M. Zola décrit une hospitalité de nuit
chefs de droit divin conduisant aux combats des mercenaires, des gens payés ou choisis. )>
« En voyant le ciel si clair et si tendre, les deux frères avaient résolu d'aller à pied, iine longue promenade par les boulevards extérieurs. »
« Ah ! son cher fils adoré, il avait beau la négliger beaucoup, elle n'espérait plus qu'en lui, il restait son dernier rêve, toutes sortes de bonheurs, dont il la comblerait un jour. »
« 11 avait fait des aveux complets, il les répéta, très calme, sans y changer un mot ; il expliqua que, s'il avait choisi l'hôtel Duvillard pour déposer sa bombe, c'était afin de donner à son acte sa vraie signification, la mise en demeure aux riches, aux hommes d'argent, scandaleusement enrichis par le vol et le mensonge, de rendre leur part de la fortune commune aux pauvres, aux ouvriers, à leurs petits et à leurs femmes, qui crevaient de faim. »
« Et quelle terrible confession tu m'as faite un soir, ton incroyance, ta torture, le néant où tu roulait ! »
« Pendant des heures, il travaillait, il fabriquait de cette poudre si dangereuse, à la formule connue de lui seul, des manipulations d'une délicatesse extrême, pour lesquelles il ne voulait l'aide de personne. »
« Léonie était morte jeune, quelques semaines après sa mère, toutes les deux d'une fièvre typhoïde. »
Ce sont toujours les mêmes tournures, avec le même abus des propositions participes et gérondives. Quelques exemples feront mieux connaître la manière de M. Zola.
(c Parisien, ayant hii un chemin rapide dans l'administration, un moment préfet à Bordeaux, il était maintenant la jeunesse, l'avenir de la Chambre, ayant compris qu'il fallait, en politique, un nouveau personnel pour accomplir les plus pressées des réformes indispensables ; et, très ambitieux, très intelligent, sachant beaucoup de choses, il avait un programme dont il était parfaitement capable de tenter l'application, au moins en partie. 11 ne montrait du reste aucune hâte, plein de prudence et de finesse, certain que son jour viendrait, fort de n'être encore compromis dans rien, ayant devant lui le libre espace. »
« Seulement imaginez-vous, c'est cet imbécile de ministre, ce ïaboureau, un vieux professeur de province, ignorant tout de notre Paris, qui s'est formellement opposé à votre nomination, en disant que, lui régnant, jamais vous ne débuteriez à la Comédie. »
« — Bah ! répliqua-t-il gaiement, en clignant l'œil du côté de Duvillard, le patron est là.
» Celui-ci, content, lui avait serré les mains, l'avait remercié, en disant qu'il était un gentil garçon. Et, se tournant vers Fonsègue... »
(( Elle hésita, ignorant sq que faisait son fils, restant des semaines maintenant sans le voir. »
« La Voix du Peuple qui, la veille, avait repris l'affaire des chemins de fer africains, en accusant Barroux, l'actuel ministre des Finances, d'avoir touché deux cent mille francs, continuait la campagne, aggravait le scandale, ce matin là, en publiant la liste depuis si longtemps promise... »
« D'autre part, lui, était parfaitement tranquille, n'ayant lien écrit, rien signé, sachant qu'on se tire de tous les mauvais cas avec de l'audace, en n'avouant jamais. »
(( Et, comme Monferrand se rasseyait, ne protestant plus, attendant, Duvillard, de nouveau à sa passion, repris de colère au souvenir du refus de Barroux, s'écria en se levant à son tour... »
« Mais, bien qu'ayant consenti à se mettre au lit près d'elle, il s'était refusé à toute laideur et à toute bassesse, malgré les coups qu'elle avait fiiii par lui donner, s' oubliant jusqu'à le mordre. »
c( Sur les cinq lycées de filles ouverts à Paris, c'était le seul qui fût très fréquenté ; et encore n'y avait-il guère là, affrontant les préjugés et les préventions, que des filles de fonctionnaires, surtout des filles de professeurs, se destinant elles-mêmes au professorat. Celles-ci, en quittant le lycée... etc. »
« Pierre avait senti Guillaume frémir à côté de lui, pendant que l'accusé, si paisiblement, s'obstinait à ne rien dire de rex])losif employé, en acceptant la respon-
sabilité entière de l'acte qui allait lui coûter la tête. Et Guillaume, d'un mouvement irrésistible, s'élant tourné, aperçut le petit Victor Mathis qui ne bougeait pas, les coudes toujours sur la rampe, le menton dans ses mains, écoutant de toute sa passion muette. »
Etc., etc..
Ce sont très souvent les mêmes locutions et, lorsqu'il s'agit de peindre un personnage, toujours la même touche grossière. C'est le procédé, en un mot, dans l'aveu de son impuissance, dans sa laideur reconnue.
Vous avez sur les bras une affaire épineuse, vous dites en langage familier : « Cette histoire m'embête ». M. Zola écrirait: «J'ai toute une histoire qui m'embêle». Les tout et les toute tombent à chaque instant de sa plume. « Toute la plaie ancierme » — « toute sa face noyée » — « toute cette innocence » — « tout cet affreux vide » — « toute cette révolte » — « tout le haut caractère » — « tout le cerveau du siècle » — « toute l'abominable plaie » — « toute l'affreuse misère » — « toute la monstrueuse nuit de Paris » — « tout le rude lutteur qu'il était » — « toute l'énorme force » — etc., etc..
Cet adjectif, massif par sa signification, obsède évidemment M. Zola qui, en l'employant, croit donner plus de vigueur et d'expressivité à la pensée. Pauvre penseur et plus pauvre écrivain !
Mais, dans ce genre, la forme de prédilection de M. Zola est assurément tout un ei tout une. Je les ai notés au fur et à mesure qu'ils me passaient sous les yeux. Je les transcris ici, le- public saisira mieux, en
présence de ce bloc, la nature du procédé. Quant à ^1. Zola, je le prie d'excuser mes oublis :
« Toute une promiscuité » — « toute une grandeur de noblesse » — « toute une liistoi:'e romanesque » — « toute une histoire restée légendaire » — « toute une agitation fiévreuse » — « toute une meute » — « tout un tumulte pâmé » — « toute une évolution sourde » — « tout un flot de foule » — « toute une vie énergique » — « tout un côté de désordre » — « toute une colonne » — « toute une apparence d'utilité » — « toute une révolte » — (c tout un vaste terrain » — « toute une activité chaude» — « toute une affaire considérable » — « tout un long passé » — « toute une désolation » — « toute une colère » — « tout un retour » — « toute une escadre » — « tout un art » — « tout un débordement solide et puissant » — « toute une passion » — « toute une lecture » — « toute une complicité tacite » — « toute une colère » — « toute une crise » — « tout un drame assourdi » — « tout un mal rongeur » — « toute une misère discrète » — « tout un triste roman d'amour » — « tout un monde » — ce tout un dogmatisme » — « tout un bruit de rires » — « toute une rafale de furieux mépris » — « toute une rudesse militaire » — (( tout un travail intérieur » — « toute une soudaine volonté )) — « toute une chasse à l'homme » — « toute une mer de verdure » — « tout un coin charmant » — « tout un brusque tumulte » — « toute une sourde liaison » — « tout un monde » — « toute une longue rumeur » — « toute une nappe joyeuse de soleil » —
<( toute une large place » — « toute une floraison » — « tout un cours de cuisine » — « toute une joie d'écoliers » ^ (( toute une vilaine besogne » — « toute une lourde besogne » — « toutes une bande d'invisibles complices » — « toute une escadre innombrable » — <( toute une fine dentelle » — « toute une pompe » — <c toute une majesté » — « toute une pourriture sociale » <( toute une classe » — « tout un aveu )i — « toute une pensée » — ce tout un travail sourd » — « toute une humanité » — « tout un étage » — « toute une évocation » — « tout un piétinement » — « tout un vacarme fiévreux » — « toute une lutte de générosité » — « tout un peuple d'ouvriers » — « toute une agonie violente » — « toute une fAte » — « tout un scandale » — ce tout un passé de grandeur. »
Autre procédé : c'est un procédé de photographe plus que de romancier.
M. Zola n'a pas dix-sept manières de nous présenter ses personnages. Avec lui, les gens sont toujours de « face )). C'est commode pour l'auteur que la finesse d'un profil ou les oppositions d'un « trois quarts» embarrasseraient peut-être ; c'est monotone pour ceux qui regardent. Descendons de leurs cadres fuligineux ces figures mal débarbouillées :
L'abbé Rose a des « yeux clairs d'enfant dans sa face ronde et souriante »•. — Pierre apparaît « avec sa face creusée » ; ses luttes se lisent a dans cette face aujourd'hui ravagée ». — Madame Théodore a « des yeux meurtris,
dans sa face jaune ». — Avec La veuve nous avons « loute la débâcle du travail sans espoir sur une face humaine ».
— Mathis a « des yeux clairs, un nez droit, des lèvres minces dans une face pâle de vive intelligence ». Puis c'est le tour du baron Duvillard : « toute sa face exprimait la possession...» — « Un tlot de colère empourpra la face du baron. » — L'origine juive de la baronne « se trahissait dans la face un peu longue ». — Gérard a « la face régulière ». — Camille a « la face déviée à gauche ». — Hyacinthe tient de sa mère « sa face allongée d'orientale langueur ». — Amadieu a « une face plate et régulière de magistrat ». — A la fin du déjeuner chez Duvillard, « la détresse de chacun reparaissait sur les faces effarées des convives ». — Monferrand a une «face ronde, un peu commune ». — Chaigneux a une « face noyée, éperdue ».
— A la Chambre, Duthil est nerveux, « toute sa face de joli homme » sue la peur. — Pierre rencontre à la porte de la Chambre Salvat « grand, maigre, ravagé, avec ses yeux de flamme et de rêve, incendiant sa face blême ». — Le marquis de Morigny a « grand air, avec sa face rasée ».
— M. de Larombière a une a longue face » austère. — Quand le baron Duvillard voit Silviane le repousser, « sa face » se congestionne. — Guillaume avait gardé ses moustaches très brunes « ce qui donnait toute une vie énergique à sa grande face ». — Au ressouvenir du petit trotlin éventré par la bombe de Salvat, Pierre « laissa tomber sa face parmi la couverture ». — Thomas a le front haut, la face solide ». — Mère-Grand a soixante-dix ■ans : <( Dans sa face un peu longue .. etc. » — Céline a <( Tair très véridique, avec sa face blonde, douce et intel-
ligente... » — Madame Théodore aperçoit Cbrétiennot^ « toujours bien mis, pincé dans une redingote, avec sa face mince ». — Grandidier a « la face voilée de cette tristesse qui le faisait passer pour sévère...» — Toussaint ne paraît avoir cinquante ans que lorsqu'on s'arrête « à la ruine de sa face ronde et cuite... » — François Froment est un « grand garçon, aux yeux si vifs, dans sa haute face d'intellectuel... » — Antoine a une « face de colosse blond ». — Théophile Morin a « la face éteinte, usée par le professorat ». — Janzen parle froidement « sans un geste, avec sa face de Christ pâle et blond ». — « La longue face de chèvre mauvaise » de Camille luit d'une joie cachée. — Madame Matins est « une petite femme brune, à la face triste et douce ». — Le critique influent dont Silviane recherche Tappui est « un grand gaillard d'une cinquantaine d'années, large des épaules, à la face pleine et barbue ». — Au Cabinet des Horreurs, on aperçoit « des faces suantes, congestionnées », — Le compagnon de Mathis avait la casquette « si profondément enfoncée sur les yeux, qu'on ne voyait de sa face qu'un bout de barbe ». — Legras est « un gros garçon blême, en veston de velours, la face ronde... » — Mondésir est c( un petit homme nerveux et râblé, dont la face ronde » a une rudesse militaire. — Pierre a visité une hospitalité de nuit : certains misérables « dormaient assommés^ la face morte ». — Pierre se dispose à regagner Neuilly, une ombre le frôle, lui parle et s'eftace; Pierre croit reconnaître « la petite face sèche, blême et pincée de Mathis ». — Duthil, dénoncé par la Voix du Peuple ^ a « la face tirée par un tic, dans son effort de sourire
quand même ». — Salvat, tombé aux mains de la police, a c( les yeux saignants, hors des orbites, la face entière ravagée... »
A la Chambre, des députés, « la face grise, accablée, levaient les yeux vers le plafond ». — Fonsègue est redevenu maître de lui, « la face si nette, l'œil si clair... » — Mege interpelle, une tempête s'élève, « seuls parmi les faces congestionnées » les huissiers sont impassibles. — Barroux répond à Mège, « sa belle face rasée » se fait majestueuse. — Monferrand, « ramassé et court, la face en avant », parle après Barroux. — Pierre suit les <(. émotions de la séance sur la face sereine et heureuse » de Mgr Martha. — Marie rapporte des provisions à la maison : a toute sa face rose » rayonne. Une autre fois, nous la voyons a la face pâle, le front bané d'une ride ». — Guillaume parle à Marie, et Pierre sent ces paroles passer « sur sa face comme un souffle frais de nature ». — Marie, en regardant Pierre, se rappelle le jour où il était si sombre, « la face amaigrie, livide, ravagée d'angoisse ». — A une remarque de Pierre, Marie « proteste et, comme si une pudeur la bouleversait, sa face entière s'enflamme... » — Au procès Salvat, Guillaume aperçoit Mathis, « dont les yeux brûlent dans sa face pâle, aux lèvres minces ». — M. de Larombière, outre a la majesté de sa longue face mince... » — On distingue « la face longue du Président ». — Pendant l'interrogatoire de Salvat, Mathis ne bougeait pas, « mais sa face était plus pâle encore... » — Le chef du jury était « un gros monsieur, à la face rouge et large ». — Mère- Orand marche, « très haute, dans sa mince robe noire,
avec sa face pâle d'austérité et d'énergie ». — Guillaume parle à Marie de leur projet de mariage, elle (( était devenue silencieuse, la face immobile ...» — Mathis assiste à l'exécution de Salvat : « il était là, avec sa maigre face imberbe, blême et pincée... » — Salvat « apparut alors avec sa face longue... » — Après l'exécution, « il y eut un réveil, on sortait de ce cauchemar, les mains frémissantes, les faces blêmies... » — A l'aube, Pierre contemple la grande descente des ouvriers dans Paris : « les faces dormaient encore à moitié, grises et lasses... » — Au mariage de Gérard, « les faces se tendaient avec des sourires... » — Toussaint, le vieil ouvrier, est frappé d'une attaque de paralysie : « c'était une hémiplégie qui, en paralysant tout le côté droit, le bras et la jambe, lui avait aussi envahi la face ». — Thomas et Pierre vont trouver Grandidier ; « sa face de douceur et d'énergie gardait un masque d'angoisse... » — Jahan, le sculpteur, considère la Justice, une de ses œuvres : « C'était une figure de femme nue... Sa chevelure éparse et féconde était comme les rayons de sa face... » — François regarde Paris, a la face au dessus de son livre ». — Guillaume est descendu dans les fondations du Sacré-Cœur, à Montmartre ; ce la bougie éclairait son pâle visage, son grand front, en forme de tour, couronné de cheveux blancs, toute cette face énergique... » — Guillaume et Pierre causent à voix basse, un visiteur arrive : « c'était Janzen, avec sa maigre face de Christ blond ». — Pierre que l'abbé Rose a fait appeler, le retrouve « défait, la face toute blanche ».
Est-ce tout ? Vous seriez naïf" de le penser. M. Zola a parfois des scrupules — je ne ris pas. Et quand il estime qu'il nous a montré suffisamment de faces, il croit utile — désir de variété sans doute ! — de nous montrer les airs de ces faces :
L'abbé Rose a un « air d'enfant toujours en faute » ; Madame Théodore un « air d'effacement et de continuelle crainte » ; Céline un « air intelligent et unpeu vieux » ; Laveuve un « air de vieux cheval qu'on ne tond plus » ; Salvat et Matliis ont a l'air terri pie » ; Céline un ce air grave et chélif »; Salvat « Tair d'un homme qui consulte le destin » ; Duthil « l'air d'un oiseau », puis « l'air ravi » ; Eve un « air de maternité amoureuse » ; Hyacinthe un « air de lassitude » et un « air de haute élégance » ; le baron Duvillard un « air conciliant » ; Massot a un « air de souris fureteuse »^ puis un « air de furet » ; Mège ne veut pas avoir a l'air d'être complice » des chéquards ; Sagnier a « l'air d'un boucher » ; Barroux a l'air effacé et triste » ; ^lonferrand « l'air souriant et paterne » ; Duthil « l'air fiévreux » ; Chaigneux « l'air éploré » ; Massot un « air aimable » ; Eonsègue un « air d'aimable compagnon » et ensuite c( un air de plaisanterie » ; Barroux et Monferrand ont « l'air affairé et soucieux »; Chaigneux a toujours « son air éploré » ; Eonsègue n'a plus « l'air de douter du sucsès, du moment qu'il ne risque plus de se compromettre » ; Salvat a « l'air d'un homme qui ne sait où il va d ; le marquis de Morigny a « grand air », un « air hautain d'étranger indifférent aux choses et aux êtres parmi les-
quels une erreur des temps le forçait à vivre » ; Duthil parle à Pierre « d'un air de confidence » ; Silviane a un « air étonné et joli » ; Gérard la quitte « de son air de bel homme indolent et sans malice » ; le baron Duvillard a « l'air inquiet »; Camille a un « air souffrant et railleur » ; une créature de Monferrand écoute Mgr Martha « d'un air dévot » ; le crépuscule apporte aux villes un (c air de songe » ; Salvat a « Tair vaincu » ; Guillaume questionne avec un « air d'intérêt » Salvat, lequel a « l'air troublé » ; Guillaume a un « air animé » ; Bertheroy « l'air d'un vieil herboriste » ; Guillaume un « air de passion contenue » ; Sophie est reçue à Montmartre par une vieille dame qui a a l'air tranquille » ; Janzen a un (c air froid », ou un « air froidement ironique » ; Morin a un « air jaune et las de vieux professeur » ; Mère-Grand a un « air souverain de reine-mère » ; Marie un « air riant » et un a air de tranquille force » ; Céline « l'air très véridique » ; Hortense un « air de poupée blonde » ; Chrétiennot un « air vaniteux » ; Madame Théodore un « air de grande tristesse » ; Amadieu un « air mondain » ; Hyacinthe un « air laborieux d'androgyne » ou un « air languissant » ; Lise un ce air de lassitude » ; Morin un « air de grande lassitude » ; Janzen un « air tranquille » ; Salvat un « air d'adoration respectueuse » pour Guillaume; Gérard a un (.( air de gêne » ; Hyacinthe un « air ennuyé » ; Fonsègue un a air gai » ; Duvillard un « grand air de conquête » ; Camille un « air d'apitoiement railleur », ou un « air d'obéissance » ; Amadieu un « air d'importance finaude » ; Gérard un « air sérieux » ou un « air aimable )> ; Eve un
« air de déesse mûre » ; Gérard un « air grand et fort » ; le marquis de Morigny un « grand air de vieillard sévère et tendre » ; Silviane (( l'air d'une vierge de missel y); Duthil « l'air extasié », ou un ce air d'homme de plaisir » ; Silviane un a air d'idéale pureté » ; Hyacinthe un « air d'indulgence » ; Bergaz un « air aigu » ; Silviane un « air candide de vierge folle » ; Monferrand n'a plus (( son air paterne »; Gascogne a « l'air d'un ouvrier endimanché )>; Monferrand a un « air impatient », un a air franc et bonhomme », un « air de bonhomie bourrue » ; Duvillard un « air calme et souriant »; Duthil « l'air effaré » ; Barroux un « air de plaisanterie »; Monferrand, « Vair très calme toujours, sous le vent de terreur, gardait son air bonhomme et souriant »; Monferrand, en apercevant Mgr Martha, prend un « air désolé » ; Mgr Martha a un « air aisé de conquête » ; Eve a « l'air brisé » ; Hyacinthe « l'air correct et ennuyé » ; Dupot un « air d'ennui et de lassitude »; Salvat un « air éperdu de satisfaction animale » ; Monferrand marche derrière Barroux, « Vair bonhomme, ayant Vair de ne rien savoir... » ; Taboureau a « l'air d'un vieux sou effacé par l'usage » ; Mère-Grand a un « air de tranquille héroïsme », plus loin un « air grave » ; Marie un « air de bonne amitié » à l'égard de Pierre ; la même a un « air de sagesse », et ailleurs un a aii' tranquille et fort »; Mère-Grand un « air grave »; Grandidier un « air de force et de contentement » ; Madame Théodore un « air effaré de malchanceuse » ; Madame Mathis « l'air d'une honnête bourgeoise » ; Morin a un « air
las » ; Mère-Grand et les fils de Guillaume accueillent
Pierre « de leur air tranquille de tous les jours » ; Guillaume a un « air souriant » ; Mère-Grand « Tair !e plus aisé du monde » ; Marie un « air d'affection heureuse »; Duvillard, s'il assistait au procès Salvat, « aurait l'air de venir demander vengeance »; Duthil a a l'air très renseigné » ou un « air d'importance » ; Salvat un « air de fatigue et d'indittérence » et son avocat un « air éveillé »; Salvat répond aux questions du Président d'un « air las et poli » ; quand il a lu sa déclaration, il reprend sa place, « d'un air de grand joie intérieure » ; Mère-Grand a un (( air de sérénité royale » ; elle reproche à Guillaume d'avoir depuis quelque temps un a air distrait » ; Guillaume a un « air doux et têtu » ; Mère-Grand a toujours « son grand air sage de reine-mère »; Guillaume annonce à ses fils le mariage de Pierre, « de son air de sérénité habituelle » ; Bertheroy est « très fin sous son air négligé et un peu rude » ; Massot a un « air gai » ; les aides du bourreau un « air de patience » ; la guillotine un « air de bassesse et de honte » ; le bourreau a « l'air fâché, ayant hâte d'en finir » ; Gascogne a un « air froidement administratif »; Massot a « l'air amusé »; Duvillard a « son grand air des jours de victoire » ; Gérard a « l'air qu'il devait avoir » ; Mgr Marlha sourit (( de son air de souverameté aimable » ; Monferrand sourit « de son air de bonhomie un peu narquoise » ; Steinberger a un « air d'ironie attendrie » ; Monferrand continue (c de sourire de son air paisible » ; Dauvergne écoute Chaigneux « d'un air de bienveillance » ; Gérard et Gamille gardent « leur air d'enchantement » ; Hyacinthe a un (( air de hautaine désapprobation » ;
Mgr Martha se met « à causer de son air de caresse, avec une gaîté aimable » ; le baron Duvillard reprend « son air triomphant » ; Mgr Martha regarde Eve et Camille « d'un air d'indulgente sympathie » ; Guillaume a « l'air de revenir de très loin » ; un soir pourtant, il rit avec Marie, a l'air amusé et paternel » ; il parle à Pierre « d'un air calme yy et ce qu'il lui apprend est « dit d'un air de décision » ; Toussaint, frappé de paralysie, a « l'air foudroyé » et regarde Pierre et Thomas « d'un air d'indicible tristesse » ; Madame Théodore et Céline ont « l'air à leur aise » ; Hortense soupire « d'un air de soulagement profond » ; le pavillon où demeure Grandidier est « d'air heureux » ; Grandi'lier a un « air de grande animation » ; Lise (( gardait son air infirme de naine souffreteuse » ; Jahan a un « air de bonne humeur » ; Guillaume aborde ses tils « l'air ravi de la rencontre » ; François dit que la nuit descend sur Paris, « par degrés, d'un air d'intelligence » ; Guillaume met de l'ordre dans son laboratoire « de son air actif accoutumé »; Guillaume s'occupe, ((. d'un air très attentif » ; « de son air tranquille » il conte ses projets à Pierre ; Janzen « cause de son air froid » ; Mère-Grand a « l'air de croire qu'elle ne mourra pas » ; l'abbé Piose a un « air de bonté grave ».
Voulez-vous que je fasse jouer devant vous un autre procédé-type de M. Zola? A votre aise.
Vous avez tous rencontré chez les contemporains ces expressions : un front de fraîcheur, une âme de tendresse, un cœur de lovauté, etc. — Ces nouveautés
ont leur charme, à condition toutefois qu'on en use modérément. M. Zola, c'est un grand malheur pour lui et pour nous, n'aime ni ne pratique la modération. 11 outre tout ; ce qui est mal, sous sa plume devient très mal ; ce qui eût pu être bien, avec lui cesse d'être bien. C'en est affligeant. Je relève dans Paris .-
Des « quartiers de misère et de travail », des « quartiers de richesse et de jouissance », un « Paris de mystère », une (( bouche de bonté », des « messes de supplication », des « cierges d'imploration », une « bouche de douceur », des c( yeux de tendresse », un « visage d'ardente supplication », une « religion de santé et de joie », des « coins de misère », des « cités de souffrance », un « dégoût de misère », une « chambre de pauvreté et de souffrance », une « face pâle de vive intelligence », un « soleil de santé et de fécondité », une « grandeur de noblesse », des a bras d'adoration et de caresse », une « face d'orientale langueur », une « bouche d'appétits sans scrupules », une « matinée de misère », une « maison de misère et de souffrance », un « milieu de grand luxe et de jouissance », des « yeux de brûlante jeunesse », des « yeux de rêve», une « bouche de bonté », une « imploration de foi naïve », un « décor de faste chimérique et de grandiose magnificence », un « livre dé candeur », un « Paris de rut et de bravade », un « front de logique et de raison », des « yeux de stupeur », une « douceur d'intimité *, un « pur front d'intelligence », un « nez de finesse », des « yeux de gaîté », un c( sourire de paix », un « regard de vaillance », une
« odeur de jeunesse », une a maison de misère et de souffrance », un « quartier de misère », une « religion de science », un « bain d'innocence », une «bouche de santé », une a vie de mystère », des i yeux de rêverie et de tendresse », une « figure de grandeur et d'épouvante », des (( yeux d'irréalisable tendresse », un « coin de chimère », une « main de logique et de santé », des (f bras de tendresse et de salut », un « chuchotement de fièvre », des « frasques d'imagination et d'audace », des c( visages de terreur et de mystère », un « rire de soupçon », des « coins d'abominable ordure », un « argent de ruine », une « douceur de désolation », un « coin de félicité certaine », un a masque effroyable &' effroi, de colère et de souffrance », un « vaincu de misère et de révolte », des « rires de victoire prochaine », un vi document do mensonge et de calomnie », une « rhétorique de fièvre et d'entêtement », un « tumulte de triomphe », une ce attitude souple de jeunesse », un « bon vouloir de fraternité », un « grand front d'intelligence », une « bouche de bonté », une a allégresse de santé et de force », une « réserve d'hypocrisie », une « pureté d'enfance », des « êtres de nature, de liberté et de santé », un « souffle frais de nature », une « sérénité de perfection », une « thèse d'humanité», une «œuvre de santé et de vérité », un « blé de santé et de lumière », des « quartiers de labeur et d'effort », une « moisson future de justice et de vérité », un « coin de mystère », une « révolte d'humanité et de justice », une « lutte de concurrence », une ruche bourdonnante de travail », un « rire de jeunesse », un « coin de misère décente », un « monde futur de
justice et de vérité », un « chemin de songe et de vaine attente», une «tâche de consolation et d'espérance », un « édifice de terreur et d'oppression », a un vent d'allégresse », un a artisan de mensonge», un « monument d'expiation et de triomphe », une exaltation de santé et de force », une « délicatesse d'enfance », un « geste de passion gamine », une « sérénité d'espoir », des « bains d'air et de clarté », un « coin de tranquillité et de fraîcheur », des « conseils de raison, de force, de vaillance », une « âme de justice et d'héroïsme », un coin de bonheur », une « maison de labeur, de paix et de tendresse », des « yeux de franchise et de loyauté », un (( vent de terreur »,des « yeux de ruse », des « yeux bleus de tendresse », une « société de justice et de bonheur », une « crise de souffrance et de lutte », des « yeux dé rêve », une <c besogne de salut », une « fleur de jeunesse », un « coin de tendresse et de songe », des « bras de charme et de soutien », une « ville de rêve », un « soleil de victoire », une « lumière de rêve », un « lac de douceur et de sérénité », un « Paris d'oubli », un « rayon de légende », une « apparition de douleur et d'effroi », un « gémissement de lointaine agonie », un « lit de misère », un « quartier de pauvreté et de travail », une a visible exaltation de foi », un « frisson de nausée », un « quartier de misère et de travail », des « quartiers de richesse et de jouissance », une « foi ardente de vérité et de justice », un « matin de colère », un ft visage d'angoisse », des « yeux de flamme et de songe », un « quartier de misère et de travail », des a. yeux de pitié, de dégoût et de crainte », un « pain
de rancune », un « éclat d'insolence », une «. bouche d'innocence », des « yeux de candeur », des « yeux de franchise » , un « masque effrayant d'angoisse » , une « lutte de générosité », une a chambre de travail et de misère », une « pièce de souffrance », un « ronflement continu d'activité », une « fièvre d'énergie », une '( face de douceur et d'énergie », un « masque d'angoisse », un monument d'absurdité et d'affront », une « volonté de domination », un «. soleil de beauté, d'harmonie et de force », un a endroit d'horizon sublime, de grand air charriant tant de germes... », une « maison de paix et de travail », un « cantique de magnificence », une « jalousie de convoitise», un a soir d'éperdue tendresse », un « vent de violence », un « cadeau terrible de destruction, de toute-puissance », un « ton de sérénité », un « rêve de violence », un « travail de création », des « yeux d'innocence et de travail », un « cœur simple de sublime bonté », des « yeux de bonté », un « passé de grandeur ».
Indépendamment des procédés de ^I. Zola, que de reproches on pourrait légitimement lui adresser ! J'ai dit mon sentiment de ces des, dans, de, dont, qu'il met dans ses périodes. J.'auteur de Paris ne soupçonne pas ce qu'ils ôtent à la fois d'alacrité et de vraie fermeté à la phrase :
« Et, dans la glaciale journée de dégel et de brume, le royal hôtel de la rue Gaudot de Mauroy, près du boulevard de la Madeleine, était tleuri des tleurs les plus
rares, la passion de la baronne, qui changeait les hautes pièces somptueuses, encombrées de merveilles, en serres chaudes et odorantes, où le triste jour blême de Paris devenait une caresse r/'une infinie douceur. »
« ... Et il vint s'asseoir, s'allonger au fond ^'un des fauteuils de satin bleu, lamé ^'argent, dans l'assoupissement de ce parfum, du grand silence chaud qui semblait tomber des tentures. »
« 11 tâchait d'y mettre le plus de discrétion possible, épouvanté des mots qu'il disait, des choses qu'il racontait, dans ce milieu de grand luxe et de jouissance, devant ces heureux comblés ^/^5 joies de ce monde... »
(( 11 dut jouer f/^5 coudes, s'ouvrir un passage au travers de cette cohue, de la lâcheté frissonnante des uns, de l'audace insolente des autres, des titres salissants du plus grand nombre, dans l'inévitable contagion du milieu. »
« Laveuve, mort là-bas, étendu sur son fumier de guenilles, les mains crispées, dans le désir têtu de se retenir à sa vie de torture, pendant que lui (Pierre), repris de sa tlamme de charité, brûlé d\\n zèle ^'apôtre, battait Paris afin de lui trouver un lit propre... »
« Dans l'écroulement qui s'était fait en lui (IMerre) de toutes les croyances, dans le néant auquel il avait abouti, ces hommes, venus là des quatre points des idées du siècle, remuaient le terrible problème dont il
souffrait, celui de la croyance nouvelle attendue par la démocratie du siècle prochain. »
« Un sourd bruit de pas se faisait seul entendre audessus de leur tête, le pas de Nicolas Barthès, l'héroïque amant de la liberté, qui, ayant couché là, avait repris, dès la pointe du jour, sa promenade de lion en cage, son habituel va-et-vient f/'éternel prisonnier. »
« Et, comme celui-ci les regardait s'éloigner dans la direction de la maison dont il apercevait le jardin, par dessus le mur de la rue Saint-Éleiithère, il crut distinguer une fine silhouette, un visage blanc égayé de soleil, sous le casque de cheveux noirs, Marie sans doute, en train de surveiller les pousses de ses lilas. »
a Son pas, là haut, de lion en cage, cette obstinée promenade de l'éternel prisonnier, qui avait passé les deux tiers de sa vie au fond de tous les cachots de France, pour la liberté des autres, n'en ajoutait pas moins, dans la petite maison silencieuse, une mélancolie attendrissante, le rythme même de tout ce qu'on espérait de bon et de grand, de tout ce qui ne viendrait sans doute jamais. »
« Tout de suite, Camille, se sentant surveillée par sa mère, exagéra son amabilité de vendeuse, profita des ])etites licences que la fièvre charitable autorisait, glissa dans les poches du jeune homme de menus objets, en mit f/'autres dans ses deux mains, qu'elle serra entre les siennes, et cela dans un éclat de jeunesse, avec de
grands rires frais, qui, là-bas, torturaient l'autre, la rivale. »
tt Et autant Barroux, de dix ans plus âgé, blanc et solennel, gardait la haute prestance du pouvoir, avec sa belle figure rasée, ses favoris neigeux, toute cette attitude de conventionnel romantique qui essayait de magnifier la simple loyauté ^'un bourgeois, un peu sot et bon ; autant l'autre, lourd et fin, sous son masque commun, dans son affectation de rondeur et de simplicité, cachait des gouffres ignorés, une àme obscure de jouisseur et de despote, sans pitié ni scrupules. »
« Et lui, l'homme, était le plus lamentable des gibiers, une épave, hâve et terreux d'avoir passé la nuit dans un trou de feuilles, trempé encore jusqu'à la taille de s'être jeté au travers f/'un ruisseau, battu par la pluie, couvert de fange, ses pauvres vêtements en lambeaux, sa casquette à l'état de loque, les jambes et les mains eu sang de son terrible galop parmi les taillis obstrués <;^' orties et de ronces. »
« Toute une nappe joyeuse de soleil entrait, se jouait parmi l'extraordinaire pêle-mêle de la salle, oii s'entassaient tant de besognes, tant ^'outils divers, au miheu desquels la table à ouvrage des deux femmes était fleurie ^'une grosse touffe de giroflées. »
« On disait, dans l'usine, qu'il n'y avait pas eu de crise depuis près f/'un mois, et que de là venait l'air de force et de contentement du patron, la main ferme,
un peu rude, dont il assurait la prospérité croissante de sa maison. »
Il n'est pas une page de M. Zola, pas une, où l'on ne rencontre ces montagnes de prépositions et de pronoms. M. Zola n'a d'ailleurs pas le sens harmonique. L'euphonie, qui était tout pour Flaubert, n'est rien pour M. Zola.
11 écrit : « Il appartenait à une des plus vieilles familles de France. » — « Surtout il s'intéressa, dès qu'il entendit un d'eux... » — « ... François Froment, arrivé un des premiers. » — « A une des premières tables... », etc.
Les syllabes les moins laites pour aller ensemble retentissent en des chocs barbares. Lisez à haute voix ce qui suit: « ...toute une floraison de grosses roses thé... » — «... il avait pourtant grand air, avec sa face rasée, aux profondes rides correctes. » — « Ce silence frissonnant où sonnait seule la parole du prêtre. » — «... laissant tomber la maison à un silence de tombe. »
— (X 11 n'avait bu qu'un verre de bière, la veille au soii-, après deux jours déjeune déjà. » — « ... ses collègues et tout le public qui le dévisageaient auraient juré de sa complète innocence, tant il avait la tête d'un honnête homme. » — « Je te guérirai de la torture de ton doute. »
— « Un portrait de Lise lisant... » — « Le bout de bougie diminuait, et Guillaume se leva de la pierre d'où il n'avait pas bougé. » Etc., etc.
Ou bien ce sont des assonances, — ces assonances qui, au dire de Flaubert, doivent être évitées, quand
bien même on y passerait huit journées entières * : « ... il affecta un socialisme catholique vengeur, dressant le p'ocèsde la libre pensée et de la République... » — « ... le coup de brusque fièvre qui l'avait emporté et fait combattre en Sicile, aux côtés de Garibaldij lors de l'épopée légendaire des Mille. » — « La bouche édentée, restée fine, se perdait dans la barbe de neige, tandis que la couronne des cheveux, d'une blancheur cVauréole, tombait en boucles sur les épaules. » — a Elle avait une figure ronde et noyée, éclairée de petits yeux vifs, très brave femme, un peu commère, friande aussi, n'ayant d'autre défauts que d'adorer faire de la bonne cuisine. Tout de suite, avant que l'autre ouvrit la bouche, elle comprit le but de la visite. )) — « Quelques années d'influence ont suffi, voici le satanisme, Y occultisme , toutes les aberrations qui fleurissent... » — « Pierre fut frappé de la pure flamme que cette séance de bon travail avait mise dans les pâles yeux bleus à' Antoine. » — Guillaume tira de Solvat ce qu'il avait fait le jour de Vattentat... » — « ... ne trouvant pas la force de quitter le pavé parisien, attendant qu'on l'y arrêtât, à l'état dernier d'épave sociale... » — « Eve eut une première déception, en voyant entrer seul le général Bozonnet, que son neveu Gérard devait amener. » — « ... elle ignora môme qu'il fut resté là, lorsque Gérard, cédant à l'imploration douloureuse de son regard, réussit à s'échapper... » — « C'était vrai, qu'il devait souffrir, dans sa bonté native, de sa vie inutile et manquée... » — « On