‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 107 sur 269 · LA SECONDE VUE · texte numérisé non relu

LA SECONDE VUE

qu'on voit souvent mentionnées dans l'histoire des pays où se produisent les phénomènes dits de seconde vue, mais qui sont rarement bien constatés, et ont plus rarement encore l'importance de celui que nous allons énoncer. En effet, on rapporte que S\vedenborg vit à cinquante lieues de distance un incendie qui dévorait un quartier de Stockholm ; mais peut-on accepter le fait ?

Le dix-huitième siècle a dû contester son assistance aux deux jugements derniers, car la raison humaine, de par Dieu, est faite de manière à ne jamais accepter le merveilleux sans combat. La nature de notre esprit s'en défend, et son droit est de provoquer, par toutes les objections possibles, toutes les expUcations nécessaires, pour qu'il ait raison suffisante de croire. Où il n'y a pas raison suffisante de croire, il y a pour nous, sinon devoir absolu, du moins droit légitime de douter. Mais que fera la raison en face de cette faculté de perception si extraordinaire qui se manifesta sans cesse dans la vie de Swedenborg? Ses objections sans fin demanderont-elles des explications sans nombre ? Et si nulle de celles-ci ne parvient à la satisfaire, pourra-t-elle légitimement prononcer la négative à l'endroit d'une faculté et d'un fait? Évidemment, oui. Mais le fait et la faculté en question paraissent aisés à constater d'une manière authentique d'après les documents si nombreux et si considérables qui les attestent.

Passons donc à l'examen des pièces , et s'il y a eu erreur, proclamons-la; s'il y a doute, disons-le; mais si par hasard il devenait pour nous évident, par des faits authentiques, que dans le mystérieux trésor de ses facultés connues et déjà si admirables, l'âme humaine

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