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pendant plusieurs semaines, elle eut à * ' soutenir une lutte violente entre sa.
raison et ses sentiments, pour entretenir sur son visage cette noble sérénité quelle était si jalouse de conser- • ver. Emilie, frappée de son courage :
et de. son héroïque fermeté, résolut de* profiter de son exemple. Dès ce moment , elle s’attacha, avec la plus scrupuleuse attention, à se corriger elle-même de . toutes ses fautes, dont l’exemple aurait pu devenir funeste à Charlotte. Elle ne cessa de donner à sa.
jeune élève les plus grandes démons-* trations de tendresse; elle la reprenait toujours avec douceur et modération ; et la petite fille oublia bientôt son ia-
- fortune au milieu des soins et des ca- :
resses, qu’elle partageait avec Maria.
Hélène lui devint particulièrement :
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attachée^ et * Maria, . £ .l’èrivL * de ses
• sœurs, ne cessait de. lui prodiguer ses
soies. • . .. - » - . • • . • :
. Emilie, Cependant, malgré Te plus vif désir de fyieu faire, élajt encore trop * * jeune pour qu’il ne lui. arrivât pas de .. se tromper quelquefois. Un jour entr’autres, elle manifesta un désir peu raisonnable. ’Ellé aurait voulu, disaijt- :
elle, qu’il lui eôt été. possible de savoir ' • ce - que faisait en ce moment un de ses parents qui résidait dans un pays éloigné. Madame Wyndhàm sourit et lui dit qtfette lui donnerait h lire une histoire qu’avait composée pour elle,:à ce sujet, une de ses amies; lorsqu’elle .
était jeune. v Le soir donc, lorsque ses sœurs se furent retirées dans leur chambre, Emilie lut' à haute voix l’histoire suivante. - * .
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