‹ Émilie ou La bonne soeur histoire moraleChapitre 12 sur 26 · IL · texte numérisé non relu

IL

pourquoi donc cela?

Henriette. C’est qu’il est occupé à

faire une petite charette; et quand elle

sera faite, nous la traînerons dans la

cour, pleine de pierres.

M mc Sidney. Nous! tu lui as donc . . . , ».

prête ton aide.

Henriette. Oui, maman; oh! tu ne peux pas te figurer comme ce sera drôle !

^ r r , * » ♦ •yMf . t s • • . • | . *

M mc Sidney. N’importe; vous allez

; ' avoir la complaisance de vous asseoir ; .

est-ce que vous ne voyez pas made- y* y " moiselle Wyndham?

Henriette (boudant). Oui, mais il :

; -• faut que j’aille finir ma charette,.. V

■ ' M me Sidney. Fi donc ! je suis honteuse ' :

pour vous! venez ici, et dites bonjour .-y r • à M Ue Wyndham. f • /

* Emilie s’avança à sa rencontre; mais v M lle Sidney baissa la tète, et ne voulut ' •

point lui parler; sa robe était sale, ses r ’ cheveux paraissaient n’avoir pas été démêlés de la semaine; sa figure était échauffée; enfin, c’était une petite fille de l’extérieur le plus négligé et le plus • désagréable. s

M me Sidney. Voyons, M. Sidney, par- ;

. lez-lui; vous voyez qu’elle ne m’écoute pas.

'V - vv

72* : ‘ / Emilie. i v .

• . . M. Sidney. Eh bien, Mademoiselle!

v : qu’est-ce que c’est donc que cela?'

Pourquoi ne faites-vous pas ce que vo-

- J tre mère vous commande? j’aurai soin

**.*' vTV 7

y j<îe vous désormais, si vous ne vous coh.t \ duisezpas mieux. — Ne lui parlez pas,

. M lle Wyndham; elle ne mérite pas que A *; vous fassiez attention à elle.

' : M llc Sidney murmura alors quel-

ques mots à Emilie, qui était toute confuse pour elle; elles s’assirent ensemble, et M lle Wyndham chercha vainement à faire parler Henriette; enfin., au bout de quelques minutes la porte s’ouvrit avec précipitation, et ' - l’on vit entrer Edouard qui arrivait avec une figure rouge comme l’écarlate, criant et pleurant de toutes ses forces.

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