‹ Émilie ou La bonne soeur histoire moraleChapitre 6 sur 26 · J1UI · texte numérisé non relu

J1UI

auraient bien dû réfléchir cependant, • V;; Que loi, qui aimes tant les oiseaux et • y- ; : Ies Veilles, lu ne serais pas moins ia

^ 4 l uu

raient donc dù t’offrir de rester aunrès -

. ; louse qu’eux de les voir aussi; ils au

serait restée seule. .J-

Abthur. Maman, je croyais qu’Émitiev ' J <i *> et Hélène nous auraient suivis. '

E3IJLIE. Je ne doute pas, Arthur, que ce ne fut là ton idée, et c’est probable- w ment ce que nous aurions fait, si nous no,J s fussions insensiblement enga-

plaisait infiniment plus que de voir mes * oiseaux. Ainsi donc, maman, je l’en prie,

gees dans une conversation qui me

EMILIE. ;; v./*\v,/$& s

lie sois pas tachée contre mon frère,*/. .

•• 'ni contre ma sœur. .*-• •/ *ï'\ v

Arthur (avec chaleur). lu Cs trop . ' bonne pour nous, Emilie.. Quant à * ; \ Maria qui n’est qu’un enfant, elle est excusable -, mais, moi, jè ne; le suis >

* guère de n’avoir pas mieux Su ce qu’iL v v convenait de faire dans cette circon-" ; stance.

M. Wyndiiaji. C’est bien, Arthur,

r - .. j’aime à te voir faire le sincère aveu

de la faute.

M me Wyndiiàm. Cela vaut infini- . •*/ ment mieux que toutes les excuses que lu pourrais alléguer pour ta justification. N’en parlons donc plus; seule - . ment je te recommande d’imiter les . soins et l’attention d’Emilie pour sa sœur. Modérez, mes chers enfants,

; ^ ;eè^ : ^ar^ur qui me plaira toujours en; \

(vous/ tant qu’ëlje ne portera aucune 1 “

atteinte -aux -amusements d’Hélène:

: -, '$àûvre $ètite! clk.wt aveugle , et par : %• (

xetâ même ellç sê -trouve très-bornée. . ; - ?

» / dans le cercle étroit de ses plaisirs*, il» \* i

"dépendent tOusde notre attention.

\ Ainsi* je* vous .en*;prie, dans cette cir- t y

. constance ; comme' dans toutes les au- # ; , j

très, faite» ce que vous voudriez qui j

^ vOus fût fait. ■ 1

fc ^ ^ • . ,1 . . « - ,-=■ i

A ces mots : Pauvre, felitè! ÿlle est t \ > aveugle , au toq pathétique avec lequel'

. ils furent prononcés, les larfries brillèr- <• rent dans les yeux dlÊmilie ^et d ? Ar- . thur. lis embrassèrent, tous dètix leur

» . Ultli « - — -J — ,

\ mère, et elle œmprit pàr-là la pro- , - ^ .messe; qüe lui- -faisaient leurs ccêurs; de ne jarüms négliger de' malheureux -

ii • —

É3IILIE.

. *«eC**r *

; . . ’ objet de leurs soins. Hélène rentra dans

' * ■ ■ ce moment, et l’on se mit aussitôt à ; *

i'«:. prendre les occupations du matin. -•/ Emilie et Maria travaillaient à coudre

ou à broder, tandis qu’Arthur faisait • ;* v la lecture à haute voix: et Hélène *;.* •

s’occupait à faire des nœuds, en écou- ?

^ tant son frère. Mais Arthur fut bientôt

obligé de quitter leur société, pour .-r aller prendre sa leçon de latin avec

- • son père. Emilie prit alors le livre, le :

J repassa ensuite à Maria, et un insï : tant après se mit à son clavecin ,

qu’Hélène entendait avec beaucoup de plaisir. Elle était passionnée pour la musique, avait une assez jolie voix, * ■

, /. et chantait agréablement plusieurs « chansons. Pendant ce temps-là, Maria prenait sa leçon d’écriture avec sa

I *’ '-f~ ‘• > i *.v. rv ~ 1' .v/ •* •/ " ‘

fit mettre . les chevaux * à la voiture, "

? * et partit accompagnée de ses faois fil-l : desi, pour aller pn lotir dë proms- -V '

- nade. Elle dit . au cocher de. lès corr-

* . > duire chez IMh? NevÜIe. Elle avait • 7

f autant d’impatience de. la revoir, qüë' ‘ ; ses enfants d’embrasser leur petite . ■ * . /camarade de jeu., pour laquelle ijsy. . ~

* avaient rapporté plusieurs joujoux de

Londres; l , V- „ .■>./- . .

*• , Quand ld voiture se lut arrêtée à ;

. la porte, la petite Charlotte arriva en.

courant, et aussitôt les f enfants de

# M m ? Wyndham, mettant pied à terre* se disputèrent- en qiifclqüe ' sûr te à qui, * rembrasserait la première. — Oh! je

suis si contente de vous , Voir, s’écria T

*>■. • * 'tH

ÉMiLiE. : 37

Charlotte; maman pensait que vous viendriez aujourd’hui. — Comment se trouve-t-elle aujourd’hui, ta maman,] ma chère amie? demanda M rac Wyndham. — Oh ! bien mal, en vérité, répondit la petite fille. Elle est bien faible maintenant; elle ne peut plus se promener avec moi du tout. M mc Wyndham soupira profondément, et prit par la main la petite Charlotte qui les conduisit dans le salon où se trouvait M me Neville. M mc Wyndham l’embrassa avec une cordialité qui attestait leur longue amitié, leurs yeux en môme temps se mouillèrent de pleurs; mais c’était, dans M me Neville, l’effet de la joie qu’elle ressentait en voyant son amie; au lieu que les larmes qui s’échappaient des yeux de M me Wyndham,

. » i»'/* ETt * • »

étaient des larmes de tristesse; c’était la vue de 1 altération qu’avait produite Fespace de quelques mois, sur le visage de M me Neville, qui les lui arrachait.

Surpris de la pâleur qui était répandue sur tout son visage, les enfants la regardaient tristement et sans proférer une seule parole, tandis qu’Émilie, les larmes aux yeux, prenait la petite Charlotte sur ses genoux, et la caressait d’un air plein d’intérêt. Enfin, M me Wyndham, surmontant son émotion, rompit ainsi le silence :

;M”'WvNDHAM.Vou$m’allen'diezdonc, ma chère aime?- •*; '

M rae Ne ville. Oui,^. savais que vO- v tre bonté vôu$ eqgagerait/à me s venir voir le plus'4^pGssib^

N * - % \ â ; ; . > • # tfJ • • : % . # . * * • «

~J£ ;V ''*■'■■ ••' >;;•* *mwb : ; : . } •: . : • 3? , -

Page 1