mes expériences. Voici les nombres absolus des mots retenus dans chaque texte lu une fois, en partant du plus court : 30 [i" texte), 28 (3* — ), 33 (4' — ). 42 (6" — ), 44 {8' — ). Celte augmentation progressive du nombre absolu des mots retenus est si petite qu'elle n'empêche pas, pour chaque texte, la diminution proportionnelle au nombre total des mots (0/0 : 83,3 — 59,5 — 63,4
Il est curieux de remarquer que les textes Janet (n° 5) et Balzac (n° 7), qui ont été lus deux fois, OQt donné une proportion de mois retenus (35,1 0/0
— 48,3 0/0) inférieure à celle des textes lus ^Hne seule fois. Le texte Janet a même donné le
plus bas chiffre des mots retenus (19). Enfin le texte G. Aymard (n° 2), qui a été lu 3 fois, a donné un chiffre absolu très bas (25) et un chiffre proportionnel faible (65,7 0/0). D'autre part les vers de Villiersde l'IsIe-Adam (n°9),(iuiontélélus 2 fois, ont donné une proportion de mots retenus énorme (93,7 0/0). Tous ces résultats peuvent s'expliquer. Ce que M. Zola retient le mieux, c'est
1. Dans mes statiBliques je compte tous les mots : subslanlifs, Terbea, conjoQclions, etc.
d'abord les vers, à cause de sa mémoire rythmique qui les fait relenir surtout comme mots cadencés en dehors de leur sens; puis ce sont les faits divers, les petiles histoires de la vie réelle qui sont des scènes de roman. La description de G. Aymard a demandé une certaine attention pour être conservée, et cependant les mots et les images sont simples. Mais M. Zola, qui est pourtant un maître descripteur, éprouve une certaine peiae à se figu- «
rer les descriptions avec des mots écrits par d'au- ]
très. La description de Balzac (n° 7) a été plus mal retenue encore ; c'est qu'elle est dans un style d'une construction très obscure. Enfin le langage philosophique de M. Janet, qui n'est pas familier à M. Zola, lui a donné plus^ de peine encore. La mémoire de répétition des mots isolés (V, p. 209) est de 77 0/0 ; celle des mots groupés, en ne tenant compte que des textes lus une seule fois, est de 65 0/0, c'est-à-dire un peu inférieure. Or MM. A. Binet et V. Henri ont observé que la mémoire des mots groupés était chez leurs sujets de beaucoup supérieure à celle des mots non groupés \ C'est que M. Zola, entendant la lecture d'une série de phrases, ne cherche pas à les relenir, comme il le fait pour les mots isolés, à l'aide de l'audition mentale, c'est-à-dire en quelque sorte mécaniquement. Il vise à conserver l'idée ; et, à la reproduction, poussé par ses habitudes professionnelles, il change un certain nombre de termes. Sa mémoire littérale devient donc mauvaise.
1. Leur conclusion s'appuie sur la comparaison de phrases courtes avec un petit nombre de mots isolés.
Quels sont les mots le plus facilement retenus par M. Zola? Relativement à leur position dans le texte, ce sont les premiers, puis ceux du milieu, enfin les derniers. En effel, si Ton divise les textes en 3 parties égales, et que l'on compte les mots retenus dans chaque partie, on voit, en totalisant les résultats, que, au point de vue du nombre des mots rappelés, le 4" tiers occupe 4 fois la première place, 3 fois la seconde et 1 fois la troisième ; le ^* tiers occupe 4 fois la troisième, 2 fois la première et 2 fois la seconde ; le 3" tiers occupe 3 fois la seconde, 3 fois la troisième et 2 fois la première. Il suit de là que le 1"^' tiers est nettement le mieux retenu ; viennent après les deux autres tiers, le 3* étant un peu mieux rappelé que le 2% ainsi que le montre le tableau suivant :
Proportion des mots rappelés.
{•r tiers Je tiers 3« tiers
fextenM. 8/12 12/12 10/12
- n*>2. 8/13 10/12 7/13 — n^a. 14/16 8/lb 6/16
- nH. 14/17 2/18 17/17
le' tiers 2« tiers 3» tiers
Texlenob. 7/18 3/18 9/18
— no 6. 16/21 12/*20 14/21
— no7. 13/23 9/22 10/23
Il semble donc que M. Zola fixe d'abord assez bien les mots qu'il entend ; puis sa mémoire se Fatigue jusqu'à la fin, où les derniers mots peuvent toutefois être mieux remarqués et fixés. C*est en effet dans les derniers tiers, et surtout dans le deuxième, que Ton note les lacunes les plus considérables, représentées numériquement par le petit nombre de mots rappelés dans ces deux tiers relativement aux rappelés du 1" tiers (Textes n^" 3, 4, S et 8).
Ce qui influe aussi sur le rappel des mots, c'est leur importance (A. Binet et V. Henri). Mais il peut se faire que Tidée du mot soit seule retenue et exprimée par d'autres vocables, par des synonymes, qui trahissent la personnalité psychique du sujet ; les enfants de MM. A. Binet et V. Henri les choisissaient dans le langage familier, traduisant par exemple le verbe ^^ amuser ^Kr jouer. Ainsi M. Zola entend : « ... un chemin... bordé de chaque câléfBiV les touffes vertes des sassafras (n° 2) », et il écrit : « un chemin... qui s'allongeait entre des touffes vertes de sassafras ». On reconnaît là ses procédés de style habituels. Mais parfois le synonyme est un simple lapsus, comme dans le n° 1 où « la Cour crimhielle » est mise pour « la Chambre criminelle ». Quand les phrases sont changées dans leurs tournures, c'est souvent dans fc sens de la réduction. Ainsi celle-ci (n** 2) : « çà et là surgissaient des groupes de cocotiers qui,,, balançaient leurs têtes... » devient « çà et là des groupes de cocotiers balançaient leurs têtes... » et, dans le même texte, « aux derniers souffles de la brise expirante » devient « sous la brise expirante ». De même, dans le n** 7, la longue phrase de Balzac est coupée en deux par un point. D'autres fois c'est une expression qui paraît mauvaise et qui est changée par une autre : « Vun (n° 3) » par « un », « une flûte (n®8) » par « la flûte », ce qui est d'ailleurs une faute de métrique. Plus les phrases s'éloignent des faits divers simples et deviennent littéraires (n° 2 et n° 7) ou contiennent des idées un peu en
220 K>OLÊTE MÉDICO-PSVCHOI.OGIQLE
dehors de ses pensées habituelles (n" S), plus M. Zoia fait subir au texte de changemenls. Dans le premier cas les habitudes professionnelles de l'écrivain transforment involontairement les mots; le second cas est un exemple de la nécessité, pour la retenir, de s'assimiler une idée élrangère et de la traduire. Mais c'est dans les phrases littéraires que M. Zola fait le plus de modifications, jusqu'à changer le sens et à inventer des mots. Ainsi, à la place de » la chambre et le cabinet de toilette de Valérie élégamment tendus en perse (n° 7) », M. Zola met : « le lit tendu de peluche ». Le romancier moderne, choqué par cette description d'un luxe ancien et rococo, l'avait inconsciemment transformée au goût du jour. Dans ce cas seulement, le sens des phrases est changé. Ailleurs, pour les fails divers surtout, la reproduction est exacte. Il n'y a guère à relever que la confusion des « quatre années d'emprisonnement » pour les " quatre principaux prisonniers » du n" 8. C'est là un fait à noter : M. Zola change peu le sens principal dos phrases, même dans les textes longs, ce qui s'observerait rarement d'après MM. A. Binet et V. Henri.
Enfin une expérience très intéressante montre que M. Zola oublie ses propres phrases, quand elles ont été écriles longtemps auparavant, jusqu'à ne pas les reconnaître.
Test sur le souvenir des phrases écrites par H. Zola. — Reconnaître les textes suivants, dont le nom de Fauteur n'est pas donné.
i" Je passe sur certaines petites tacties de style. L'éorî-
vain a dépouillé son manteau pompeux et semble écrire en robe de chambre. Mais, même dans cette familiarité des souvenirs racontés d'une plume un peu abandonnée, quel continuel arrangement des scènes et des mots! L'émotion vraie fait absolument défaut. L'explication, telle qu'il la présente, entre lui et madame Yves, cette confusion d'une femme encore belle, ces baisers et ces larmes sur ses mainSy cet évanouissement brusque qui termine la scène, sont avant tout du domaine du théâtre. Le « Je suis marié ! » est amené avec une science parfaite de l'effet dramatique ; il ferait très bien comme baisser de rideau d'un quatrième acte. (Em. Zola, Extrait d'une critique inédite destinée au Messager de VEurope [de Saint-Pétersbourg], 1876.)
M. Zola ne peut dire quel est Tauleur de cette critique, qui ne lui rappelle ni la bonhomie de Sarcey, ni la fantaisie de Jules Lemaîlre.
2^ Au matin d'une nuit
D'ardente volupté, qu'une maîtresse est belle I Sa bouche, de baisers toute chaude, sourit ; Son œil, demi-voilé, de bonheur étincelle ; Un désir gonfle encor sa gorge de frisson.
Et l'odeur de l'amour sort de sa chevelure.
Une cavale, jeune et fougueuse d'allure.
Après un long combat, à la voix du clairon.
Généreuse, oubliant sa récente blessure, Relève avec ardeur la tête, et, se cabrant.
Hennit, frappe le sol et bondit en avant.
(Vers inédits (1859) d'Em. Zola, in Paul Alexis, Emile Zola, 1882, p. 241).
M. Zola attribue d'abord ces vers à Musset, puis, au 7* les reconnaît comme élant de lui.
d (Chiffres). — La mémoire des chiffres peut être visuelle ou auditive, ou plutôt être provoquée par la lecture ou par l'audition.
Tests sur la mémoire visuelle des chiffres. — Re-
° Lu : 4, 5, 8, 7, 6
Ecrit : 4, 5, 0, 7.
La mémoire visuelle des chiffres n'est donc pas très développée chez M. Zola. Pour les retenir, il les groupe et les additionne. Ainsi, pour le deuxième lest :5 + 2=7 + 3= 10;i + 7 = a + 80 ; ensuite il répète mentalement les opérations pour les retenir.
Testa sur la mémoire auditive des chiffres. — Entendre des chiffres prononcés à raison de 2 par seconde, et les re'péier immédiatement :
i' (5 chiffres] 4, 5, 0, 3, 0.
2° tôchiffresl 3,7,2,4, 8,6.
3° (7 chiffres) 1, (i, 5, 3,4,
4" (8 chiffre;) 7, 2, 5, 8, 0, 4, 3, i.
B" (8 chiffres) 7, 4, 0,0,2, 6, 3, 1.
6° (8 chiffres) 0, 3, 4, 8, 7,
népétilion eiacle.
Répétition exacte.
Itépétition impossible- Répétition impossible.
Ilépétition :1, 4, 9, 0, 2, ( Répétition :0, 1.
Itépétition exacte.
7" (8 chiffres) 1,5, 6, 7 0, 8, 4. i
M. Zola ne peut donc retenir exactement plus de 6 chiffres. 11 est en cela plutôt au-dessous de la moyenne, si oji le compare aux élèves des lycées *. La mémoire immédiate des chiffres n'est pas, chez