‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 131 sur 269 · LE RÔLE DE SCHWEKIN · texte numérisé non relu

LE RÔLE DE SCHWEKIN

en 1744, pour son mariage). Elle ajouta que c'était une chose de nature à n'être redite à personne, ni par elle ni par son frère. Quelques jours après, dans un moment où elle était engagée au jeu, Swedenborg yint demander à lui parler en particulier. A l'observation, Qu'il pouvait parler devant tout le monde, il répondit. Que ce qu'il avait à apprendre à la reine ne souffrait pas de témoins. Alors elle donna son jeu à une de ses dames, passa dans une pièce voisine avec Swedenborg, accompagnée du sénateur Schwerin, qu'elle plaça à la porte, pendant que l'assesseur, arrivé avec elle au fond de la pièce, lui dit le jour et l'heure où elle avait pris congé de son frère, ajoutant que, les adieux faits, il l'avait rencontrée encore une fois en traversant la longue galerie de Charlottenbourg, l'avait prise par la main et l'avait conduite à une croisée où personne ne pouvait les entendre , et lui avait dit telles paroles que Sivedenborg répéta. »

La reine ne dit pas à son cercle quelles étaient ces paroles, dit Thiébauh [nous pensons que ces paroles sont la véritable raison du silence que Swedenborg garda vis-à-vis du puMic et de Kant] ; mais elle interpella, ajoute-t-il, le comte Schwerin sur l'authenticité de son récit. Et le rude courtisan se borna à répondre ces mots : Tout cela est vrai, Madame, au inoins en ce qui me concerne.

C'était répondre parfaitement , puisqu'il n'avait rien dû entendre. Et ce qui offre un sérieux intérêt dans tout cela , c'est la suffisante conformité du récit de Swedenborg, fait au général danois en 1762, avec le récit de la reine, fait soit en 1771, soit plus tard. La reine, dans son cercle, affecte sans nul doute un peu plus de

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