LES ANGES VISITÉS
qu'on y a jointe dans la dernière version française; qu'ils y choisissent les sujets sur lesquels ils aiment à consulter Swedenborg, et ils feront une lecture trèsfacile, très-entraînante. Qu'ils prennent, par exemple, les mots enthousiastes, visonnaires, prêtres^ prédica^ teurs, savants ou d'autres de ce genre, et assurément ils n'éprouveront aucune fatigue dans cette lecture. S'ils prennent le mot Sivedenborg , par hasard , ils y verront que l'auteur a causé avec les Esprits et les Anges, avec des personnages qui ont vécu il y a vingt siècles, dix-sept siècles, quatre siècles ou trois siècles ; qu'il a été conduit par le Seigneur dans les cieux quant à l'esprit, son corps restant dans le même lieu ; qu'il lui est arrivé d'être détaché du corps comme le comte d'Hauterive, l'aimable ami de Saint-Martin, dans sa légende; que les anges ont vu par ses yeux ce qui se passait dans notre monde. Ils y verront beaucoup d'autres choses non moins curieuses et* auprès desquelles ce qui se fait aujourd'hui dans les régions que visitent les esprits ou qui les évoquent par de savantes méthodes, est encore susceptible d'un grand progrès.
Il ne faut pourtant pas trop s'arrêter à ce volume ; pour la doctrine, nous en aurons de plus parfaits et de plus définitifs. Séparons-nous-en donc sans trop de regrets et finissons nos récits sur cette année par la remarque, que si la verve de Swedenborg parut un instant épuisée en 1756, à la publication du dernier volume des A?xanes, et si elle ne donna rien l'année suivante, elle offrit de larges compensations en 1758.