‹ Émile Zola, ParisChapitre 2 sur 15 · Journal des Concourt, 3® série, 1"" vol., p · texte numérisé non relu

Journal des Concourt, 3® série, 1"" vol., p

4. « 11 n'avait pas d'abord d'opinion politique. Vous l'auriez eu, avec tant d'autres, si on avait voulu. 11 n'a trouvé à placer sa copie que dans les journaux démocratiques. Eh bien ! en vivant tous les

sortes d'écritures, oui, crécritures méprisables *■ ». Un autre se fut, de découragement, logé du plomb dans la tête ; Zola trouve au contraire, dans son sort, des motifs d'espérer; il ne doute pas un instant de sa gloire future ; il a foi en son étoile; d'un huitième étage, tandis que son camarade Pajot, qui sera plus tard commissaire de police, « s'amuse à pisser dans les cheminées des locataires, lui, Zola, reste en contemplation et, devant la capitale étalée sous ses yeux, il se glisse, dans sa cervelle de débutant littéraire, la pensée de la conquête de Paris ^ ».

Et il fait comme il s'est promis qu'il ferait. 11 réalise même plus que son rêve ; il violente la destinée et conquiert, avec Paris, la très digne, la très honnête, la très vertueuse bourgeoisie de nos provinces. Les journaux s'occupent de sa personne et de ses livres, le voilà célèbre ; ses romans se vendent à des cent mille exemplaires, le voilà riche; on le nomme chevalier, officier de la Légion d'honneur, le voilà tout à fait considéré ^.

Une faveur si haute était-elle méritée? Deux choses peuvent valoir à un écrivain l'admiration de son pays : la fierté du caractère, la supériorité du talent. M.Zola les a-t-il?

jours avec ces gens-là, il est devenu démocrate. C'est tout naturel. « Ainsi s'exprime Concourt sur M. Zola, en présence de la princesse Mathilde. (Journal des Goncovrt, 2" série, 2^ vol., p. l.'^O.)

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