‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 109 sur 269 · E: STOCKHOLM · texte numérisé non relu

E: STOCKHOLM

lité), et il sortit plusieurs fois. Il dit que déjà la maison d'un de ses amis, qu'il nommait, était réduite en cendres, et que la sienne propre était en danger.

« A huit heures, après une nouvelle sortie, il dit avec joie : grâces à Dieu, l'incendie s'est éteint à la troisième porte qui précède la mienne.

(( Cette nouvelle émut fort la société, ainsi que toute la ville. Dans la soirée même on en informa le gouverneur. Le dimanche au matin, Swedenborg fut appelé auprès de ce fonctionnaire, qui l'interrogea à ce sujet. Swedenborg décrivit exactement l'incendie, ses commencements, sa fin et sa durée.

« Le même jour, la nouvelle s'en répandit dans toute la ville, qui s'en émut d'autant plus que le gouverneur y avait porté son attention, et que beaucoup de personnes étaient en souci de leurs biens ou de leurs amis. Le lundi au soir il arriva à Gothenbourg une estafette que le commerce de Stockholm avait dépêchée pendant l'incendie. Dans ces lettres, l'incendie était décrit exactement de la manière qui vient d'être dite.

« Le mardi au matin arriva auprès du gouverneur un courrier royal avec le rapport sur l'incendie, sur la perte qu'il avait causée et sur les maisons qu'il avait atteintes, sans qu'il y eût la moindre différence entre ces indications et celles que Swedenborg avait données. En effet, l'incendie avait été éteint à huit heures.

« Que peut-on alléguer contre l'authenticité de cet événement? L'ami qui m'écrit a examiné tout cela, nonseulement à Stockholm, mais, il y a environ deux mois, à Gothenbourg même; il y connaît bien les maisons les plus considérables , et il a pu se renseigner complète-

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